André Lamy Andromak Caligula Conversations après un enterrement

WYNANTS,JEAN-MARIE; ANCION,LAURENT; MERTENS,WENDY; MAKEREEL,CATHERINE

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Mercredi 2 novembre 2005

Koek's Théâtre.

Il a mangé Johnny, Souchon, Renaud, Michel Serrault, Galabru et même François Pirette... Aujourd'hui, Lamy a plus de 50 voix à son répertoire. (L. A.)

Les Ecuries, Charleroi.

Luk Perceval livre une adaptation intimiste, bouleversante et très physique de l'oeuvre de Racine, dont il réduit le langage à l'essentiel, faisant surtout parler les corps. Un spectacle présenté dans sa version française, qui avait marqué le festival d'Avignon en 2004. (J.-M. W.)

Théâtre royal des Galeries.

Après le décès de sa soeur, le populaire empereur Caligula, convaincu de la vanité de l'existence, devient un tyran impitoyable. Il veut devenir un dieu. La pièce d'Albert Camus est mise en scène par Jean-Claude Idée, avec Benoît Verhaert dans le rôle-titre. (W. M.) Lire en page 34.

Théâtre Le Public.

La première pièce de l'auteure à succès Yasmina Reza, simple mais efficace, met en scène une fratrie meurtrie, face à ses secrets enfouis, à l'heure de l'enterrement de leur père. Dirigée par Françoise Courvoisier, la distribution belgo-suisse fait vibrer avec justesse cette partition douce-amère aux accents tchékhoviens familiers. (C. Ma.)

Copies Couple ouvert à deux battants Eke ? (Où vas-tu ?) Impro à la carte Janei La crèche à moteur La cucina dell'arte La dernière lettre La femme fantôme La mouette La tétralogie de quat'sous Le grand bal Le siège d'Ostende

Rideau de Bruxelles.

Un homme, déçu par l'éducation qu'il a donnée à son fils, l'abandonne à l'assistance publique. Il s'en fait créer un nouveau à partir des mêmes gènes, mais s'aperçoit, trente-cinq ans plus tard, qu'il n'a pas un, mais plusieurs fils, le scientifique malhonnête ayant effectué un clonage multiple. Une pièce de l'Anglaise Caryl Churchill, mise en scène par Adrian Brine. (W. M.)

Atelier 210.

Un spectacle à la folle énergie, qui ressemble autant à un feuilleton américain qu'à un dessin animé de Tex Avery. Ce délire (bien) contrôlé par Véronique Dumont plonge Erico Salamone et Isabelle Jonniaux dans un dialogue signé Dario Fo et Franca Rame. L'adultère peut-il faire partie de la dynamique du couple ? Voici une réponse un peu hystérique, mais comique. (L. A.)

Centre culturel d'Ottignies.

Le chorégraphe camerounais Nyanga Zam et sa jeune compagnie nous proposent « Où vas-tu ? », un spectacle entre danse, chant, percussion, mime et comédie, qui exprime la sensualité et la joie au travers du combat mené par un homme pour se libérer des contraintes imposées par la société. (W. M.)

Foyer communal de Gembloux.

Attention, les fous de l'impro quittent la patinoire pour atterrir sur scène. Gudule, Victor Scheffer et Jean-Marc Cuvelier y suivront le menu établi par les spectateurs. (W. M.)

Les Écuries, Charleroi.

Le danseur Gregor Metzger, le circassien Martin Zimmermann et le DJ Dimitri de Perrot, trois Suisses obnubilés par la recherche sur la matière, le son, le mouvement et l'espace, s'associent pour un spectacle entre absurde et inattendu, plein de métamorphoses. Dans le cadre du festival « bis-Arts ». (W. M.)

Palais des Beaux-Arts de Charleroi.

Les Français de l'Opus (Office des Phabricants d'Univers Singuliers) font revivre une ancienne attraction itinérante de marionnettes automatiques. Dans le cadre du festival « bis-Arts ». (W. M.)

Sous chapiteau, Charleroi.

Deux vrais faux Italiens venus de Flandre pour concocter une pizza dont vous nous direz des nouvelles ! Les frères du Cirque Ronaldo jouent les pizzaïolos de charme dans une cuisine de choc, pétrissant l'humour et la tendresse de main de maîtres pour mettre le public en pâte. Résultat : des éclats de rire à chaque bouchée ! Dans le cadre du festival « bis-Arts ». (C. Ma.)

Centre culturel de Dinant.

Anna Semionovna, médecin, russe et juive, en partance pour le ghetto ukrainien, écrit une dernière lettre à son fils Vitia, quelques jours avant d'être assassinée par les nazis. Un texte du dissident russe Vassili Grossman, interprété par Béatrix Ferauge. (W. M.)

Théâtre de Poche.

Kay Adshead raconte le périple d'une jeune journaliste africaine qui demande l'asile politique en Angleterre. De centre de détention en lieu d'accueil, on assiste aux tracasseries, vexations, humiliations, cruautés et perversités qu'elle subit. (W. M.)

Théâtre National ; Maison Folie, Mons.

Après avoir tourné durant des années autour de « La Mouette » de Tchekhov, Jacques Delcuvellerie monte cette pièce magistrale qui parle de théâtre, de passion amoureuse, de conflit des générations. Un spectacle en trois parties, trois espaces, trois époques. Une réussite complète, faisant ressortir toute la douloureuse humanité des personnages portés par des acteurs en état de grâce. (J.-M. W.)

Palais des Beaux-Arts de Charleroi.

Une version allégée de l'oeuvre monumentale de Wagner proposée par les Grooms sous la forme d'un opéra pour fanfare et trois chanteurs. Dans le cadre du festival « bis-Arts ». (W. M.)

Dancing mobile, Charleroi.

La compagnie française 26.000 Couverts ouvre un dancing où l'on peut croiser des figures emblématiques des bals populaires du samedi soir. Dans le cadre du festival « bis-Arts ». (W. M.)

Les Baladins du Miroir, Thorembais-les-Béguines.

Michel de Ghelderode nous a laissé une verte et délirante satire de la royauté inerte face à l'impertinence des « Ostendois ». Gérard Vivane, créateur et interprète, a fait appel à l'éloquence de marionnettes de papier aimantées, prouvant à nouveau que les petits Belges ont plus de salive qu'on ne le croit. (L. A.)

Les vieux démons L'évangile selon Pilate 1001 raisons de prendre un amant ! 1914, le grand cabaret On part, Dieu sait pour où... Ravel java Ruby Moon Rue des Muguets Saleté Sokott Stand 2000 To come Tourner comme une toupie Tous coupables Typo Une tendresse essentielle Un poisson nommé Saphir Va-t'en savoir Vendredi, jour de liberté

Théâtre de la Roseraie.

Entre romanesque et bande dessinée, le spectacle de la compagnie française Babylone mêle théâtre et musique pour raconter des histoires féeriques. (W. M.)

Centre culturel de Huy.

Le préfet romain Pilate dirige la plus extravagante des enquêtes policières. Le cadavre de Jésus, ce magicien de Nazareth qu'il a laissé exécuter, a disparu. Une pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt, défendue par Jacques Weber et Erwan Daouphars. (W. M.)

Quat'sous - Théâtre Roland Ravez.

Roland Ravez s'inspire du roman de Lili Gulliver pour cette pièce qui traite sans détour du sexe extra-conjugal. (W. M.)

Sous chapiteau, Bruxelles.

Un tournant dans le travail des Baladins : pour la première fois, Nele Paxinou cède la mise en scène à Gaspar Leclère, qui a rêvé un spectacle mêlant théâtre et cinéma, écrit avec Vincent Zabus. Le récit et le jeu nous ont paru trop fragiles, mais la scénographie est magique et le film qui conclut le spectacle est épatant. (L. A.)

Théâtre royal de l'Etuve, Liège.

Le Théâtre de l'Etuve rend hommage à Aragon, dans le souci de respecter les dernières volontés du poète : « Etre entendu du plus grand nombre ». (W. M.)

Théâtre Poche, Charleroi.

Assurant le chant et la tchatche, Ziré rassemble trois musiciens pour un spectacle d'humour musical. (W. M.)

Zone urbaine Théâtre.

Une fable cauchemardesque autour de la disparition d'une petite fille. A la mise en scène, Claude Enuset souligne avec brio la folie surréaliste et absurde des personnages de Matt Cameron. A force de se dédoubler, entre parents terrorisés et voisins allumés, Fanny Roy et Stéphane Fenocchi finissent par nous rendre schizo. (C. Ma.)

Théâtre Marni.

Un seul en scène irrésistiblement étrange pour mettre à nu les liens qui unissent une famille. Entre théâtre et documentaire vidéo, Michel André, Montois émigré à Marseille, donne à voir, avec pudeur et voyeurisme à la fois, ses retrouvailles avec son père et son frère. Un spectacle intrigant, mâtiné d'une subtile touche sociale. (C. Ma.)

Centre culturel d'Engis ; les Chiroux, Liège ; salle culturelle de Thuin.

Après « Les vacances » de Jean-Claude Grumberg et « Hasard, espérance et bonne fortune », le Théâtre de la Renaissance s'intéresse au monologue coup de point de Robert Schneider, « Saleté », un texte sur l'exclusion défendu sur scène par Olivier Coyette, dans une mise en scène de Francis D'Ostuni. (W. M.)

Théâtre royal de Namur.

Dans un village dévasté par la guerre, de vieilles femmes survivantes se préparent à sacrifier la femme de l'ex-dictateur Sokott. Eric Durnez ne signe pas une pièce sur la vengeance, mais sur nos contradictions : les vieilles vouent un culte à l'ancien tyran, qu'elles chérissent à la cave. Nourrie par une distribution touchante et étonnante, la poésie est puissante, malgré une mise en scène trop métaphorique. (L. A.)

Esplanade du Palais des Beaux-Arts de Charleroi.

Après « La Jurassienne de réparation » en 2004, le Théâtre Group' revient avec la caravane-roulotte de la famille Gomez, qui vous invite à tenter votre chance à la pêche miraculeuse, au tir sur peluche vivante ou à la roue de la démalchance. Dans le cadre du festival « bis-Arts ». (W. M.)

Kaaitheaterstudio's.

Dans cette création, la chorégraphe danoise Mette Ingvartsen étudie comment la joie s'exprime, comment l'intimité et la distance, la sphère privée et la sphère publique s'imbriquent. (W. M.)

Sous chapiteau, Saint-Gilles.

Un capitaine bourru, un mousse agile et un matelot jongleur vous font prendre le large vers un continent mystérieux et onirique, au gré des mélodies étranges d'un musicien inventeur. Un périple hors du temps, d'une esthétique magnifiquement soignée, où acrobatie rime avec poésie. (C. Ma.)

Théâtre de la Toison d'Or.

Sexe et pouvoir. Le couple a la dent dure. Après l'humour absurde d'« A la recherche du sens de la vie perdu », le Panach'Club nous parle d'amour au travail. Un bureau est prétexte à des scènes délirantes, écrites à six mains par les jeunes acteurs. Il y a du Monty Pythons là dessous, mais la caricature prend souvent le pas sur le sujet. (L. A.)

Centre culturel de Woluwe-Saint-Pierre ; maison de la culture d'Arlon ; centre culturel de Huy.

Un spectacle clownesque aux allures de cabaret, par la compagnie québécoise T & Co. Pour petits et grands. (W. M.)

Comédie Claude Volter.

Gérard Duquet donne vie aux mots drôles et touchants de Romain Gary, riche d'une adaptation sans faille de son roman autobiographique « La promesse de l'aube ». S'il reste assez littéraire, ce théâtre voué aux oreilles permet la rencontre avec une vie plutôt étonnante et une écriture qui fait des merveilles. (L. A.)

Théâtre de la Toison d'Or.

Le regard d'un poisson rouge sur le monde : l'idée est plaisante ! Que voit-il derrière la vitre de son aquarium ? Des saynètes de la vie quotidienne, tournée en dérision douce-amère par la plume de Stéphanie Blanchoud. En solo, Catherine Decrolier assure tous les personnages de ce vivarium, comique, tonique et parfois prévisible. (L. A.)

Théâtre de la Toison d'Or.

Zidani a la pêche. Elle le prouve dans un one-woman-show vitaminé, parodiant le corps enseignant avec une belle application. Une préfète qui fume des joints, un prof de gym sans tact, une syndicaliste tyrannique. Mise en scène par Patrick Chaboud, cette drôle de famille du collège Sainte-Jacqueline sème la zizanie sur les bancs de l'école, pour notre plus grand plaisir. (C. Ma.)

Théâtre Le Public.

Georges a été condamné à la prison pour inceste. Quand il rentre chez lui, après avoir purgé sa peine, il apprend que sa femme a une relation avec un voisin. Une pièce de l'auteur flamand Hugo Claus qui dénonce une fois de plus les hypocrisies de la société. (W. M.)