CCOJB : la campagne est lancée

GUTIERREZ,RICARDO

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Mardi 1er décembre 2009

Communauté juive Le courant laïque passe à l’offensive

Le Centre communautaire laïc juif (CCLJ) s’inquiète du déficit de « crédibilité » et de « représentativité » de l’organisation représentative des associations juives auprès des autorités publiques, le Centre de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB). « Des critiques infondées », réplique le président de l’organisation, Joël Rubinfeld, qui y perçoit l’ouverture, « avant l’heure », de la campagne électorale interne.

Dans trois mois, le CCOJB renouvelle ses instances. Joël Rubinfeld met son mandat présidentiel en jeu, avec l’intention de rempiler. Ce qui fait grincer des dents… Dans un courrier du 17 novembre adressé aux administrateurs du CCOJB, le CCLJ évoque la perte de crédibilité de l’institution et plaide pour une révision statutaire, en vue de constituer « une organisation véritablement représentative ».

Le CCLJ dénonce une série d’initiatives du CCOJB, comme les critiques formulées à l’égard du président américain Obama, ou le procès (perdu en première instance) intenté à l’ex-ministre fédéral de la Défense, André Flahaut (PS). Le CCLJ reproche aussi au président sortant d’avoir dénigré les partis politiques traditionnels et glorifié le « futur parti de Mischaël Modrikamen ». Coprésident du Parti populaire, M. Modrikamen ne cache pas avoir soutenu la candidature de Joël Rubinfeld au CCOJB. Son parti a installé son siège opérationnel avenue Molière, à la même adresse que Mediastar, la société de communication fondée (et gérée, jusqu’en 2005) par Joël Rubinfeld.

« Un courant ultra-minoritaire tente, à tort, de mettre en cause mon impartialité, commente Joël Rubinfeld. Ils oublient que j’ai moi-même proposé que l’exercice du mandat de président du CCOJB soit incompatible avec une affiliation politique. Je n’ai pas été suivi par mes détracteurs. Mais je continue à agir selon cette conviction qu’un président du CCOJB doit observer une stricte neutralité à l’égard des formations politiques en présence. »

Le CCLJ craint que le CCOJB aille « droit dans le mur », faute de revoir son fonctionnement interne. Le courant laïque espère qu’il est encore temps de « rendre au CCOJB sa force, sa crédibilité et sa représentativité ». « La démocratie interne est totale, réplique Joël Rubinfeld. Manifestement, nous sommes ici en présence du premier tract électoral, des premiers coups en dessous de la ceinture. »