Le badge d’accès

STIERS,DIDIER

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Lundi 18 juillet 2011

Le badge d’accès

Les coulisses d’un festival rock sont communément appelées « backstages ». L’accès et la circulation y sont bien entendu strictement réglementés. S’y croisent autocars de tournée pour les artistes les mieux nantis, engins de chantier pour l’entretien du site, camions citernes et frigorifiques, vélos, etc. Les points de contrôle ne peuvent se franchir que moyennant l’accréditation adéquate, le bon badge ou le bracelet de la bonne couleur.

La salle de presse

Le plus souvent, dans des containers, cabines de chantiers ou tout autre local récupéré à cet effet, équipés d’un accès internet, de prises de courant (il ne faut pas plus). Les médias partenaires ont, eux, droit à un traitement de faveur : ni masseuses ni apéro à midi, mais un endroit plus spacieux, et strictement réservé.

L’espace vip

Chaque festival fait selon ses moyens et ses ambitions. A Werchter, on a l’impression de découvrir le travail d’une armée de designers. A Dour, festival plus « rock ‘n’roll » oblige, cette déco est quelque peu minimaliste, le plus souvent limitée à une déclinaison du logo annuel et aux panneaux affichant l’intitulé des chapiteaux.

A l’an prochain, sans la gadoue

Musique 161.000 spectateurs, dont six Mexicains, pour le festival de Dour qui s’est terminé dimanche

Le festival de Dour qui s’est clôturé ce dimanche aura été celui de pas mal de records. A commencer par la fréquentation : les organisateurs annoncent 161.000 festivaliers sur leur site pendant ces quatre jours ! Parmi eux, 6 Mexicains, dit-on ! Chaque nuit, le camping a accueilli 35.000 campeurs. Le mercredi précédant le début des festivités, ils étaient déjà 22.000 à avoir planté leur tente.

Côté son, les chiffres peuvent également donner le tournis. Allons-y : 300 heures de musique, 229 concerts et dj sets, 45 groupes belges à l’affiche… Ce dimanche encore, on a ainsi pu écouter Akro, Ultraphallus ou K-Branding, les expérimentateurs sonores, trop bruyants pour les spectateurs aperçus quittant la Petite Maison dans la Prairie dès l’entame de leur set.

Du monde, il y en avait peu et même fort peu, samedi soir, à l’heure où les revenants de Suede montaient sur la Last Arena, seul espace non couvert du festival. Cent personnes, à tout casser. En cause : le déluge qui s’est abattu sur la Plaine de la Machine à Feu pendant près de quatre heures et qui a transformé celle-ci en bourbier géant. Un piège pour les distraits. Une nouvelle plaine de jeux pour les plus « arrangés ». Et dire que la veille encore, vendredi donc, les conditions étaient estivales pour vivre le concert de Pulp, autre pointure de la britpop, ressuscitée depuis peu. Et cette prestation fut magnifique, par la grâce d’un Jarvis Cocker dandy ironique au meilleur de sa forme, qui aura gardé les « tubes » du groupe (« Remember the first time », Disco 2000 » et « Common people ») pour les moments clés de ces retrouvailles avec le public de Dour.

Groundation célébrant Bob Marley, Neurosis terrorisant les oreilles, ou Public Enemy (à l’heure où nous écrivons ces lignes) bien meilleur qu’aux Lokerse Feesten l’an dernier parce que plus présents sur scène et devant un public ultra-réactif ; c’est vrai qu’il y en aura eu, des invités, tout au long de ces quatre jours. Des attendus, et des inattendus, comme cette fichue pluie. « Nous sommes en Belgique, rappelle avec un sourire Alex Stevens, le programmateur. Tout est donc prévu pour faire face, tout est pensé pour que le festival puisse continuer à fonctionner quand il pleut. Nous n’avons rencontré aucun problème technique. »

On pensait à l’eau, mais c’est finalement le vent qui a le plus inquiété les organisateurs. « Imaginez des rafales de 100 km/h dans les banderoles publicitaires et dans les bâches… »

Hormis ces péripéties météorologiques, les organisateurs sont heureux de cette édition qui s’annonçait comme l’une des plus alléchantes de l’été. « D’une part, nous avons voulu pousser au maximum les spécificités de ce festival : le retour de la Cannibal Stage parce que le public metal aime ça, être forts dans tous les genres, gérer un terrain arrivé à maturité, y créer des espaces… Et d’autre part, nous avons eu beaucoup de chance d’obtenir des réponses positives de la plupart des artistes sollicités pour cette année. »

Rendez-vous en 2012. Le festival aura lieu du 12 au 15 juillet.

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La Raggaravane du Petit Bois

La Raggaravane du Petit Bois

Il est à Dour un coin paisible, où il fait bon s’allonger dans un hamac, du moins quand il ne pleut. Le Bar du Petit Bois dont l’accès est limité pour y éviter les embouteillages, abrite une caravane dans laquelle se sont activés divers dj’s tout au long de ces quatre jours. Ce soundsystem est fait mobile, par son propriétaire (Selekta NereOne) dédié au reggae et genres connexes, et on a déjà pu l’apprécier en divers endroits et festivals du pays. Un must, quoi.

www.myspace.com/raggaravane.