Bernard Wesphael n’est pas un groupe

DEFFET,ERIC; BOUILLON,PIERRE

Jeudi 26 avril 2012

Bernard Wesphael n’est pas un groupe Comme prévu (Le Soir d’hier), l’ex-Ecolo Bernard Wesphael a trouvé sa place au parlement wallon, bien au chaud entre les socialistes et les libéraux, ça va le changer. Problème toutefois : le règlement de l’assemblée s’appuie sur la notion de groupe et il saute aux yeux que Wesphael tout seul n’en constitue pas un. Pas de souci pour la discussion des décrets où chaque élu peut s’exprimer. Pour les débats d’actualité, comme hier sur l’avenir des aéroports, un accord a été trouvé pour laisser la parole à l’isolé. Par contre, les questions d’actualité sont réparties entre les quatre groupes au prorata de leur importance. A ce stade, pas de place pour Wesphael. (E.D.)

Un spot… On finira par le savoir : la Communauté-fédération-française-Wallonie-Bruxelles a lancé une campagne sur le thème « Que fait la Fédé ? » (bonne question). Elle invite les citoyens à lui envoyer des photos illustrant l’institution, ses compétences, sa vie, son œuvre, son peuple et ses dirigeants. Ces photos (une dizaine) alimenteront un spot télé de 30 secondes, censé expliquer à la population à quoi sert la Fédé-Communauté (bonne idée). Ce spot, dévoilé le 29 mai, sera diffusé en juin. Les auteurs des photos sélectionnées recevront des cadeaux (livres, places de concert, etc.). Lancée à l’initiative du ministère, cette campagne s’appuie présentement sur des annonces en télé, radio, presse et Web. Coût : 225.000 euros. Ce qui n’est pas très cher, explique-t-on à la Commu-Fédé-française : un maximum de choses ont été faites en interne (au ministère) et que des coûts sont supportés par la RTBF.

… de haut niveau

On s’en doute : cette campagne vise essentiellement à populariser l’appellation Fédération Wallonie-Bruxelles, qui ne parvient pas à éradiquer l’appellation « Communauté française ». Laquelle a pour elle d’être bien connue des gens, d’être la seule appellation légale (constitutionnelle) et d’ainsi continuer à figurer sur les documents officiels (décrets, arrêtés, circulaires, jugements, etc.). On pensait depuis le début que ce changement de nom intempestif était d’absurdité abyssale (une institution politique qui a deux noms, c’est vraiment très grand). On sait désormais que cette idée farfelue a un coût. Et que s’il s’agit de populariser le nom de l’institution, tout ça ne rendra pas celle-ci plus populaire pour autant. (P.Bn)