Comment la Belgique durcit ses frontières

n.c.

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Samedi 28 juillet 2012

L’Etat belge serre la vis pour éviter mariages blancs et immigration illégale. Le nombre d’expulsions par jour croît.

Il est de moins en moins aisé pour les étrangers venant hors de la zone euro de pénétrer sur le sol belge. A Zaventem, porte d’entrée sur notre territoire, il y a de plus en plus de voyageurs qui se voient refuser l’accès au pays. Les causes de ce constat : le durcissement de la politique d’accès à la Belgique.

Les voyageurs recalés au contrôle de la police des frontières font l’objet d’une enquête de la part de l’Office des étrangers. Cet organisme scellera leur sort.

Cela concerne combien de dossiers ? Information confidentielle. En revanche, on connaît le nombre de refus d’entrées sur le territoire. Entre 2007 et 2011, il est passé de 822 à 2.412, soit une augmentation de 300 %. Au cours des deux dernières années, le chiffre a plus que doublé. Autre chiffre éclairant : 73 % ; le pourcentage des refus de demandes de visas touristiques déposés auprès de l’Office des étrangers.

Dernier chiffre enfin qui atteste ce phénomène. Une moyenne de 2,8 expulsions par jour effectuées par la police de l’aéroport de Bruxelles-National.

D’après les agents interrogés pour notre enquête, les autorités politiques auraient fixé un objectif de 5 expulsions par jour.

Un chiffre utopique – d’après nos sources – qui affirment que seuls quatre policiers sont mandatés pour assurer des retours forcés.

Qui cela concerne ? Des voyageurs à peine arrivés et des personnes en situation irrégulière refusant de quitter le territoire. Au-delà des éloignements forcés à Zaventem, il existe 13 points de contrôle frontalier pour entrer en Belgique.

P.2 & 3 Le dossier