bref

MANCHE,PHILIPPE

Page 43

Vendredi 20 avril 2012

n.c.

Brèves (1)!

bref

polar

Le livre de la mort*

ANONYME

Après Le livre sans nom, L’œil de la lune et Le cimetière du diable, voici le quatrième volet (et sans doute pas dernier) des aventures du Bourbon Kid (Jack Daniels pour l’état-civil) et de toute une bande de cinglés, vampires et momies ressuscitées. Les fans se réjouiront de retrouver le Kid (son amour de jeunesse, Beth, est kidnappée) en bien mauvaise posture. Si rien ne filtre toujours sur l’identité de l’auteur (Tarantino ? Rodriguez ?), Le Livre de la mort se lit comme on regarde une série B. On reste malgré tout sur sa faim de ce phénomène littéraire malgré tout un peu surfait. (Ph. Mn.)

traduit de l’anglais par Diniz Galhos, Sonatine, 456 p., 21,30 euros.

polar

À mort l’artiste ! *

NICOLAS GAUTIER

L’industrie du disque est en crise. Les chiffres en cette fin d’année sont catastrophiques. Noël Fontana, le grand patron de NRV Music, n’a d’autre choix pour sauver la situation que d’imaginer la mort brutale du chanteur préféré des Français, Jim Chance. Qu’en pensera ce dernier avant de disparaître ?

Ce premier livre de Nicolas Gautier a une double lecture dans la mesure où son auteur est toujours directeur artistique chez AZ, un des labels d’Universal-France et qu’il est amusant, derrière Fontana et Chance, d’imaginer les noms de Pascal Nègre et de Johnny Hallyday.

Gautier réussit surtout à très bien restituer le petit milieu des firmes de disques, ses réunions et ses plans de marketing (parfois foireux), avec une belle lucidité, de l’humour (noir) et une bonne dose de mauvaise foi.

À chaque ligne, on se dit que

la fiction pourrait basculer dans une horrible réalité ! (T. C.)

Genèse Éditions, 222 p., 22,5 euros.

polar

La belle vie *

Matthew Stokoe

Cet écrivain anglais d’une férocité sans nom est une espèce de Bret Easton Ellis version scato ou un Chuck Palahniuk en encore plus tordu. Bienvenue à Los Angeles où la seule ambition de Jack est de devenir célèbre. Seul hic, son amie Karen, prostituée de son état, est retrouvée morte sur le tarmac de la cité des anges. Avec une écriture hallucinante au sens premier du terme et un propos où défilent toutes les perversions (nécrophilie comprise),

le chouchou de Dennis Cooper livre un polar malsain et dérangeant avec des personnages

pathétiques et malsains sans

jamais laisser la possibilité au lecteur de savoir si c’est du lard ou du cochon. (Ph. Mn.)

traduit de l’anglais par A. Chainas, Gallimard/Série Noire, 448 p., 23,5 €.

polar

Swan Pea*k

James Lee Burke

Depuis quelque temps, le père de Dave Robicheaux tournait en rond, rabâchait. Ce n’était qu’une mauvaise passe : dans Swan Peak on retrouve Dave, Molly et ce chien fou de Clete Purcell en « vacances » au Montana. Mais la paix n’est pas pour eux. Clete aura juste le temps de mouiller sa ligne dans un torrent que deux affreux viennent le chercher… et c’est parti pour un festival de castagne et de coups tordus sur fond de Rocheuses. (M. Hy)

traduit de l’anglais par Christophe Mercier, Rivages/thriller, 440 p., 23 euros.