CARAT CRYSTAL S'INVESTIT AUX PAYS-BAS ACHETER DE L'ESPACE POUR LE BENELUX

SIMON,CHRISTINE

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Mercredi 6 janvier 1993

Carat Crystal s'investit aux Pays-Bas

Acheter de l'espace pour le Benelux

Petit coup dans le paysage publicitaire morose: Carat Crystal, spécialiste indépendant de l'achat d'espaces publicitaires dans les médias, gonfle du ventre. En effet, la filiale du groupe Carat (à hauteur de 52 %) et de Deficom, vient de reprendre les activités hollandaises de Carat Nederland: la nouvelle entité, baptisée tout simplement Carat Crystal Benelux - opérationnelle depuis le début de ce mois - devrait générer un chiffre d'affaires de quelque 8 milliards de FB (aux 5,6 milliards de Carat Crystal devraient s'ajouter, en effet, les 2 à 2,5 milliards de l'ex-filiale néerlandaise du groupe Carat).

Artisan du rapprochement entre les deux filiales de Carat, Philippe Lhomme, administrateur délégué de Deficom, le pôle communication du groupe Defi, s'avoue particulièrement satisfait du résultat: Si l'administrateur délégué de Carat Nederland a quitté la société entraînant avec lui quelques collaborateurs et... un petit portefeuille de clients, il n'a pu «emmener» les «gros» clients internationaux traditionnels de notre société, comme BSN, Colgate et les autres.

Carat Crystal Benelux sera chapeautée par l'actuelle administratrice déléguée, Anne Bataille. Il nous a semblé logique, dans le cadre d'une Europe qui se construit difficilement, de travailler au niveau du Benelux, comme le font d'ailleurs certaines régies publicitaires, explique-t-elle.

Pour pousuivre ce travail d'achat d'espaces et de conseiller en planning, Carat Crystal Benelux devrait engager un peu de monde à Amsterdam. Nous devrons recruter du personnel, précise encore Philippe Lhomme. Les 18 personnes qui restent actuellement en poste à Amsterdam, ne devraient pas suffire à terme pour faire face au marché hollandais. Notons qu'en Belgique, quarante-cinq personnes sont occupées par la filiale qui, dès mars prochain, emménagera dans des locaux de l'immeuble Bull, à Bruxelles.

CHRISTINE SIMON