Des réseaux entre femmes
FANELLO,LILIANE
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Samedi 12 avril 2008
Dossier Le carnet d’adresses, indispensable outil de la carrière
Mais pourquoi un réseau spécifiquement féminin ? Parce que les femmes sont encore minoritaires dans les réseaux professionnels classiques. Or la participation à des cercles de connaissances constitue un facteur important dans le développement d’une activité ou la progression d’une carrière. Parmi les freins invoqués à cette participation des femmes à des réseaux mixtes, il y a la difficulté de concilier vies privée et professionnelle. Mais aussi la crainte des stéréotypes ou le manque de confiance de certaines femmes. A moins que le frein soit plus subtil…
Dans un livre consacré à la progression des femmes dans les entreprises (1), Avivah Wittenberg-Cox, consultante de renom en Europe, souligne que « les hommes sont généralement informés et aidés par leurs réseaux et mentors, qui se retrouvent souvent après le boulot dans un bar, ou qui se rencontrent sur des cours de golf. Ces réseaux ne sont en général pas construits pour exclure les femmes, mais la plupart des hommes sont encore étonnamment mal à l’aise d’inviter des femmes. Ils s’inquiètent d’un tas de choses : de comment va être perçue l’invitation, de ce que leurs femmes pourraient dire, et disons-le franchement, s’ils ne seraient tout simplement pas plus heureux dans une entreprise complètement masculine. »
Qu’ils soient inter ou intra-entreprises, spécialisés ou plus généralistes, les réseaux féminins apportent dès lors aux femmes un espace où elles peuvent être comprises sur tous les sujets qui les touchent. Une sorte de bouffée d’oxygène. En retrouvant des modèles qui les inspirent, les aident à progresser. En rencontrant d’autres femmes qui évoluent dans des milieux ou postes traditionnellement masculins.
Avivah Wittenberg-Cox a elle-même fréquenté de nombreux réseaux et créé un réseau féminin à l’échelle européenne. « Le réseau féminin est un espace qui permet aux femmes de parler le même langage. On a vu que dès qu’un homme arrive, il a une autre approche. Il a souvent des objectifs en termes de nombre de contacts, de cartes de visites, alors que les femmes sont beaucoup plus relationnelles. » Cette dimension relationnelle, très solidaire, est souvent citée comme une caractéristique des réseaux féminins. Là où les hommes se contenteraient de relations plus « superficielles ».
Ceci dit, il ne s’agit pas de créer des « ghettos » féminins. Et beaucoup de femmes considèrent que les réseaux féminins doivent être un tremplin vers les réseaux mixtes.
Enfin, les réseaux féminins constituent aussi un lieu privilégié où les femmes peuvent exprimer leur voix vers l’extérieur. Cependant, si les réseaux féminins ont été par le passé beaucoup plus militants, axés sur la défense des droits sociaux, on est bien loin aujourd’hui, dans les réseaux actifs en Belgique, des clichés dits « féministes ».
L’emploi, la carrière des femmes, le développement des affaires, l’information et la formation, la création d’entreprises… sont les préoccupations actuelles de tous ces réseaux. A l’image des réseaux mixtes, en fin de compte. Nous vous invitons à la découverte de onze réseaux.
Quatre conseils pour développer son réseau
Une démarche planifiée et méthodique, un minimum d’apprentissage et de l’entraînement sont donc les clefs du succès. Objectif : rencontrer des personnes utiles pour le développement de votre carrière ou de votre entreprise.
Avantage de ce classement : faire de votre réseau une réelle ressource en élaborant un plan d’action, une stratégie de communication réseau. Plan d’action qui ne sera productif que si vous veillez à mettre à jour vos contacts…
Pratique
Pour participer le samedi 26 avril, tarif préférentiel de 70 euros au lieu de 95 (forfait journée, repas inclus) si vous utilisez le code « References » lors de votre inscription sur www.forumjump.be.
Une porte ouverte vers le monde
Membre du FCEB depuis une vingtaine d’années, Micheline Briclet constitue un bel exemple de ces femmes d’exception : en plus d’être l’actuelle présidente du FCEB et vice-présidente du réseau mondial des Femmes chefs d’entreprises (FCEM), pour ne citer que ces « quelques » casquettes, elle a fondé six sociétés au cours de sa carrière et gère actuellement deux sociétés en Belgique dans les domaines des technologies de l’information et de la communication, ainsi que l’import-export de produits électroniques. « Aujourd’hui, l’objectif du réseau est la reconnaissance du poids économique et sociétal de l’entrepreneur féminin, explique-t-elle. A travers nos activités nationales et internationales, nous voulons promouvoir les initiatives entrepreneuriales des femmes, favoriser leurs échanges économiques, renforcer leur visibilité, et assurer leur information et les échanges d’expériences, et ce à l’échelle mondiale. »
Car une des forces du FCEB, qui va fêter ses 60 ans en 2008, est qu’elle constitue une ouverture extraordinaire vers le monde. En effet, si le FCEB compte 140 membres en Belgique, le FCEM, dont elle est membre fondateur, compte quant à elle 500.000 entreprises réparties sur les cinq continents. « Nous sommes le plus gros réseau de femmes au monde et sommes reconnues aux Nations unies en tant qu’ONG, souligne Micheline Briclet. Les échanges d’expériences sont donc très riches. Nous avons par exemple beaucoup à apprendre des femmes dans les pays africains, tant de leurs combats que de leur volonté de réussir. »
Le Forum des Luxem- bourgeoises
L’objectif premier de Méridienne est donc d’aider les femmes à prendre conscience de leurs compétences et de leurs capacités à se réaliser, et ainsi les inciter à s’investir davantage professionnellement, et plus particulièrement dans l’entrepreuneriat. Concrètement, il organise chaque année le Forum des Luxembourgeoises. Un temps de réflexion sur diverses thématiques destinées à permettre aux participantes de se positionner au mieux dans le contexte socioéconomique et sociologique de leur région. Ensuite, une synthèse des idées échangées et de l’enquête scientifique commandée pour l’occasion est éditée dans un Livre Blanc. « Méridienne crée ainsi un réservoir d’idées grâce au travail d’analyse réalisé en collaboration avec le monde. »
Méridienne travaille également en réseau frontalier dans le cadre d’un projet Interreg Wallonie-Luxembourg-Lorraine. Objectif : mettre en réseau les expériences dans les trois régions et promouvoir l’implication de la femme dans la sphère socioprofessionnelle. « Au vu des enquêtes qui ont été menées, constate Dominique Tilmans, les problématiques des femmes sont les mêmes dans toutes les régions. Cette mise en réseau et ce partage d’informations sont donc très intéressants car ils permettent de gagner du temps quant à l’action à mener. »
Des top managers solidaires et «féministes»
Les critères sont bien entendu d’être universitaire et exercer une fonction dirigeante, « mais il faut également être sympathique. C’est plus subjectif, mais nous avons envie d’avoir des gens positifs et de garder cet esprit sympathique et amical qui caractérise notre réseau ». D’après Evelyn Gessler, le Club L Benelux va bien au-delà de relations formelles. « Les femmes sont moins guerrières que les hommes. Elles se battront pour bien faire leur boulot, mais pas entre elles. Dans notre réseau, nous devenons réellement des amies. Quand l’une ou l’autre a par exemple des problèmes de santé ou connaît un décès, les autres sont là pour apporter leur soutien. »
Créé il y a 21 ans sur le modèle du Club L français, le Club L Benelux compte aujourd’hui environ 150 membres provenant en majorité de la région bruxelloise et issues d’horizons variés : mondes économique, politique, culturel et social. Les rencontres sont informelles : dix dîners par an (dont un ouvert aux conjoints) ainsi qu’un voyage annuel.
Derrière cet esprit d’entraide, le Club L Benelux conserve néanmoins un esprit « féministe ». « Même si d’autres n’aiment pas ce mot, moi je l’apprécie, affirme Evelyn Gessler. En tout cas dans le sens où, à qualité égale et travail égal, il n’y a aucune raison qu’une femme gagne moins qu’un homme. Et des études ont montré que les entreprises qui emploient plus de femmes ont de meilleurs résultats. »
Belgacom est « Women Friendly »
monde. »
Le mot-clé définissant Winc. serait d’ailleurs sans hésiter, selon Mieke Hullebroeck, l’ouverture. Une ouverture vers les différences et la diversité des opinions. Mais aussi, à terme, vers l’extérieur. « La prochaine étape sera en effet d’ouvrir le réseau vers les filiales internationales ainsi que de créer des ponts avec d’autres réseaux. »
Dans le Hainaut au féminin
Son objectif : valoriser les femmes indépendantes et dirigeantes d’entreprises et soutenir les candidates à la création d’entreprise dans la zone Charleroi-Mons-Nivelles. « Suite à une enquête menée par l’Université de Liège sur l’entrepreneuriat féminin, nous avons voulu développer des outils pour pallier les freins en la matière », explique Marie Garbar, coordinatrice du réseau et conseillère en entrepreneuriat féminin à l’UCM Hainaut. Et le réseau Diane fait partie de ces outils : « Le réseau Diane favorise les échanges d’informations formels et informels ainsi que des expériences et bonnes pratiques ; il permet d’éviter l’isolement, de créer de nouveaux contacts. Par ailleurs, il véhicule une image positive de la femme entrepreneur, ce qui est important pour sensibiliser à l’esprit d’entreprendre. »
Parmi les activités proposées, citons la possibilité de rejoindre un stand loué par le réseau Diane sur différents salons professionnels, un programme de mentorat, des activités plus ludiques destinées tout simplement à développer ses relations. « Ce réseau est vraiment un facilitateur de vie, se réjouit Marie Garbar. Je dirais que c’est une manière plus féminine de se faire connaître, et aussi de se porter l’une l’autre. Je ne suis pas pour créer des “ghettos” féministes, mais je constate que si autant de femmes adhèrent au réseau Diane, c’est qu’il répond à de réels besoins, ne fût-ce que dans son fonctionnement, qui est différent de l’approche masculine. »
Femmes, accros du Net et du fun
Rares, les femmes passionnées de TIC, des technologies de l’information et de la communication ? Peut-être
L’idée d’un réseau féminin est née à Londres il y a quelques années, et Clo Willaerts a décidé de tisser sa toile à Bruxelles en septembre 2007. « Brussels Girl Geek Dinners est un réseau sympa, pas féministe ni exclusif, qui permet aux femmes travaillant dans les technologies de se rencontrer », décrit Clo Willaerts, coordinatrice du réseau. Professionnelles des médias, de la pub ou de l’informatique, entre 20 et 40 ans, et en général de niveau universitaire, elles sont actuellement une centaine en Belgique à fréquenter assidûment les « dinners », « blogs », « wiki » et autres canaux exploités par le réseau.
« Une fois par mois, nous organisons un dîner sur un thème technique et invitons des experts, explique Clo Willaerts. Les robots, l’intelligence artificielle… On ne vient que si on est vraiment intéressée. » C’est d’ailleurs quasiment la seule condition pour pouvoir faire partie de ces Girls Geek. Aucune cotisation n’est demandée et la participation à tous les événements est gratuite. « Nous trouvons chaque fois des sponsors, assure la coordinatrice, il faut dire que c’est un groupe-cible intéressant, qui a beaucoup d’influence sur internet. »
L’esprit des Girl Geek Dinners est résolument fun, à l’image de ses membres. Avec ses incontournables cadeaux et gadgets technologiques offerts lors de chaque dîner. « Dans les events fréquentés surtout par des hommes, l’atmosphère est différente, termine Clo Willaerts. On n’y parle que de business. Alors que dans nos events on parle de tout. Ce côté moins formel est typique des femmes. » Dernier détail : les hommes ne peuvent pas participer. Sauf s’ils sont invités par une Girl Geek.
Le bâtiment, version féminine
Né en 1995 à l’initiative de la Confédération de la construction wallonne (CCW), ce réseau qui s’adresse aussi aux femmes chefs d’entreprises et aux employées du secteur compte aujourd’hui 200 femmes réparties en 7 groupes actifs à travers la Wallonie. « L’idée de départ était de professionnaliser les entreprises du secteur, explique Nathalie Bergeret, administratrice de Perle. Nous nous sommes rendu compte que beaucoup de conjointes aidantes sont enseignantes, infirmières… bref, non préparées au travail qui les attend dans l’entreprise de leur mari. Il était donc important de les former. » Perle organise donc des réunions mensuelles ainsi que des formations autour de thèmes directement en lien avec l’actualité du secteur.
« Mais au fil du temps sont apparues d’autres dimensions que nous ne soupçonnions pas », poursuit Nathalie Bergeret. Première d’entre elles : la solidarité. « Celle-ci est très forte : on s’aide en cas de perte d’un emploi, suite à un divorce par exemple. Ou alors, comme une relation de confiance s’est établie entre elles, les femmes vont inciter les maris à travailler ensemble. »
De concours dans les écoles primaires pour valoriser les métiers de la construction à une étude sur le statut des conjointes aidantes défendue devant le Parlement, les femmes de ce réseau ont su convaincre les hommes « qui ricanaient un peu au départ » de leur extraordinaire capacité à faire bouger les choses. Tant et si bien qu’aujourd’hui la présidente de Perle a un mandat d’administratrice à la CCW.
Pour créer son propre emploi
Organisé en tout quatre fois par an, à Liège et à Bruxelles, le programme se décline en trois axes : des formations, de l’accompagnement et un accès à du financement. « Le volet “accompagnement” est très important dans la réussite des objectifs, poursuit Marie Ledent. Nous proposons aux femmes de se regrouper en cercles de soutien de trois à cinq femmes qui vont s’entraider et se soutenir, et prendre confiance. Ensuite, ces cercles peuvent continuer au-delà de cette formation de quatre mois. » Affa n’est donc pas un réseau au sens classique, « mais ces cercles de soutien fonctionnent comme des miniréseaux et sont une source de grande motivation », affirme Marie Ledent. Les participantes de Bruxelles bénéficient en outre d’une marraine issue du réseau Diane (lire en page 5).
Ce projet a été créé et est porté aujourd’hui par Crédal, coopérative de crédit alternatif active notamment dans la microfinance. La plupart des participantes sont sans emploi (78 %) et bénéficient au minimum d’un diplôme secondaire supérieur. « Les femmes représentent seulement 30 % des indépendants, explique Marie Ledent. Or leur proportion augmente depuis quelques années parmi les créateurs d’activité. Elles souhaitent donc des formations et de l’accompagnement qui soient assez souples pour prendre en compte leurs contraintes familiales, qui prennent au sérieux les projets qu’elles portent, même s’ils ne sont pas spécialement innovants, et qui puissent répondre à leurs craintes par rapport à l’endettement. »
Des femmes qui veulent aller loin
Le réseau a la volonté d’être accessible à toutes les femmes actives. Les activités organisées se placent sous le signe de la convivialité : dîners ou petits-déjeuners sympas, activités ludiques, formations, participation à des salons ou colloques… Ces événements ont déjà permis à quelque 900 femmes de nouer des liens : cadres, employées, indépendantes, professions libérales, artistes…
« Participer à des réseaux est la possibilité pour chacun de progresser, que ce soit sur le plan intellectuel, personnel, relationnel ou professionnel, rappelle Bénédicte Philippart de Foy. FAR est un réseau féminin qui ne demande pas de cotisation et qui est non subventionné. Ce que je veux montrer par là est que lorsque l’on croit dans les autres, on peut réussir. Quand on dépasse ses limites, on prend confiance en soi. FAR prouve qu’avec de la réflexion et de la solidarité, on peut vraiment faire beaucoup de choses ! »
A Bruxelles et en Europe
« Pour l’instant, les femmes sont minoritaires dans les postes décisionnaires des entreprises, rappelle Cristina Vicini, présidente de PWI. L’idée de départ de PWI était donc de rassembler des femmes différentes parce qu’elles font des carrières internationales ou font partie des rares femmes managers. » C’est son expérience professionnelle qui l’a motivée à rejoindre un réseau de femmes. « Je viens du monde des technologies et j’ai été témoin du potentiel encore inexploité que représentent les femmes. Si une femme a des capacités, l’entreprise ne peut plus reléguer ces talents au second plan. Beaucoup de femmes quittent leur entreprise parce qu’elles ne sont pas assez valorisées. »
PWI organise des conférences et dîners mensuels, ainsi que des workshops sur des thèmes liés aux affaires, à l’entreprise, à la communication… La dimension multiculturelle est également bien présente étant donné la vingtaine de nationalités représentées. « Par ailleurs, nous sommes un club féminin, mais les workshops sont ouverts aux hommes car il est important de travailler dans un environnement réel, et de construire ainsi un dialogue et des échanges de best practices », précise la présidente. Le réseau compte actuellement 130 membres payants ainsi que 1.600 membres non adhérents.
Dimension supplémentaire : les membres de PWI sont par ailleurs automatiquement membres du European Professional Women Network (EPWN), plateforme européenne rassemblant des femmes travaillant dans des villes d’affaires de 14 pays européens. « Les femmes qui arrivent dans un pays sont seules, elles doivent très vite combattre l’isolement et créer un environnement familier. Le réseau leur permet d’échanger avec des femmes qui ont des carrières similaires. »
Le secteur public fédéral au féminin
Ce réseau s’est donné pour mission de « mettre les femmes au premier plan ». Il veut soutenir celles qui travaillent dans l’administration tant dans leurs perspectives de carrière que dans leur épanouissement personnel. « Toutes les femmes n’ont en effet pas l’ambition de devenir top managers », précise Mila Druwe.
Inspirée par les réseaux qui fleurissent à l’intérieur de nombreuses sociétés internationales, Mila Druwe souhaitait, en créant Felink, permettre aux femmes de construire plus facilement leur propre réseau relationnel. « Les femmes voient en général leur réseau différemment. Elles construisent des relations beaucoup plus fortes que les hommes. Ceux-ci se contentent de relations plus “superficielles”, qui les aident dans leur carrière, alors que les femmes ont tendance à voir le réseau comme de l’amitié, ce qui leur demande beaucoup plus de temps et d’investissement. Or, elles aussi ont besoin d’un réseau de type “superficiel”. » Tous les deux mois, Felink organise, à Bruxelles, une après-midi thématique sur des sujets qui intéressent directement la carrière des femmes. Mila Druwe projette également de développer le concept de « mentorat ».
Les langues pratiquées sont le français et le néerlandais, et le réseau est ouvert au secteur privé ainsi qu’aux personnes travaillant dans des entreprises comme la Poste, la SNCB… Les hommes sont également les bienvenus, même s’ils se sont faits très discrets jusqu’à présent. « Sans doute freinés par le fait de participer à une activité à majorité féminine. »
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