Brink’s : le travail reprendrait lundi
BELGA; BERNS,DOMINIQUE
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Samedi 20 novembre 2010
Social Deux candidats repreneurs
Les administrateurs provisoires vont utiliser les possibilités offertes par la loi sur la continuité des entreprises, qui remplace l’ancien concordat judiciaire, afin de permettre à la société de poursuivre ses activités. Cela leur permettra d’engager des discussions, auxquelles les syndicats devraient être associés, avec les deux candidats repreneurs qui se sont manifestés.
D’une part, comme le révélaient vendredi L’Echo et De Tijd, la société belge Cobelguard. Cette société, active en Belgique et au Luxembourg dans les services de gardiennage, est détenue à 40 % par la holding Ackermans & Van Haaren ; et à 60 % par Dirk Goethals, son directeur, et Stefan De Bock. Selon nos confrères, des contacts auraient déjà été pris entre des cadres de Cobelguard et les syndicats de Brink’s. Cobelguard possède une licence pour le transport de fonds légers (le transit de cash pour les petits commerces). Il lui faudrait demander une licence pour le transport de fonds proprement dit.
D’autre part, le groupe suédois Loomis AB, qui avait fait part récemment de son intérêt pour les Pays-Bas, le Luxembourg et la Belgique.
« Nous devons examiner cette loi sur la continuité des entreprises », expliquait vendredi soir Guy Beckers, de la CGSLB. « Elle est encore très nouvelle ; et il n’y a pas beaucoup de jurisprudence ». Mais il ajoutait que les travailleurs de la Brink’s sont prêts à reprendre le travail. « Les gens veulent travailler », disait-il, précisant qu’en cas de reprise, tout le personnel devrait, en principe, être réengagé.
Les syndicats sont mécontents de la licence provisoire accordée par la ministre de l’Intérieur, Annemie Turtelboom, à Brink’s Diamant & Jewel Service, cédée par Brink’s Belgium à une société sœur au début du mois. Ils lui ont demandé de retirer cette licence. Vendredi, ils n’avaient pas reçu d’information du cabinet Turtelboom, qui devait réexaminer le dossier.
Les syndicats contestent la cession de Brink’s Diamant & Jewel Service. Pour eux, ces activités devraient revenir dans le giron de Brink’s Belgium. Une thèse que semble avoir retenue le tribunal de commerce de Bruxelles, qui a refusé, mercredi, l’aveu de faillite de Brink’s Belgique. Le tribunal a en effet estimé que la cession avait été entachée d’irrégularités. Le syndicat libéral CGSLB envisage d’intenter une action en référé. Aucune décision n’a encore été prise, nous précisait vendredi soir Guy Beckers.
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