BUDGET

n.c.

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Mardi 27 octobre 1992

BUDGET

Débat

à la Chambre

Le ministre des Finances a présenté et défendu en commission de la Chambre le budget 1993 corrigé. Pour Philippe Maystadt, il respecte le plan européen de convergence: la faiblesse de certains indicateurs économiques est compensée par la maîtrise des dépenses, qui seraient de 3 % inférieures aux prévisions cette année. Le déficit pour 1993 sera de 353,7 milliards (4,7 % du PNB) pour l'État central, 5,2 % avec le déficit autorisé aux régions et communautés. Les recettes fiscales pour l'an prochain sont estimées à 1.977 milliards, et les recettes non fiscales à 166 milliards. La charge d'intérêt sur les 8.183 milliards de dette est de 713,5 milliards (+ 50 en un an).

Un nouveau

chef de cabinet

Le chef de cabinet de Mieke Offeciers (Budget), Marc Schiepers, quitte ses fonctions. Il est nommé au comité de direction de la CGER-Assurances. Son remplaçant est Pierre Reynders, ancien chef de cabinet du Budget en affaires courantes d'octobre 1991 à mars 1992. Depuis le mois de mars, il était chargé, au cabinet du Premier ministre, du budget, des commandes et investissements publics et des affaires économiques. Ce poste reste pour l'instant vacant.

DETTE

Fonds spécial

Le sénateur CVP Étienne Cooreman a déposé une proposition de loi visant à créer un «fonds d'amortissement de la dette publique». Selon lui, il faciliterait la gestion de la dette. Le fonds reprendrait 4.000 milliards, soit un peu moins de la moitié des obligations de l'État. Celui-ci couvrirait les intérêts à payer sur cette somme. Le fonds disposerait d'un droit prioritaire sur une partie du patrimoine de l'État (or, bâtiments, actions SNCB, SNCI, CGER, Poste et Belgacom). Les privatisations seraient ainsi directement affectées à la réduction de la dette. Le fonds aurait en outre la possibilité d'émettre des emprunts à lots exonérés d'impôts, à taux d'intérêt réduit.