Dexia plombé par le coût de son financement

n.c.

Vendredi 3 août 2012

Le groupe Dexia a enregistré une perte nette de 1,2 milliard d’euros lors du premier semestre 2012, notamment en raison de la hausse de ses coûts de financement.

La banque franco-belge Dexia a de nouveau été dans le rouge au premier semestre, subissant une perte nette de 1,2 milliard d’euros, notamment liée au coût des garanties des Etats français, belge et luxembourgeois pour son financement.

Le résultat a également été plombé par une dépréciation de la valeur de sa participation dans la banque autrichienne Kommunalkredit Austria, à hauteur de 184 millions d’euros. Dexia souligne que le coût des garanties apportées par les trois Etats européens a augmenté pour atteindre 313 millions d’euros, contre 200 millions au premier semestre 2011. Au total, les coûts de financement ont grimpé de 370 millions d’euros d’un semestre sur l’autre.

Au 1er août, Dexia avait émis 49,2 milliards d’euros de dette garantie sous le régime des nouvelles garanties accordées fin 2011. La garantie temporaire accordée à Dexia par la France, la Belgique et le Luxembourg a été relevée de 45 à 55 milliards d’euros début juin.

Le schéma définitif soumis par les Etats prévoit un plafond de garantie portant sur 90 milliards d’euros d’emprunts. Il est actuellement en cours d’examen par la Commission européenne, qui a ouvert une enquête approfondie sur Dexia et veut évaluer la compatibilité de cette garantie avec les règles du marché intérieur. Sur ce sujet, les discussions « sont toujours en cours », indique Dexia dans son communiqué.

Elle y confirme également le remplacement de son administrateur délégué Pierre Mariani par le Belge Karel de Boeck, tandis que Robert de Metz a été nommé président. Il était déjà prévu que M. Mariani reste en place jusqu’à la publication des comptes semestriels. Il assurera encore la présidence de la filiale turque Denizbank et de la filiale de gestion d’actifs Dexia Asset Management jusqu’à la conclusion de leur cession.