LAMBERT,EDDY
Mercredi 23 mars 2005
CAMPUS
Un syndicat des étudiants liégeois
EDDY LAMBERT
Le collectif s'est mué en syndicat. L'année dernière, des étudiants de l'Université de Liège s'étaient regroupés en collectif (le Cecam) pour lutter contre la hausse du minerval. Après avoir eu gain de cause, ils avaient le choix entre en rester là ou continuer de défendre les droits des étudiants. Ils ont décidé de continuer : le Syndicat autonome des étudiants liégeois (SAEL) a vu le jour en février.
Se disant pluraliste et autonome, le SAEL admet toutefois avoir un programme de gauche - on trouve parmi sa quarantaine d'affiliés quelques militants du PTB (Parti travailliste belge) et du MAS (Mouvement pour une alternative socialiste, de mouvance trotskiste). Les points qui nous tiennent à coeur, précise le président d'assemblée, Jérôme Leboutte, étudiant de première licence en philosophie à l'ULg, sont la défense des droits sociaux des étudiants, de la qualité de l'enseignement et la redynamisation du mouvement étudiant par le biais de la démocratie participative.
De même qu'il affirme n'être le satellite de personne, le SAEL ne cherche pas à se substituer à la Fédé, organe officiel de représentation des étudiants de l'ULg. Le syndicat entend plutôt défendre ses idées au sein de la Fédé : c'est ainsi qu'il a présenté une liste de vingt-deux candidats (dont Jérôme Leboutte, membre sortant du conseil d'administration de la Fédé) aux élections du 8 mars, annulées vu la trop faible participation (« Le Soir » du 16 mars). La liste SAEL & Co - ainsi intitulée parce que comptant aussi des candidats non membres du syndicat - reste valable pour le deuxième tour programmé le 13 avril.
Pour conclure, à la différence de son ancêtre, le Cecam, le SAEL ne se borne pas à l'ULg, mais s'engage à veiller aux intérêts de tous les étudiants de l'enseignement supérieur liégeois.·
Rens. : www.sael.be.