Brainstorming sur l’avenir de Dexia

THOMAS,PIERRE-HENRI

Lundi 26 septembre 2011

Depuis quelques jours, Français et Belges discutent beaucoup de l’avenir de Dexia. Parmi les scénarios, on retiendrait celui de la création d’une bad bank. Par Pierre-Henri Thomas

La proposition française visant à créer avec la Caisse des dépôts (le bras financier de l’État français), la banque postale et Dexia (qui resterait actionnaire minoritaire) une nouvelle banque finançant les collectivités locales, et que nous avons présentée dans le journal de ce lundi matin, a du plomb dans l’aile. Le clan belge estimerait que cela résoudrait certes le problème des collectivités locales françaises, mais pas celui du déséquilibre du groupe ; qui dispose d’un côté d’un pôle belge riche en liquidités (Dexia Banque Belgique) et de l’autre un pôle français (Dexia Credit Local) avidement à la recherche de financement.

La création d’une bad bank

Parmi les scénarios qui tiendraient la route, alors, on retiendrait celui de la création d’une bad bank, une société particulière qui regrouperait toutes ces obligations (une centaine de milliards d’euros). Un peu comme, en 2008, on avait logé les crédits toxiques de Fortis dans une société ad hoc.

Cette « mauvaise banque » sera-t-elle logée dans Dexia, ou à l’extérieur ? Quels actifs de Dexia (la filiale turque, la BIL à Luxembourg, le pôle gestion d’actifs ?) pourraient être vendus pour capitaliser cette bad bank ?

Le président de Dexia, Jean-Luc Dehaene, qualifie tous ces bruits de rumeur. Il confirme néanmoins qu’il existe un projet pour aider au financement des collectivités locales en France.