Dinner for Schmucks

BRADFER,FABIENNE

Page 10

Mercredi 29 septembre 2010

*De Jay Roach, avec Steve Carell, Paul Rudd, 104 mn.

Grosse déception que ce remake US de l’hilarante comédie de Francis Veber, Le dîner de cons. Adieu, subtilités de langage, fine mécanique du rire, épure de la situation comique, jeu d’équilibristes qu’avait réussi le formidable duo formé par Jacques Villeret et Thierry Lhermitte. Et adieu, l’œil inquisiteur de Daniel Prévost… L’âme du film tant aimé a disparu.

Dans la comédie de Jay Roach (Austin Powers, Mon beau-père et moi), excepté Steve Carell, qui campe un « con » de haut vol avec brio, les autres personnages sont tenus avec fadeur ou de manière grotesque.

Des souris en lieu et place de bâtons d’allumette, c’est plutôt rigolo. Par contre, les scènes hystériques et vaudevillesques plutôt que de joyeux quiproquos de langage… c’est raté. Car si, dans Le dîner de cons, Pierre Brochant n’arrive jamais jusqu’au lieu du dîner, l’hôte de la version américaine n’a aucun mal à faire venir son « con » à l’endroit convenu. Et c’est un festival d’un grand n’importe quoi.

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