LAMBERT,EDDY
Mardi 13 décembre 2005
« Pas de panique », calme le recteur Bernard Rentier. Le nouvel horaire (ouverture à 13 heures au lieu 9 heures), bien que déjà affiché, ne devrait pas entrer en vigueur. Le recteur a l'intention de recruter deux bibliothécaires pour remplacer ceux qui partent à la retraite. A une condition cependant : que le conseil d'administration de l'Université adopte mercredi son budget 2006. « S'il le rejette en bloc, je serai dans l'impossibilité d'engager du personnel », affirme Bernard Rentier.
Le recteur ajoute ne vouloir en aucune façon réduire les heures d'ouverture. « C'est plus une menace qu'autre chose. Pour mettre la pression. » Pourquoi ? Pour débloquer la réforme des bibliothèques. En 2001, le conseil d'administration avait décidé d'un regroupement. Un plan précis avait été adopté en 2003 pour passer de vingt-huit à quatre sites. C'est presque chose faite au Sart-Tilman (trois sites actuellement) ; la bibliothèque centrale, par contre, est loin du compte.
« Nous avons du retard, poursuit le recteur. Il y a encore huit bibliothèques alors que nous devrions n'en avoir qu'une. » Pour lui, c'est simple : ou on étend les heures d'ouverture moyennant le regroupement du personnel, ou on les réduit. Conscient que la mesure est « impopulaire », il relance le projet d'une grande bibliothèque au centre-ville (accès par la place Cockerill). « Nous les avons regroupées au Sart-Tilman. Il y a eu des grincements de dents, mais maintenant tout le monde est ravi. »
Le recteur promet même, si le budget passe, de rendre les bibliothèques plus accessibles non seulement en semaine, mais le week-end et pendant les vacances. « Mon rêve est qu'elles soient ouvertes jusqu'à 20 ou 21 heures comme dans certains pays. » Le travail des bibliothécaires sera également réorganisé. « Je veux que le personnel puisse faire autre chose que garder la porte, qu'il aide à la documentation. »
Bernard Rentier a entendu dire qu'il se désintéresse de ses bibliothèques. « Elles sont au centre de mes préoccupations !, réfute-t-il. Un montant de 250.000 euros est inscrit au budget 2006 rien que pour l'achat de documentation. Et j'ai déjà rajouté la même somme en 2005 par modification budgétaire. »
Le nouveau recteur, en plus, affectera aux bibliothèques le nouveau subside fédéral pour la recherche.