VOOGT,FABRICE
Mardi 20 octobre 2009
Les « jeunes » en question sont « tous d’origine maghrébine », une « minorité délinquante » qui « veulent être les maîtres du quartier » et se « réapproprient l’espace public » à leur façon.
Les patrons de la société voisine, eux, ont fini par craquer. L’insécurité, jugent-ils, n’est plus seulement une affaire de sentiment. Dans les bureaux, les numéros directs de la police locale sont affichés sur les murs. Celui de l’assureur, lui, ne répond plus. Trop de dégâts. Récemment, c’est une vitre du deuxième étage qui a été brisée. « C’est intenable, se lamente la patronne. On nous a déjà volé nos ordinateurs, cassé nos armoires et notre coffre-fort. Quelqu’un s’est introduit chez nous en pleine journée. Une représentante a été agressée devant l’immeuble pour sa mallette. Nos murs sont tagués. On a été obligé de mettre des barreaux aux fenêtres et de garer nos voitures sur le boulevard du Jubilé pour les protéger. Un jour d’été, les jeunes, toujours les mêmes, s’amusaient à lancer des pierres le plus loin possible sur la voie publique. Quand vous vous permettez une remarque, vous êtes taxé de racisme. »
Le bâtiment a été mis en vente. La société va s’installer du côté de Zellik, en périphérie. « C’est dommage, mais on ne peut plus rester ici. Ca me fait mal de dire ça, mais, si je vivais ici, je crois que je voterais Vlaams Belang. »
Stéphanie, elle, ne parle pas politique. Sinon pour dire, elle aussi, qu’elle n’est pas raciste. Comme si elle devait, elle aussi, se justifier. D’ailleurs, elle s’intéresse à la culture arabe et, à l’école supérieure, où elle étudie les sciences politiques, « le ramadan a été un sujet de conversation enrichissant » avec certaines de ses camarades. C’est précisément à la suite d’un dossier sur le sujet dans nos colonnes qu’elle nous a contacté, expliquant que si « l’intégration d’autres cultures était “essentielle”, ne plus pouvoir se promener en robe ou avec des manches courtes dans certains quartiers était “inacceptable” ». Une réalité que Stéphanie vit au quotidien, quand elle prend le dernier métro qui la conduit à Simonis, après avoir travaillé dans un restaurant du centre de Bruxelles. « Nous sommes censés habiter dans un pays où l’on peut circuler librement. Pour moi, ce n’est plus le cas. Les quelques centaines de mètres qui séparent la sortie du métro de mon domicile, je dois les parcourir les yeux baissés, pour éviter de croiser le regard de certains jeunes qui, sinon, m’insultent. Il m’est arrivé de devoir courir pour leur échapper. »
Dans les médias ou à l’école, elle entend parler de « tolérance et d’ouverture d’esprit » : « Des professeurs nous chantent la cohésion sociale, mais ils n’habitent pas ces quartiers. Moi, quatre fois par semaine, je dois me changer avant de quitter le restaurant et enfiler un pantalon pour ne pas me faire traiter de pute sur le chemin du retour. C’est insupportable. On ne parvient pas à s’habituer. »
Papa de trois enfants, Emmanuel, lui non plus, ne parvient pas à s’habituer. Depuis que son fils est revenu à la maison la tête tuméfiée par les coups. Sa « fête » a eu lieu dans une rame de métro, entre les stations Simonis et Belgica. Une demi-douzaine d’adolescents de son âge lui ont demandé un euro. Il n’en avait pas. Personne n’a bougé. Il était quatre heures de l’après-midi. Une autre fois, toujours dans le métro, des « gaillards », comme dit son père, ont tenté de l’extirper de la rame, à la station Osseghem, pour lui « régler son compte ». Il s’est accroché à la main courante et a pu continuer sa route. En dehors de ces « incidents », il raconte que, souvent, son fils, quand il traverse certains quartiers de Bruxelles, se fait traiter, une insulte en la circonstance, de « flamand », de « victime » ou de « Joe », en allusion au jeune Bruxellois décédé de plusieurs coups de couteau dans le hall de la gare Centrale, en avril 2006.
Les agressions subies par son fils, victime aussi de racket à la sortie de l’école, et, explique-t-il, l’absence de réponse, voire d’écoute de la part de la collectivité, ont plongé ce père dans un grand désarroi. Son épouse, elle, « a perdu toute confiance en la société ».
« Ce qui est catastrophique, analyse Emmanuel, c’est que ceux qui disent combattre les phénomènes de repli sur soi identitaire et communautaire finissent par les renforcer en les niant. » Tant bien que mal, il dit tenter de refréner les pulsions violentes et aussi racistes qui tourmentent son aîné, mais, il avoue « être inquiet, le jour où (son) fils sera père à son tour. Je continue à dire que Bruxelles n’est pas Chicago, mais ce n’est pas une excuse pour faire croire que la prévention est la seule réponse à la violence ».
Si Bruxelles ne connaît pas encore de zones de non-droit, des rues, voire des quartiers se heurtent aujourd’hui parfois violemment à son application. « Il m’est arrivé récemment, lors d’un contrôle dans le quartier Maritime, de devoir rebrousser chemin, raconte Michel, policier à la zone Bruxelles-Ouest (Molenbeek, Jette, Ganshoren, Berchem). Arrivés au domicile du jeune, nous nous sommes retrouvés, mon collègue et moi, encerclés par des dizaines d’habitants du quartier. On a été obligé de battre en retraite pour éviter que cela ne tourne mal, parce qu’il n’y avait pas de renfort disponible. De source sûre, il y a une volonté de certaines bandes d’empêcher la police de faire son boulot dans ces quartiers. »
Celle de la commune, et de son bourgmestre Philippe Moureaux (PS), semble pourtant être de voir le droit s’y appliquer, même si on évite de heurter la population en certaines circonstances. « Lors du ramadan précédent, détaille Michel, on nous a officieusement demandé de ne pas boire, manger ou fumer en rue. »
En attendant, les tensions entre la population d’origine immigrée, dans le Molenbeek historique, et les policiers, serait « permanentes ». « Il suffirait parfois d’une étincelle pour cela explose, explique le policier. On doit constamment veiller à se faire respecter et ne pas montrer si on a peur. On ne peut plus se comporter comme des policiers, on doit être des flics. »
À l’heure de tomber leur uniforme, les policiers sont aussi la cible de comportements menaçants de la part des petites bandes qui traînent aux alentours du commissariat central. « Il n’est pas rare que des collègues féminines doivent éviter des canettes que des membres de la bande Brunfaut leur lancent à la tête, quand elles rejoignent le parking après le service. »
Constamment « sous pression », les policiers ne bénéficieraient pas toujours du soutien des petits hommes verts, les stewards de rue et autres gardiens de parcs qui patrouillent dans les rues. « L’idée est bonne, parce que ce sont des gars du quartier, mais certains, peut-être aussi par crainte de représailles, sont plus du côté des agresseurs que des victimes. »
Selon lui, plus que le manque d’effectifs policiers, que la présence des stewards ne suffit pas à pallier, ce sont les délais entre le délit et la sanction qui confortent le sentiment d’impunité. « Il m’est arrivé de devoir procéder à une ordonnance de capture plus de 4 ans après les faits. Le gars était rangé. Il a dû faire deux mois de préventive, alors qu’il était marié et papa d’un petit garçon. »
Des faits, des « conneries », ils les ont multipliés, tous ces gars qui « tiennent le mur », sur un coin de la rue d’Ostende, à quelques centaines de mètres de la place des Étangs noirs. L’un d’entre eux était d’ailleurs au volant de la voiture volée qui a terminé sa course au bas des escalators de la station de métro du même nom, en janvier 2007.
Tous sont multirécidivistes et ont commencé leur « carrière » avant de fumer leur premier joint ou de boire leur première bière. La présence d’un journaliste brise momentanément un ennui qui semble profond. Du petit groupe qui se forme jaillissent bientôt plaintes désordonnées et messages de révolte empreints d’un désespoir souvent confus. Les « flamands » ne subissent jamais qu’épisodiquement ce qui constitue leur quotidien. Depuis le prof qui voulait les « buser », jusqu’aux « flics racistes » qui les harcèlent, en passant par les « portiers qui ne les laissent pas entrer », c’est la « société » où ils rappellent être tous nés, qui les rejetterait, quasiment en bloc.
Le délit de faciès, tentent-ils d’expliquer, s’est encore accentué « depuis le 11 septembre ». Ce quartier serait « le préau de Molenbeek », explique l’un, « une prison à ciel ouvert » renchérit un autre. « On se lève tous les matins en se disant qu’on va se faire ch… toute la journée », raconte un troisième. Avec « tout juste deux cafés pour se distraire », la tentation de « faire des conneries » est grande. Certains pour se distraire ; d’autres tout simplement pour manger, en rêvant tout haut à une vie différente : « Nous, ce qu’on voudrait, c’est du boulot. Mais personne ne veut de nous. Parce qu’on s’appelle Mohamed et parce qu’on a un casier. »
Au 1er janvier 2008, la Région de Bruxelles-Capitale comptait officiellement 1.048.491 habitants.
46 % de ces habitants étaient d’origine étrangère. Même si le nombre d’étrangers enregistrés officiellement au sens strict s’élevait seulement à 27 % de la population. Pour un total de 45 nationalités différentes (d’au moins 1.000 représentants).
Au niveau de ces nationalités,
ce sont les Marocains qui viennent en tête (près de 13 % à Bruxelles), devant les Turcs.
Dans certaines communes de la Région de Bruxelles-Capitale, comme Saint-Gilles, plus de 40 % de la population est d’origine étrangère.
Près de trois élèves sur dix inscrits dans l’enseignement obligatoire à Bruxelles habitent dans un quartier défavorisé.
Non. Non pas qu’il n’y a pas lieu de l’évaluer. Cette politique est large : la cohésion sociale, les grandes villes, les contrats de sécurité et de prévention, les contrats de quartier. Tous comportent des projets d’équipement qui contribuent à la cohésion sociale. Ce sont des dispositifs qui sont amortisseurs des tensions mais les politiques de prévention ont leurs limites. Elles atténuent les conséquences d’autres causes, sociales ou familiales, mais elles ne se substituent pas à la politique qui concerne ces domaines. Ce ne sont pas non plus des politiques sécuritaires.
Ces dispositifs ont réduit le risque d’extension de l’unicité sociale et contenu en partie le malaise social des quartiers ! Mais on sous-estime une chose : nous vivons depuis une trentaine d’années dans une inadéquation de moyens publics par rapport à la gestion des flux migratoires et aux nouvelles populations qui composent ces quartiers. On peut chanter avec tous les idéalistes du monde que l’immigration est un atout : elle l’est uniquement quand on parvient à créer les conditions qui permettent l’émancipation, la qualification, la réussite professionnelle… Les « penseurs » de la ville qui déplorent la situation actuelle devraient aussi défendre son refinancement. La ville est une question d’Etat. Il y a un déficit chronique pour les villes qui ont à remplir des tâches difficiles mais indispensables au service de la collectivité nationale.
Il y a pour moi un après mai 2008 et un après septembre 2009. Les incidents à Anderlecht en mai 2008 étaient des affrontements ethniques. Ceux de septembre 2009 ont ajouté un degré dans la gravité : c’est la première fois qu’on voit des armes de guerre en ville. Il y aussi l’expression d’une solidarité négative à l’échelle d’un quartier. Depuis quelques mois, il y a de la part des personnes contrôlées ou incriminées, un appel à cette solidarité négative vers les groupes qui habitent ces quartiers.
Il n’y a pas d’avenir pour les villes si on ne tend pas vers une mixité sociale minimum et vers une mixité ethnique et culturelle ! Je suis entré en politique aussi pour lutter contre les enclaves. Elles existent malheureusement toujours. Elles sont des terreaux plus favorables aux solidarités négatives et des lieux qui permettent un contrôle social par certains. La mixité le rend plus compliqué. Quand des ambulanciers ou des pompiers sont attaqués, il s’agit bien là d’un rejet de tout ce qui s’apparente à l’autorité publique. Il y a un fait, à Molenbeek, assez révélateur : la nuit du 27 au 28 août, un immeuble a été attaqué rue de Ribaucour, un ensemble de lofts. Cette agression exprime un rejet d’une certaine population dans le quartier. C’était à la suite d’une fermeture d’un débit de boissons où il y avait un soupçon de trafic de stupéfiants et des plaintes auraient été formulées par les habitants de ces nouveaux immeubles, des ressortissants belgo-européens.
Ils vivent quand même dans le quartier !
D’accord, mais n’est-ce pas souhaitable que des populations se mélangent même si certains habitants, légitimement d’ailleurs, tentent de s’entourer de certaines mesures de précaution ?
Alors ils ne viendront pas et puis c’est tout.
Tant qu’on n’est pas à un certain niveau d’harmonie sociale, il est normal que les gens prennent des précautions. La politique publique de logement ne peut garantir la mixité dans des proportions élevées étant donné la modestie de moyens publics. On doit nécessairement compter sur les investissements privés pour l’assurer. Ici, on est dans un mauvais scénario où toute tentative de mixité se heurte à la résistance de certains qui savent aussi que dès que la mixité est introduite, les solidarités négatives sont moins faciles à actionner.
Pas eux, mais les trafiquants. Pour beaucoup, être confiné dans certains espaces ne relève pas du choix mais du destin social des familles. La question, c’est : allons-nous vers la gestion d’une ville qui consacre les enclaves affinitaires avec tous les dangers que ça génère, comme le communautarisme, ou essayons-nous de réduire ce phénomène ?
C’est une dérive qui conduit au morcellement ethnique et social, mais c’est peut-être ce vers quoi on va.
Ce n’est pas à moi qu’il faut dire cela. Interrogez-en d’autres. Je suis parfois en colère aussi contre certains intellectuels qui semblent s’étonner de ce qui se passe. J’aimerais qu’ils militent pour la ville, pas seulement pour des abstractions.
Soyons de bon compte : tout ne peut pas s’expliquer par une cause sociale, religieuse, urbaine, « c’est parce que les quartiers sont comme cela que c’est arrivé »… Il y a aussi une cause identitaire. Tout ne peut pas être ramené à la morphologie de la ville.
La politique de la ville a un rôle d’amortisseur des carences des politiques sociales globales. Le grand débat à Bruxelles qui nous déchire depuis le début des années 90, c’est la politique de discrimination spatiale. Certains ont été jusqu’à dire que ces politiques invitaient les gens à rester entre eux parce qu’ils avaient un certain confort. Ce sont des blagues. Ces politiques amortissent les conséquences d’une ségrégation globale.
N’importe quoi ! Vous parlez de la gentrification ? Dites-moi où elle se produit ?
Il n’y a pas eu de mutation sociale grave à Bruxelles ! La rénovation a des effets bénéfiques ! La classe moyenne a des exigences supérieures. Le quartier du haut de Saint-Gilles a été « bobotisé » mais aussi tiré vers le haut, pareil dans les Marolles. On pourrait aussi laisser ces quartiers en l’état, mais on provoquera un effet d’enfermement insoutenable. Ces politiques ont eu l’avantage de donner une meilleure image de ces quartiers et à aux populations une meilleure image qu’elles avaient d’elles-mêmes. Mais, avec Molenbeek, on n’est pas dans le débat sur la rénovation urbaine mais dans celui sur l’ordre public. La où l’autorité publique recule, quelles sont les alternatives ? La loi du plus fort.
Je suis hors de moi. On est ici dans le surréalisme. Quand la réserve fédérale diminue, c’est Bruxelles qui sera la plus touchée puisque c’est nous qui assurons le plus de missions. On doit avoir une présence policière permanente.
Certaines zones sont en sous-effectif à Bruxelles. En même temps, il n’y a que 18 % de réussite au test psychologique qui est le premier test de sélection. Il y a aussi un poids administratif qui encombre les polices locales en même temps qu’un accroissement de leurs missions : transfert de détenus, surveillance de lieux d’intérêt national, sommets européens… Le mode organisationnel de la police est aussi à revoir.
Il faudrait repenser à 19 polices locales comme il y a 19 communes et avoir une police organisée au niveau régional qui s’occuperait des missions non locales et assurerait une réserve d’intervention. La Région devrait avoir la tutelle sur les zones de police. Le groupe de travail regroupant différents acteurs de la sécurité publique à Bruxelles (parquet, police fédérale, les six zones de police…) et moi-même plaidons pour une augmentation des effectifs du corps d’intervention de 50 unités, mais aussi pour l’amélioration de la rapidité de poursuites par le parquet, la création d’un centre de rassemblement pouvant accueillir 150 personnes en état d’arrestation administrative ou encore punir plus sévèrement certains délits, comme le trafic de drogue ou de voitures.
Le paradoxe, c’est que de toutes les régions d’Europe, Bruxelles est la plus productrice d’emplois, la denrée la plus importante pour la cohésion sociale. S’il y a un plan Marshall à imaginer pour les grandes villes, c’est celui de la formation et de l’enseignement. Je crois que l’enseignement traditionnel ne s’en sortira pas seul. On pourrait imaginer, pour ces quartiers, une coopération proche entre les pouvoirs publics et les agents économiques privés. On a avancé en ce sens avec les centres de référence professionnels. On pourrait exonérer de taxes les entreprises qui s’inscriraient dans ce partenariat en jouant le jeu de la formation et des stages. Pour les écoles, le décret mixité est un échec. Je crois à un encadrement différencié et à l’apport de moyens supplémentaires pour les établissements de ces quartiers.
Les témoins qui s’expriment dans le reportage ci-contre ont été triés sur le volet. A dessein. Tous sont confrontés au multiculturalisme. Au quotidien et pas seulement durant les heures de bureau. Ils ne goûtent pas aux « quartiers difficiles » pour réaliser une étude sociologique, écrire un article, inaugurer une salle de fête, ou célébrer la fin du ramadan, avant de monter dans leur auto ou leur métro rejoindre des quartiers certes parfois ennuyeux mais tellement plus rassurants.
Non, ceux qui ont accepté de parler vivent l’immersion totale, ou presque. En l’assumant, puisqu’ils l’ont choisie.
Aujourd’hui cependant, ils affirment ne plus être en harmonie avec leur environnement. Parce qu’ils n’y trouvent plus leur place ou s’y sentent mal à l’aise. Parfois à tort, mais quelques fois à raison. Quand ils sont victimes d’agressions ou d’insultes à caractère raciste ou quand ils avouent leur impuissance à faire respecter la loi. Leur mal-être et leurs inquiétudes seraient, disent-ils, trop rarement relayés, celés par les discours angéliques et bien pensants des uns ou déroutés par le racisme ordinaire des autres.
Occulter cette réalité revient à nier une autre : la désespérance chronique d’une jeunesse ghettoïsée, dont la crise économique a encore rétréci l’horizon. Continuer à laisser à l’extrême droite le soin de poser, seule, certains constats, c’est courir le risque de voir l’électeur lui confier celui d’y apporter les solutions.