Cinq primes pour le développement durable

MATRICHE,JOEL

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Mardi 28 avril 2009

Liège Des aides pour ceux qui économisent l’énergie, des sanctions pour ceux qui n’entretiennent pas leurs façades

La Ville de Liège vient, pour répondre aux 24 % d’habitants qui avaient réclamé une plus grande « sensibilisation à la maîtrise de la consommation d’énergie » dans le projet de Ville, d’annoncer 5 nouvelles primes encourageant la sobriété énergétique. Une aide financière d’autant plus urgente que 95 % des habitations du centre urbain ont été construites bien avant les premières réglementations en matière d’isolation. « Pour apporter des solutions concrètes, il fallait compléter les primes existantes par de nouvelles primes », explique l’échevin liégeois de l’Environnement, Michel Firket.

Aux aides régionales (audit énergétique, remplacement d’une chaudière…) et communales (installation de panneaux solaires thermiques ou voltaïques) déjà en place, il faut donc désormais ajouter 5 nouveaux outils : une prime à l’isolation thermique des toits et des combles ; une prime pour le remplacement de simples vitrages par des doubles vitrages ; une aide pour l’installation d’une pompe à chaleur ; une aide également pour l’aménagement d’une toiture végétale et enfin une prime pour l’installation et le stockage des eaux de pluie. À l’exception des incitants à l’isolation (qui varient en fonction du nombre de mètres carrés traités), ces primes sont forfaitaires et ne peuvent excéder chacune 250 euros par logement. Mais elles peuvent évidemment être complétées par les aides régionales.

Entretien des façades

Que serait une ville verte si elle n’était pas propre ? Aux propriétaires d’immeubles – avec une insistance sur les commerces du centre-ville – qui ne couveraient pas leurs biens en bons pères de famille, la Ville promet de – timides – sanctions. « Un règlement de police sur l’entretien des façades visibles depuis le domaine public est à l’étude et sera soumis au collège et au conseil avant les vacances d’été », reprend l’échevin. Façades décrépies, auvents et marquises non entretenus, parements endommagés, soupiraux portés disparus et vitrines occultées par de disgracieuses feuilles de journaux pourront donc être recensés par l’agent de quartier. Et donner lieu, si aucun effort n’est fait dans un délai de 3 à 6 mois (12 mois lorsqu’un permis est nécessaire), à une amende administrative de 125 euros. Le double en cas de récidive.

Parallèlement, les primes régionales et communales à l’embellissement des façades sont maintenues.