« Il faut maintenir la médiation communale »

ALBIN,DIDIER

Page 21

Jeudi 31 mars 2011

Charleroi Jean-Jacques Viseur répond à Jean-Claude Finet qui s’interroge sur l’utilité de ce service

En Wallonie, il n’y en avait que trois. Depuis que la Ville de La Louvière a annoncé la suppression de son service pour dégager 3 % des économies imposées par son plan de gestion, les médiations communales ne se résument donc plus qu’aux deux seules structures de Courcelles et Charleroi. Avec une évolution et des résultats qui ont donné à penser au conseiller communal MR Jean-Claude Finet qu’il existait une menace de disparition du service dirigé par Jean-Luc Labbé à Charleroi.

Dans une question orale, il a fait état de la lente érosion du nombre de plaintes, pour s’établir à un volume annuel de quelque 300 dossiers – contre le double à la création en 1994. Du « manque d’intérêt du politique par rapport à nos recommandations », selon le médiateur lui-même. Voire carrément à l’absence de réponse.

Arrêter l’expérience ou organiser autrement le bureau de médiation pour le rendre plus efficace ? Ni l’un ni l’autre selon le bourgmestre CDH Jean-Jacques Viseur qui en a confirmé l’utilité. Pour lui, « ces services de réclamation de seconde ligne se justifient pleinement dans les grandes villes. Il faut donc le maintenir à Charleroi. »

Enfin, le contexte de difficultés budgétaires de la ville ne saurait à lui seul motiver l’abrogation du service. Viseur l’a indiqué : son coût total de fonctionnement s’élève à un peu plus de 260.000 euros par an. Un chiffre à mettre en regard avec le total des dépenses communales qui représentent quelque 350 millions.