Arte Le Festival Montpellier Danse en «Musica» L'Afrique en mouvement... chorégraphique

WYNANTS,JEAN-MARIE

Page 30

Mercredi 2 mai 2001

Arte Le Festival Montpellier Danse en «Musica» L'Afrique en mouvement... chorégraphique JEAN-MARIE WYNANTS

Comment vit la danse dans le monde aujourd'hui? Pour le savoir, le Festival Montpellier Danse est sans doute l'une des meilleures adresses grâce à sa programmation variée dans laquelle on retrouve aussi bien les grands maîtres internationaux que les meilleurs créateurs locaux en passant, chaque année, par de nombreuses découvertes venues des quatre coins de la planète.

L'affiche 2001 le prouve une nouvelle fois avec des compagnies venues de Suède, du Burundi, de Java, d'Allemagne, des Etats-Unis et bien sûr de Mont -pellier où Mathilde Monnier dirige depuis plusieurs années un centre chorégraphique qui devient, cette année, le centre même du festival.

C'est cette même Mathilde Monnier qui fit découvrir un jour Salia Sanou et Seydou Boro, danseurs burkinabés engagés pour l'une de ses créations. Depuis, le duo partage son temps entre la France et l'Afrique, la tradition et le contemporain, la création et l'enseignement.

Salia Ni Seydou (c'est le nom de leur compagnie) est l'une des quatre troupes que l'on découvre dans le documentaire réalisé l'an dernier par Marie-Hélène Rebois.

Une programmation haute

en rythme et en couleur

Plutôt que de chercher à montrer toutes les facettes d'un festival qui accueillait aussi une vaste rétrospective de notre compatriote Jan Fabre, le documentaire se concentre sur la programmation africaine de cette édition 2000.

Outre Salia Ni Seydou avec leur création «Taagalà, le voyageur», on y retrouve la compagnie Tché Tché de Côte d'Ivoire qui fit chez nous une belle tournée avant de présenter à Montpellier son «Sans repère».

On y voit aussi la Sud-Africaine Robyn Orlin avec «Daddy, I've seen this piece six times...» qui enflamma récemment le public du Festival de Liège. On y découvre enfin Boyzie Cekwana, chorégraphe sud-africain lui aussi, qui sera présent dans quelques jours au KunstenFESTIVALdesArts pour y présenter «Rona» qu'il livrait l'an dernier à Montpellier.

Autant de personnalités fortes à découvrir dans le cadre d'un festival où les rencontres comptent presque autant que les spectacles. On espère que la réalisation d'Arte aura su en capter l'ambiance unique, notamment au travers des débats souvent passionnés sur la danse africaine cherchant aujourd'hui de nouvelles voies entre tradition et contemporanéité.

«Musica», 22 h 20, Arte.