Anderlecht tout à sa guise

VOLPE,ANGELO; BERTI,CHRISTOPHE; LARSIMONT,FREDERIC

Page 18;19

Lundi 5 mai 2008

Vlcek et Van damme ont tué le match en 13 minutes. Les batteries brugeoises étaient complètement à plat.

Remplacements : Anderlecht : 46e : Hassan pour Wasilewski ; 76e : Legear pour Vlcek ; 90e + 1 : Goor pour Boussoufa.

FC Bruges : 46e : Sonck pour Salou ; 46e : Kucera pour Blondel.

Arbitre : Verbist.

Assistance : 25.692 spectateurs.

Buts : 17e : Vlcek (1-0) ; 30e : Van Damme (2-0).

Cartes jaunes : Wasilewski, Sterchele, Blondel, Priske, Simaeys, Sonck, Englebert.

Carte rouge : Geraerts (26e).

C’est une des règles d’or de notre beau métier de journaliste footeux : la plus grande prudence s’impose au moment de l’analyse d’une fiche de statistiques. Le foot n’est pas comme le basket, un sport de chiffres. Mais, puisqu’il faut une exception à la règle, autant que le cas d’école se produise au vu et au su de tout le monde. Les 67 % de possession de balle en faveur d’Anderlecht lors de ce match vérité pour l’attribution (presque définitive) de la deuxième place sont en effet le reflet, presque trait pour trait, de la domination d’une équipe que son adversaire a laissé jouer les mains dans les poches.

Avec la malheureuse complicité de Johan Verbist, l’arbitre anversois de la rencontre qui, à 42 ans, en était pourtant au cinquième Anderlecht-FC Bruges de sa carrière (4 en championnat, 1 en Super-Coupe). Il connaissait donc la musique, notre 4e arbitre national. Mais il s’est tout de même laissé abuser par le contexte d’un match où il se savait scruté par tout le milieu, puisque seul cette rencontre présentait encore un enjeu à un moment de la saison où cela sentait l’écurie pour toutes les autres équipes de D1.

Resituons les événements. Un tacle de Karel Geraerts, au milieu du terrain, et qui valait le coup de sifflet. Et aussi, plus que probablement, un bristol pour la sécheresse du geste. Mais certainement pas le rouge, comme l’admit très sportivement – la victoire aidant – Mbark Boussoufa (voir par ailleurs), cible de toutes les appréhensions brugeoises de la semaine précédant cette rencontre à 10 millions d’euros.

« On savait la victime très encline à tomber, fit remarquer Stijn Stijnen sans jamais citer nommément Mbark Boussoufa. On s’attendait à ce que l’impact éventuel sur le match se produise plutôt dans le rectangle que dans cette portion du terrain. Personnellement, en voyant la phase d’où je me trouve, je dis avertissement plutôt qu’exclusion. C’est une sanction très sévère pour une faute qui ne méritait pas qu’on dénature complètement la rencontre. Car il faut bien se rendre compte qu’à ce stade de la compétition et à ce niveau d’intensité, l’infériorité numérique tue à coup sûr. »

Un avis partagé par son auteur, ce qui n’est déjà pas si mal, mais nuancé par bon nombre d’Anderlechtois, Olivier Deschacht en tête. « OK, j’admets que ce n’est pas facile de venir forcer un résultat sur notre pelouse en ayant un joueur de moins. Mais le mal était déjà fait puisque notre siège du but brugeois avait payé quelques minutes plus tôt. On ne peut pas dire que l’exclusion de Geraerts, sur laquelle les avis peuvent diverger, a radicalement modifié la donne. Nous avions clairement pris le contrôle des opérations en nous plaçant dans les conditions idéales pour voir venir et frapper encore. »

Un but de Stanislas Vlcek (le 5e décisif sur les 6 inscrits depuis son transfert du Slavia Prague en janvier), une exclusion brugeoise et le doublement de la mise par Jelle Van Damme, le joueur le plus régulier du Sporting cette saison. Le tour était joué : « Je crois que c’est mon 6e, ce qui est un record en ce qui me concerne. J’espère que je pourrai dire dans une semaine, après le déplacement à Mons où 1 point nous assurerait la 2 e place, qu’il aura pesé lourd dans la saison de mon club. »

Anderlecht

2

Zitka

Wasilewski

Juhasz

Deschacht

Van Damme

Gillet

Biglia

Polak

Vlcek

Frutos

Boussoufa

Entraîneur :

Jacobs

FC Bruges

0

Stijnen

Priske

Simaeys

Clement

Klukowski

Englebert

Geraerts

Leko

Blondel

Salou

Sterchele

Entraîneur :

Mathijssen

ARIEL Jacobs, l’entraîneur d’Anderlecht

« Cette fois, on a gagné sur le terrain, pas dans la presse »

ENTRETIEN

Ariel Jacobs n’est pas du genre à se rouler par terre après une victoire. Samedi, malgré la domination outrancière de son équipe face à Bruges, il avait le triomphe modeste.

Pensiez-vous que tout allait être si simple ?

Non, évidemment. Mais si tout vous a paru si simple, c’est parce que mes joueurs ont fourni une prestation sérieuse de A à Z. Surtout en première mi-temps, pour être honnête. Avec une circulation de balle, une saine agressivité et une vitesse d’exécution qui ont asphyxié l’adversaire. J’espérais qu’on marque le troisième but à la reprise, vu les espaces qui se créaient, mais il n’est pas tombé. D’un autre côté, Bruges n’a pas eu une occasion franche. La rage de vaincre était de notre côté.

La rage de vaincre qu’on n’avait pas vue à Sclessin, somme toute…

Ne revenons plus là-dessus, cela ne sert à rien. Disons qu’avant d’aller au Standard, on avait gagné le match dans la presse et qu’on l’avait perdu sur la pelouse. Cette fois, ce fut le contraire. Je préfère. Et j’ai apprécié l’humilité de mon groupe durant la semaine. Je n’ai même pas dû intervenir. Les joueurs avaient fait leur mea culpa eux-mêmes.

Reste à conclure, samedi prochain, à Mons.

Dès le retour dans les vestiaires, mon message a été très… dur : rien n’est encore en poche et il ne faut pas se relâcher. Après la défaite à Sclessin, j’ai dit au groupe qu’il restait quatre finales à jouer. On vient d’en gagner deux, il en reste deux. Et je suis sûr que le match à Mons sera un match… de Coupe. Pour conclure, je voudrais remercier notre public, exceptionnel ce soir.

jacky mathijssen, l’entraîneur de Bruges

« Ne soyez pas trop sévères : à 10 contre 11, c’était impossible »

ENTRETIEN

Il s’est fait chambrer pendant tout le match par les supporters mauves. Forcément, quand on provoque en permanence, on reçoit toujours la monnaie de sa pièce. Et à la fin de la rencontre, Jacky Mathijssen ne desserrait pas les dents au moment de donner son analyse des faits.

Jacky Mathijssen, Bruges n’a pas existé au parc Astrid.

Il faut accepter le verdict : Anderlecht était plus fort que nous. Mais je n’analyserai que les 20 premières minutes. Il ne faut pas être trop sévère pour la suite : à 10 contre 11, c’était impossible.

Même à 11 contre 11, votre équipe était en grosses difficultés.

C’est vrai, le début de match était compliqué, nous étions sous pression et nous ne trouvions pas de solutions dans l’entrejeu. Je n’ai qu’un gros regret : que l’exclusion ait faussé les données. J’aurais voulu voir notre capacité de réaction à 11 contre 11. À 10, je le répète, je ne veux pas condamner mon groupe face à un Anderlecht survolté. Ce n’était pas un cadeau.

L’exclusion de Geraerts est-elle justifiée ?

L’arbitre a fait son boulot, il faut le respecter. Je ne dis rien d’autre.

Reste un match à jouer, croyez-vous encore au miracle ?

Je crois qu’on doit bien travailler cette semaine et tout faire pour battre Westerlo. En football, tout est possible. Mais si Anderlecht est capable de jouer en déplacement à Mons comme il l’a fait ce soir, je ne me fais pas d’illusion.

La troisième place n’est-elle pas la vraie place de Bruges ?

Ce n’est pas à moi à porter un tel jugement. Moi, ce que je sais, c’est qu’on a beaucoup travaillé cette saison et qu’on a vraiment bien travaillé. Le reste, je le laisse aux analystes.

Biglia : « Je rêve des JO, pourquoi pas les Belges ? »

l’homme du match

Le grand bonhomme de ce match était sans doute l’un des plus petits par la taille. Lucas Biglia était à lui seul une ode au registre étoffé que devrait posséder tout footballeur évoluant dans le championnat belge. Mais ce little big man est d’une modestie quasiment maladive et évite le piège de l’autocongratulation aussi sûrement qu’un geste superflu en milieu de terrain.

« Vous me dites que j’ai joué mon meilleur match de la saison ? Merci, mais mon évaluation, je l’effectue toujours par rapport au collectif. Ce qui me fait dire que ce soir, Anderlecht a effectué un grand pas vers les poules de la C1. Mais avant cela, il lui restera à jouer deux finales. Celle d’une fin de championnat où il serait difficilement pardonnable de se louper et une autre au Heysel, face à Gand. Cette Coupe est comme un titre pour moi. Je ne veux pas passer à côté. »

Voilà pour ce qui est de la part du destin qu’il tient entre les mains. L’autre, plus indécise, a trait à cette participation aux Jeux Olympiques qui semble se dessiner tout doucement. J’ai reçu ma convocation pour faire partie des 24 Argentins appelés à se produire en match de préparation, le 24 mai face à la sélection de Catalogne, à Barcelone. J’ai fait partie de toutes les sélections nationales de jeunes dans mon pays. Depuis 3 ans et le titre Mondial des – 20 ans, je n’ai plus eu l’occasion de porter le maillot national. Ce serait une fierté d’être à Pékin. Quand je vois que les jeunes Belges se font parfois tirer l’oreille pour y aller, je ne comprends pas. »

Van Damme : « Oui, j’ai chambré Sterchele »

les provocations

Pendant la semaine, les Brugeois avaient mis le feu à l’avant-match, critiquant d’abord le corps arbitral, qualifié à plusieurs reprises de « pro-anderlechtois », avant de s’en prendre à Mbark Boussoufa et à sa propension à tomber facilement sans qu’on le touche.

Contrairement à ce qui s’était passé avant le match au Standard, les Bruxellois, eux, ont joué la carte de l’humilité et, cette fois, ils ont été bien inspirés.

Dominant leur sujet de A à Z, ils ont laissé les Brugeois s’énerver tant et plus et sont restés concentrés, malgré les provocations répétées, surtout dans le chef de Sterchele.

Un buteur liégeois pris en grippe, évidemment, par le public mauve (qui se souvient qu’il n’a pas signé au Sporting l’été dernier) et moqué par Jelle Van Damme, qui a imité les gestes habituels de Sterchele après son but (la main près de la tête comme Toni ou le tir de canon). « Oui, j’ai chambré Sterchele, c’était prémédité de ma part, avoue Van Damme. Il l’a cherché par ses provocations permanentes. Cette fois, nous nous sommes tus dans la presse et on a parlé sur la pelouse. Avec un Boussoufa exceptionnel. Sterchele aura appris qu’il ne faut pas nous défier. »

De son côté, Roger Vanden Stock lançait une flèche envers Jacky Mathijssen. « Celui qui a dit que toute la Belgique était contre Anderlecht n’a pas dit quelque chose de très intelligent, souriait le président bruxellois. Mais dans le fond, cela nous a aidés car il a motivé mes joueurs. On l’a vu sur la pelouse : il n’y avait pas photo entre les deux équipes. »

Vanden Stock : « On ne changera pas grand-chose »

l’avenir anderlechtois

De bons dirigeants se doivent d’anticiper. En frappant fort (Chatelle, Gillet, Pieroni, Vlcek) lors d’un mercato d’hiver bien nécessaire pour extirper l’équipe de l’anonymat vers lequel elle glissait, Roger Vanden Stock et Herman Van Holsbeeck n’ont rien fait d’autre.

Résultat : Anderlecht se trouve aux portes de la Ligue des champions, une compétition où les Bruxellois n’ont plus brillé depuis 7 ans.

« Nous n’y sommes pas encore mais ce qui devait être fait a été fait surtout grâce à une première période exceptionnelle. On a vu un groupe, animé d’une motivation extrême mais positive, qui a fourni l’un des meilleurs matchs de la saison. Cela ouvre des perspectives pour l’avenir car on se rend bien compte qu’il ne faut pas changer grand-chose pour être performant aussi sur la scène européenne. Oui, c’est vrai, je veux un Anderlecht compétitif en Ligue des champions » a souligné le président du Sporting, à nouveau gourmand. « Il nous manque encore une unité pour atteindre cet objectif qui semblait il y a seulement quelques mois inaccessible mais qui a fini par devenir prioritaire. Ensuite, nous pourrons nous concentrer sur la Coupe car, désormais, nous voulons tout. »

Herman Van Holsbeeck embraie sur le même ton.

« L’homme du match, c’est Stijnen. Ca dit tout. On a mérité sur le terrain cette deuxième place qu’il faudra confirmer à Mons, un déplacement qui a rarement réussi au Sporting. On a coutume de déclarer que si Anderlecht n’est pas champion, sa saison n’est pas réussie. On fera une exception pour cette cuvée car cela constituerait un exploit de finir deuxième et de gagner la Coupe quand on voit d’où l’on revient. C’est presque une tradition dans ce club : lorsque toute la Belgique pense qu’il va prendre une claque, il sait se remettre en question de haut en bas Et repartir de plus belle » s’est rejoui le manager bruxellois qui partira bientôt à la chasse aux oiseaux rares : un arrière droit et un buteur.

D’Hooghe : « Mathijssen a bien travaillé »

L’avenir brugeois

Bruges champion d’automne en début d’hiver. Bruges en plein blizzard en début de printemps. Et pour finir, Bruges dans les pâquerettes en vue de l’été. Traduction libre : « On était premiers, on a géré notre avance comme des bleus pour finir par louper la Ligue des champions : on se contentera donc de la Coupe de l’UEFA. Comme d’hab. »

Pour la troisième année consécutive, les horizons européens du FC Bruges se résumeront à un voyage en seconde classe, là où onze années durant, les tours préliminaires servaient souvent de tremplin aux poules de C1. Avec tout ce que cela suppose en matière de bonus pour la trésorerie. Michel D’Hooghe, qui a longtemps clamé que son Club était obligé de disputer l’épreuve reine une année sur trois pour maintenir son train de vie, en est pour ses frais.

« J’admets cette évidence, en effet. Mais on survivra à ce contretemps. Ce qui est formidable dans le sport, c’est qu’il y a toujours une revanche. Je vise davantage les circonstances qui nous ont été défavorables cette saison, avec la bagatelle de 15 joueurs absents plus de 4 semaines qu’Anderlecht qui n’a vraiment pas volé sa victoire. A nous de nous remettre le plus tôt possible au travail et de parfaire cette cohésion qui nous a tant fait défaut cette saison. En tout cas, je tiens à souligner le travail remarquable de Jacky Mathijssen dans un contexte difficile. Je compte, avec mon comité, lui faciliter la tâcher en faisant le maximum pour rencontrer ses désirs en matière de transferts. Ne me demandez pas encore qui, quand et comment, mais une chose est certaine : cette équipe doit être renforcée si elle veut jouer le top 2 la saison prochaine. »

Hassan : « Je n’oublierai jamais les supporters »

L’adieu du Pharaon

Ahmed Hassan a selon toute vraisemblance (en cas de test-match par exemple) livré son ultime prestation au parc Astrid face au FC Bruges. A 33 ans, l’Egyptien a bénéficié de 45 minutes pour régaler des spectateurs à l’affût du bon numéro de leur artiste préféré. Mais Ahmed a peut-être voulu en faire un peu trop pour cette dernière qu’il souhaitait dédier à ces supporters « merveilleux, qu’il me sera impossible d’oublier et de retrouver où que j’aille. Cette ambiance et ces sourires m’ont, comme à chaque fois, fort touché. »

Ses prestigieux succès avec son équipe nationale et ses multiples expériences en Turquie auraient dû le protéger d’un excès d’émotion qui l’a pourtant envahi au moment des adieux. En une mi-temps, Hassan a certes délivré deux splendides passes mais le numéro 10 du Sporting a surtout semblé tétanisé par l’envie de bien faire. Pour régaler à sa façon les fans mauves. « Je suis surtout heureux d’avoir gagné cette dernière partie devant mon public. Je ne trouve pas les mots pour remercier les gens qui m’ont soutenu pendant deux ans. Devant un tel enthousiasme et une telle chaleur humaine, je me sens belge et anderlechtois car j’ai été aimé comme si j’avais passé presque toute une vie ici. Résumer tout ce que j’ai ressenti au parc Astrid m’est d’ailleurs impossible. »

Les Anderlechtois n’attendent qu’une chose en retour : qu’Ahmed Hassan les aide à prendre le point qui leur manque à Mons.

Geraerts crie au scandale et Boussoufa lui donne raison

l’exclusion

Un tacle glissé qui sent à la fois la volonté de jouer le ballon et celle de s’imposer dans un secteur de jeu où la loi du milieu finit souvent par être celle du plus fort. Karel Geraerts n’a pas le temps de constater les dégâts que l’arbitre lui repeint le nez en rouge, comme on dit parfois dans le jargon. Buiten ! Dehors ! Le match semble déjà joué alors qu’Anderlecht ne s’est pas encore mis à l’abri puisqu’il ne mène que par un but d’écart. « C’est un ballon très difficile à négocier en tackle mais je ne vise absolument pas l’homme, se défendait avec véhémence le médian international brugeois après la rencontre. Cette exclusion est un scandale, surtout au vu d’autres fautes commises au cours de cette rencontre. » Evidemment interrogée sur le sujet, la victime de cette ruade avouait son étonnement quant à la sanction. « Franchement, il y a contact. Je saute, mais Geraerts me touche. La couleur du carton m’a surpris. Je pensais que l’arbitre allait opter pour la jaune. A partir du moment où Bruges était réduit en infériorité numérique en étant en plus mené à la marque, tout s’annonçait bien pour le Sporting. Et c’est ce qui s’est passé. Sans arrière-pensée de ma part par rapport à ce qui a pu être dit du côté de Bruges sur ma soi-disant propension à tomber. Cela fait peut-être

partie de la petite guéguerre psychologique que l’on se livre des deux côtés avant un match au sommet, mais ma réponse vient toujours sur les terrains. Elle a plus de poids que dans les journaux. »

échos

Anderlecht

Wasilewki. 12e carton jaune en D1 (record de la saison, devant Toth, Custovic et Vrancken), en 26 matchs pour le défenseur polonais, qui sera suspendu à Mons ! Ajoutez une carte jaune à Fenerbahçe, une contre Tottenham, une à Getafe et une en Coupe contre Dendre. Plus un carton rouge face au Bayern. Soit 17 cartons depuis le mois d’août… Pour rappel, Anderlecht cherche encore… un arrière droit pour la saison prochaine.

Chatelle. L’ancien gantois va mieux. Jacobs espère pouvoir l’intégrer dans le noyau pour le match à Mons. Et il pourrait jouer quelques minutes en finale de la Coupe.

Luxe. Même sans Chatelle et Serhat, blessés, Jacobs avait un tel choix qu’il a laissé De Man et Mpenza dans la tribune, contre Bruges. Sur le banc, on retrouvait Hassan, Goor, Legear, montés au jeu, plus Proto, Pieroni, Iakovenko et Pareja, non utilisés !

Hassan. Il a été récompensé pour son implication sociale dans divers projets. L’Égyptien soutient notamment une association venant en aide aux enfants défavorisés dans son pays. (C. Be.)

FC Bruges

Geraerts. Sa carte rouge directe du parc Astrid ne le privera pas du dernier match de championnat. Il passera devant le Comité sportif dans la quinzaine à venir. Qui pourrait, à entendre certains avis autorisés, juger l’exclusion suffisante.

Suspensions. Alcaraz a purgé sa peine. Il sera de retour contre Westerlo. Averti pour la 3e fois, Priske le relaiera en tribune.

Englebert. Arrivé au stade Breydel en juillet 1999, le Liégeois sait depuis un mois et demi que son contrat ne sera pas prolongé. « À 32 ans, Je m’oriente vers cette expérience à l’étranger qui me manquait », explique-t-il. La France ou l’Espagne tiennent la corde.

Réserve. Le sommet des équipes B a vu le succès du FC Bruges sur Anderlecht (2-0, buts de Da Silva et Meeus).

Moins de 17 ans. Le Club est devenue champion de Belgique grâce à un succès (2-0) contre Roulers (Fr.L.)

échos

Anderlecht va négocier le transfert de Hernan Losada

En vue de la saison prochaine, Anderlecht a déjà acheté deux attaquants (le Brésilien Kanu, 20 ans et l’Argentin Suarez, 19 ans) et un défenseur (le Néerlandais Kruiswijk, 23 ans) et va rapatrier Roland Lamah (20 ans), prêté à Roda. Le prochain renfort fort devrait être Argentin, encore, et venir… du GBA. Depuis longtemps, en effet, on sait que le Sporting lorgne vers Hernan Losada. Désormais, cet intérêt est concret. Losada, une priorité d’Ariël Jacobs, coûtera à Anderlecht 1,1 million d’euros (une clause lui permet de quitter Anvers pour cette somme) et Herman Van Holsbeeck rencontrera le joueur après le dernier match de championnat, à Mons, soit après son retour… d’Amérique du Sud, où il passera toute la semaine en mission de scouting. Hernan Losada aura 26 ans cette semaine, il évolue au GBA depuis deux saisons, avec 52 matchs joués, et 14 buts inscrits à son compte. (C. Be.)

Lucas Biglia

Lucas Biglia

Le Rémy Bricka du Sporting, version latino. Du mouvement, du toucher et un sens de l’interception qui n’appartiennent qu’à lui. Bref, dans tout et partout.

L’apathie brugeoise

L’apathie brugeoise

On croyait les avoir vus toucher le fond du renoncement face à Genk (2-6). Erreur, les Brugeois ont fait pire au Parc. Dans un match à 10 briques, en plus!