Cré Tonnerre, « Tempête en mare » Alexonor, « Quelques coquines » David Guetta, « Blaster » Philmarie, « Automatique » Prohom, « Peu importe » Panache Culture, « Le discours » Sioen, « See you naked »

COLJON,THIERRY

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Mardi 20 juillet 2004

Au rayon laser des francofolies

Cré Tonnerre, « Tempête en mare »

Après les excellentes ventes régionales de « Chants de marins » venues confirmer le succès grandissant des concerts, le groupe arlonais y va d'une « Tempête en mare » qui veut nous convaincre que la mer monte jusqu'en Lorraine. Les ambiances festives à la « Dès que le vent soufflera » de Renaud sont déclinées de multiples façons, par un Patrick Weyders qui parvient à ne parler que de bateaux et de matelots, sans trop lasser. Même Jean-Luc Fonck offre un joli duo sur « Le chacha du marin ». Si Cré Tonnerre est avant tout groupe de concert, la production de Christian Martin rend ce disque malgré tout intéressant, en plus d'être amusant. Mercredi, au parc de 7 Heures. (T. C.)

Black Coffee - Distrisound.

Alexonor, « Quelques coquines »

Il y a encore des artistes - et beaucoup de gens - pour regretter le groupe Ange. C'est du moins l'impression qu'on a à l'écoute de cet album d'Alexonor, un habitué des « petits lieux de Bruxelles » qu'il tient d'ailleurs à remercier dans le livret. Pink Floyd, Supertramp et Wolfgang Amadeus Mozart sont également cités, même s'il s'agit ici avant tout de chanson française, du genre de celle qui hante les cabarets, de celle que les envies de hit-parade ou de gloire télévisuelle n'ont pas encore corrompue. M devrait aimer, ou même Art Mengo dont Alexonor fera la première partie jeudi, au Petit Théâtre. (T. C.)

Tous Dehors ! - AMG.

David Guetta, « Blaster »

Deuxième album pour le plus recherché des DJ's parisiens. Dopé par son envie de faire de la scène un véritable concert, David mêle sa house à l'électro-pop des années 80, avec de multiples références à Yazoo, Eurythmics, Depeche Mode, ou même Simple Minds dont il sample le « Someone somewhere in summertime ». Chris Willis, JD Davis, Stereo MC's, James Perry et Miss Thing sont ses partenaires attitrés pour un disque qui ne donne qu'une envie : se lever et bouger. Vendredi, dans la grande salle du Casino. (T. C.)

Virgin - EMI.

Philmarie, « Automatique »

Philmarie (Felipe Maria Muguerza Bengoechea, de son vrai nom basque espagnol) revient avec un deuxième album (six ans après « Quand je sors »), après de nombreux projets liés au cinéma. Son rock francophone (entre Daran et Bauer) n'a pas peur des sonorités d'hier, avec des chansons basiques manquant parfois d'inspiration. La scène fera la différence. Vendredi, au parc de 7 Heures. (T. C.)

Omnivore - Distrisound.

Prohom,« Peu importe »

Si le premier album de Philippe Prohom sentait la scène, cette deuxième plaque tient à accrocher l'auditeur avec une production plutôt nickel, ample et généreuse, sans étouffer ce côté rock si à la mode en ce moment outre-Quiévrain. On se retrouve donc avec des textes désabusés, des chansons très électriques et une sonorité presque seventies, tellement Prohom affectionne les arrangements progressifs. Il va encore falloir que Prohom impose sa voix, qui n'a rien de particulier. C'est sur scène, comme ce samedi au parc de 7 Heures, qu'il devra trouver son public. (T. C.)

Polydor - Universal.

Panache Culture, « Le discours »

Les reggaemen liégeois reviennent avec un nouvel album ne changeant pas vraiment la donne. On retrouve tout ce qui a fait leur réputation : un professionnalisme jamais pris en défaut, des idées généreuses et un groove qui assure. À signaler la présence de Sergent Garcia sur « Les prédateurs de l'ombre » salsa. Dimanche, au parc de 7 Heures. (T. C.)

Black Coffee - Distrisound.

Sioen, « See you naked »

Avec Stijn, Sioen est la découverte flamande du moment. Pieter-Jan De Smet est le producteur de ce premier album, sorti il y a un an et que balise la voix écorchée du Gantois. Sioen aime les belles mélodies nous rappelant parfois un Steve Harley, l'amour du piano et des cordes étant un de leurs points communs. À 24 ans, Sioen livre un univers musical déjà très riche et une personnalité bien éclatée. Avec un disque pareil sous le bras, Sioen est un garçon dont il ne faut pas perdre la trace. Dimanche, au parc de 7 Heures. (T. C.)

Keremos - LC Music.