Dans son laboratoire en ligne, Google mêle le futile, le loufoque et l’indispensable pour son Gmail

JENNOTTE,ALAIN

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Lundi 19 octobre 2009

Certes, il tombe parfois en panne, laissant ses utilisateurs en rade une heure par-ci et une après-midi par-là. Et tout comme Hotmail et Yahoo, il a été récemment la cible de pirates qui se sont procuré les codes d’accès de dizaines de milliers d’utilisateurs. Mais le Gmail de Google est probablement la manière la plus efficace de gérer – gratuitement – son courrier électronique. Outre les fonctions standards, que l’on attend d’un tel logiciel, Gmail permet de lancer un tchat rapide avec d’autres utilisateurs sans quitter sa boîte à messages et même d’établir une vidéoconférence si l’on dispose d’une petite caméra branchée sur l’ordinateur. Mais depuis peu, Google a également lancé une nouvelle initiative pour tenter de fidéliser les internautes : Google Labs. Il s’agit d’une collection de petites fonctions additionnelles qui permettent d’améliorer l’utilisation de Gmail ou tout simplement, de la rendre plus ludique.

Pour activer l’une de ces fonctions, il suffit de se connecter à son compte Gmail et de cliquer sur l’icône « Labs », symbolisée par un petit récipient de laboratoire.

Parmi la kyrielle de petits modules proposés, on peut changer à volonté le look un peu spartiate de l’interface de Gmail, recevoir les messages d’autres comptes de messagerie électronique ou être averti par le logiciel lorsque l’on annonce dans un message que l’on envoie un fichier attaché au destinataire mais que l’on a oublié de le joindre au message. Autre addition très commode et bienvenue : la possibilité d’afficher une vue résumée de son calendrier Google dans Gmail.

Mais à côté de ces ajouts qui simplifient la vie quotidienne de l’internaute, les programmeurs de Google se sont visiblement amusés à créer des petites adaptations pour Gmail beaucoup plus cocasses. On peut ainsi créer plusieurs signatures automatiques pour ses messages, qui apparaîtront de façon aléatoire au bas des e-mails que l’on envoie. Ou encore, pour les drogués au tchat et aux courriels, bloquer la réception de messages durant un quart d’heure, histoire de s’imposer une petite pause.

Plus original, Google permet de programmer des périodes nocturnes pendant lesquelles il ne sera pas possible d’expédier un message sans avoir résolu un petit problème de maths. Selon Google, cette fonction est destinée à empêcher un internaute rentrant un peu éméché à la maison d’envoyer un e-mail vengeur à son patron. Si l’on n’est pas capable de répondre correctement à la question posée, l’envoi est postposé jusqu’au lendemain. Histoire d’avoir l’esprit moins embrumé.