CAMPUS Victoire féminine à l'élection de la Fédé

LAMBERT,EDDY

Mercredi 20 avril 2005

CAMPUS

Victoire féminine à l'élection de la Fédé

EDDY LAMBERT

Les résultats de l'élection des représentants des étudiants de l'ULg qui a eu lieu mercredi passé sont enfin connus (1). Mais d'abord, on se demandait si la participation allait être meilleure au second tour (organisé parce que le quorum de 20 % n'était pas atteint au premier). Elle l'a été : 22,32 contre 19,34 %. Sur 14.000 électeurs libres de voter, on a recensé 2.778 bulletins valables, 59 blancs et 37 nuls.

En application du « décret participation », les votants ont élu pour la première fois un conseil des étudiants, nouvelle instance qui désignera les représentants au conseil d'administration, dans les conseils de faculté et les conseils des études. D'où le changement de nom de la Fédé en New Fédé. Septante candidats se disputaient 49 mandats. Plus exactement, il restait, la semaine passée, à attribuer 26 postes que briguaient encore 47 personnes. Car les candidats en sciences, médecine, médecine vétérinaire et psychologie, 23 au total, avaient déjà été proclamés élus : le nombre de mandats étant égal à celui de candidats dans ces facultés.

Le meilleur score (794 voix) a été réalisé par Benoît Bidaine, président du cercle des étudiants ingénieurs. Mais dans l'ensemble ce sont les filles qui ont cartonné : toutes les candidates ont été élues, sept d'entre elles ont obtenu plus de six cents voix. La gent féminine a décroché quatre sièges sur sept en philosophie et lettres, trois sur six en droit, six sur huit en médecine. Ne reste qu'un bastion mâle : les sciences appliquées où Benoît Bidaine et ses « frères » ont fait un six sur six.

Comment expliquer pareille progression non sans conséquences (Jean-Yves Pirenne, coprésident sortant, a échoué de peu en philo) ? D'aucuns diront que les électeurs ont défendu les minorités - à peine un quart des candidats était des filles alors qu'elles représentent près de 55 % des étudiants de l'ULg. Une hypothèse qu'accréditerait la percée observée des candidats étrangers.

Certains esprits critiques prétendront, eux, que les étudiants ont voté « n'importe comment », cochant les noms au hasard, sans avoir lu une ligne de programme. Il y a du vrai d'un côté et de l'autre. Mais aussi de quoi retenir du positif : absentes jusqu'ici des organes de représentation, les étudiantes feront entendre leur voix, en premier lieu au sein de l'assemblée générale de la New Fédé qui sera installée en juillet.·

(1) www.ulg.ac.be/etudiants/elections/resultats.html