BNP Paribas va réduire ses coûts de 850 millions

n.c.

Mardi 1er décembre 2009

« La réduction des effectifs viendra pour l’essentiel de départs naturels ou volontaires », précise la banque française, sans chiffrer cette réduction. Quatre centres de compétences seront créés en Belgique, y permettant de limiter les suppressions de postes.

L’intégration à la banque française BNP Paribas de la belge Fortis devrait permettre au groupe de dégager 900 millions d’euros de synergies annuelles à partir de 2012, 80 % de plus que l’estimation de 500 millions publiée en mai, a annoncé BNP Paribas dans un communiqué mardi.

L’essentiel des synergies proviendra d’une réduction des coûts de 850 millions, grâce à des économies d’échelle et à une rationalisation de l’activité « portant sur l’organisation, les systèmes d’information, les locaux, les achats et les ressources humaines ».

« La réduction des effectifs viendra pour l’essentiel de départs naturels ou volontaires », précise la banque, sans chiffrer cette réduction.

Quatre centres de compétences seront créés en Belgique, permettant de limiter dans le pays les suppressions de postes, conformément aux engagements pris vis-à-vis de l’Etat belge.

BNP Paribas a définitivement acquis le 12 mai 75 % de Fortis Banque, nationalisée en octobre 2008. La banque a été rebaptisée depuis BNP Paribas Fortis.

Dans la banque de détail, les synergies (252 millions d’euros) proviendront principalement « de l’optimisation des réseaux et de la meilleure utilisation des technologies ».

BNP Paribas avait indiqué en septembre qu’elle fermerait en France quarante agences Fortis et vingt centres d’affaire, sans procéder à des licenciements ou mettre en place de plan de départ volontaire.

Concernant la banque de financement et d’investissement, l’essentiel des économies (368 millions d’euros) proviendra de l’intégration des activités de Fortis dans le secteur à la plateforme mondiale CIB (Corporate and Investment Banking) de BNP Paribas.

131 millions d’euros de synergies seront encore dégagées dans la branche Investment Solutions (banque privée, gestion d’actifs, métiers titres, activités d’assurance…), et 149 pour les fonctions centrales.

Le coût de la restructuration est évalué à 1,3 milliards d’euros sur la période 2009-2011 (200 millions en 2009, 800 millions en 2010, 300 millions en 2011).

Ce coût mis à part, l’opération sera relutive (elle permettra une hausse du bénéfice par action) dès 2010.

L’intégration des deux entités aura un impact positif de 8,5 % sur le bénéfice en 2012 « lorsque toutes les synergies produiront leurs résultats », espère BNP Paribas. Le retour sur capitaux investis devrait être supérieur à 20 % à cette date.

(afp)