DERNIERS TRAVAUX DE L'EXECUTIF WALLON. CHARLEROI RECEVRA 150 MILLIONS

n.c.

Page 29

Samedi 16 novembre 1991

Derniers travaux de l'exécutif wallon

Charleroi recevra 150 millions

L'exécutif régional wallon s'est réuni jeudi pour ce qui devait être sa dernière séance avant les élections. «Devait», puisque les excellences wallonnes ont décidé de se revoir jeudi prochain, à l'écart de la presse.

Les ministres régionaux ont, entre autres points à l'ordre du jour, déterminé sur proposition d'Alain Van der Biest les modalités de répartition du crédit de 500 millions prévu pour alléger les charges de la dette des communes wallonnes. À la date du 31 décembre 1988, les deux grandes villes de Wallonie, Charleroi et Liège, devaient respectivement 917,6 millions et 51,4 milliards au «Fonds 208».

Après régionalisation du Fonds, seule la ville de Liège est restée redevable, cette fois à l'égard de la Région wallonne, d'un solde de 6,4 milliards. D'autres villes et communes wallonnes ont été autorisées à contracter des emprunts de trésorerie avec garantie de la Région wallonne. De ces communes, 23 présentent encore dans leurs budgets des soldes restant dus pour un montant global de 12,5 milliards.

Deux quotités ont été fixées pour la répartition des 500 millions, soit 80 % (400 millions) pour Charleroi et Liège et 20 % (100 millions) pour le groupe des 23 communes. Dans le cadre de la première quotité, la ville de Liège obtient un montant correspondant à 1,56 % du solde restant dû de 6,4 milliards, soit cent millions.

Le solde (300 millions) est attribué à parts égales à Charleroi et Liège, soit 150 millions pour chacune des deux villes. Dans le cadre de la deuxième quotité, la répartition entre les 23 villes et communes wallonnes est établie au prorata du solde restant dû, au 31 décembre 1990, des emprunts de trésorerie contractés avec la garantie de la Région wallonne.

Quelques entités hennuyères sur ces 23 communes: Ath, Châtelet, Chièvres, Courcelles, Frameries, Ham-sur-Heure-Nalinnes, Honnelles, La Louvière, Mons, Montigny-le-Tilleul, Péruwelz, Thuin.

L'exécutif wallon s'est aussi penché sur le cas de la nouvelle société Royal Boch, la célèbre faïencerie louviéroise, qui devrait clôturer l'exercice 1991 par une perte de dix millions de francs.

Il y a lieu, comme on sait, de procéder à des investissements de rénovation du site et de modernisation de l'outil pour quelque 100 millions de francs. La Région wallonne a décidé d'apporter son aide à l'entreprise par un prêt participatif convertible de 40 millions.

L'exécutif a également décidé, sur proposition de son ministre de l'Économie, Bernard Anselme, de céder le site industriel de La Louvière pour 25 millions de francs. Le prêt sera remboursable en quinze ans, avec dix ans de franchise de remboursement d'ordre principal.

Les ministres wallons ont par ailleurs fixé les redevances d'utilisation des aéroports wallons, dont une partie seront utilisées pour la défense de l'environnement. Ainsi, les redevances d'atterrissage sur les aéroports (Liège-Bierset et Charleroi-Gosselies) et les aérodromes (Spa et Saint-Hubert) sont fixées entre 90 et 130 francs la tonne.

Également évoqué, à la séance de ce jeudi, le chantier des ascenseurs de Strépy-Bracquegnies. Sur demande d'André Baudson, l'exécutif wallon a approuvé les contrats partiels, portant sur les équipements oléohydrauliques (177.206.718 francs), la toiture de la salle des machines (440.553.162 francs), et les tableaux de distribution de moyenne tension (24.897.132 francs).