Les communales, c’est dans un an Hainaut

DEHENEFFE,BRUNO; DEFFET,ERIC; DURIEUX, SANDRA; MARECHAL,GISELE; KETELAIR,CEDRIC; LORENT,PASCAL; COLINET,MATHIEU; JANNET,LUCIE; MAC KAY,PHILIPPE; DELEPIERRE,FREDERIC; SCHIAVETTO,FABRIZIO; ALBIN,DIDIER

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Vendredi 14 octobre 2011

Tournai

Tournai Le ministre-président wallon a décidé de quitter le mayorat de Flobecq pour entrer dans la cour des grands à Tournai. Dans ce bastion socialiste, la voie semblait royale pour Demotte, très populaire dans sa chère Wallonie picarde. Mais c’était sans compter sur l’affaire Massy, l’actuel bourgmestre de Tournai reconnu coupable de faux. Demotte l’a maintenu à son poste exacerbant ainsi un peu plus les luttes de pouvoir au sein de son parti. MR, CDH, Écolo sont aux premières loges de cette guerre fratricide : le MR pour revenir au pouvoir après son éviction en 2006 ; le CDH pour maintenir l’alliance avec le PS mais avec un pion en moins, Yves De Greef et les Écolos pour enfin entrer dans une majorité qui y verrait là, l’occasion de changer d’air.

Mouscron

Mouscron À 66 ans, l’actuel bourgmestre Alfred Gadenne (CDH) pourrait espérer passer le relais mais il n’en aura pas le loisir. Le CDH ne pourra pas se passer de son champion des voix de préférence d’autant qu’il devra faire sans Jean-Pierre Detremmerie, l’ancien homme fort de la ville exclu du parti local en 2009. Revanchard, ce dernier use de tous les recours pour récupérer sa place mais pourrait aussi mener son combat sur le plan politique. Une liste dissidente ferait mal au CDH. D’autant que petit à petit, le PS grappille des voix avec ses figures de proues comme Annick Saudoyer ou Christiane Vienne. Dans l’opposition, le MR peut espérer gagner en popularité, de même que les Écolos mais sans doute pas au point de faire basculer la majorité CDH-PS en place.

Mons

Mons

A Mons, ce sera à nouveau Elio Di Rupo et tous les autres, en 2012. Bourgmestre depuis l’an 2000, le futur Premier ministre est évidemment sans rival dans sa ville : une stature nationale, une popularité jamais démentie en dépit de longues absences (avec des mots d’excuses).

Seul petit souci d’ici l’an prochain – mais on chipote –, le maïeur aura déjà dû s’effacer si le Roi le nomme prochainement à la rue de la Loi.

Du coup, tout l’intérêt des élections locales consistera à savoir qui occupera le strapontin communal laissé libre par l’actuel président du PS. Les favoris se nomment Nicolas Martin, Catherine Houdart ou Marc Barvais : on observera leurs places sur la liste PS pour 2012 et la suite.

Mais trêve de plaisanterie : même Premier ministre, Elio Di Rupo restera le vrai patron de sa ville, évidemment. Avec l’objectif de Mons 2015 qui verra la capitale du Hainaut devenir... capitale européenne de la culture.

Dans toute sa grandeur, le maître des lieux emmènera-t-il encore dans sa majorité le MR de Richard Miller ? Ou le CDH ou Ecolo qui sortent de six années d’opposition ? A vrai dire, voilà bien l’unique et petit point d’interrogation de ce scrutin.

Colfontaine

Colfontaine Le combat des chefs aura-t-il lieu ? Voici quatre ans, alors qu’il était bourgmestre, le socialiste Patrick Piérart a été cité dans une affaire de malversations financières qu’il aurait commises ou couvertes au sein de son administration. Une instruction a été ouverte mais elle n’a encore donné aucun résultat. Piérart n’est donc pas encore inculpé. Privé de son mayorat par la fédération PS du Hainaut, l’homme est depuis lors remplacé par Luciano D’Antonio, son premier échevin. Bourgmestre surprise, D’Antonio a su se faire accepter par la population. Il entend d’ailleurs bien faire renouveler son mandat. De son côté, Patrick Piérart dit à qui veut bien l’entendre qu’il va également se présenter aux communales en créant se propre liste de tendance socialiste. Les rouges « officiels » en seront-ils fragilisés ?

Ecaussinnes

Ecaussinnes La mandature 2006-2012 aura été marquée, à Ecaussinnes, par les luttes intestines des partenaires de la majorité, au sein de la liste Ecaussinnes +. La bourgmestre Béatrice Bulteau aura été épinglée pour sa guerre ouverte avec l’échevine des Travaux, Christine Hemberg. Guerre qui pourrait bien bénéficier à l’occasion des prochaines élections, à l’opportunisme politique de Sébastien Deschamps : son dynamisme en a fait une des figures marquantes de la cité de l’Amour. De l’autre côté, la liste Pour Ecaussinnes, menée par l’ancien bourgmestre Jean Dutrieux cherche à tout prix le faux pas de l’adversaire. La question qui se pose est : faudra-t-il encore un seul élu pour faire basculer la balance d’un côté ou de l’autre ? Mais dans cette intrigue passionnelle, tapis dans l’ombre, le FDF fourbit ses armes dans la région. Jouera-t-il un rôle majeur ? Ou ne sera-t-il qu’un arbitre dans la tourmente ?

Dour

Dour

La nouvelle majorité CDH-MR, arrachée de justesse, a-t-elle séduit les Dourois ? Le PS a-t-il une chance de revenir au pouvoir ? À Dour, le combat va être difficile. Il faut dire qu’en 2006, le suspens a été prolongé bien après le scrutin. Avec 42,05 % des voix, la liste CDH de Carlo Di Antonio (Dour Renouveau) avait battu le PS (35,87 %). C’était sans compter sur les alliances. PS et MR s’étaient serré les coudes. À deux, ils emportaient la majorité, à un siège près. Le feuilleton s’est achevé quand une nouvelle élue socialiste, Isabelle Noël, a démissionné du PS pour soutenir Dour Renouveau. Le MR a finalement laissé tomber le PS pour rejoindre la majorité CDH. Le PS entend bien prendre sa revanche. La liste sera menée par Pierre Tachenion, député régional et président de l’Idea. Mais CDH et MR ont annoncé qu’ils faisaient une liste commune et unique.

Frameries

Frameries Le cœur des citoyens balance entre le PS et le CDH de Catherine Fonck. En 2006, le PS a emporté une majorité non absolue, et a donc fait entrer le CDH à ses côtés, pour gouverner une commune où l’Ecolo Manu Disabato est le seul membre de l’opposition. Un Ecolo qui se verrait bien partager le pouvoir à l’avenir… Le véritable enjeu se situe à l’intérieur des troupes PS. Comment les socialistes du bourgmestre Jean-Marc Dupont vont-ils assimiler la présence acquise sur la liste de Didier Donfut, ancien maïeur, ancien ministre et qui espère une réhabilitation politique à travers les urnes ?

Momignies

Momignies La grande question qui se pose à Momignies, c’est de savoir si le bourgmestre MR Albert Depret pourra encore améliorer son score de 2006 aux communales où ses concitoyens l’avaient élu par plus de 1.430 voix sur 3.500 électeurs, un taux de pénétration de près de 50 %. L’homme entend rempiler pour un nouveau mandat, le quatrième. Accessoirement, la question subsidiaire est réglée : « les mandataires MR de notre collège sortant se portent candidats à leur réélection », explique Albert Depret. Pas question de changer la donne ni d’écarter pour un nouvel échevin un membre de l’équipe actuelle. C’est ainsi que le député fédéral MR du Sud Hainaut Denis Ducarme devrait encore passer son tour et ne pas se présenter sur la liste. Ce dernier confirme qu’il n’entend et surtout ne prétend pas vouloir faire mieux que le maître en voix de préférences de Momignies Albert Depret. « C’est quand il ne sera plus là que je m’investirai davantage à l’échelle communale où je participe déjà au conseil de l’action sociale (CPAS). » dit-il

Châtelet

Châtelet

Après une mandature difficile sous Dominique Branders-Reinier (qui était parvenue à recueillir l’unanimité contre elle au sein de son propre collège), le nouveau bourgmestre PS de Châtelet Daniel Vanderlick a redonné de la stabilité à sa majorité communale absolue. Son inculpation dans le cadre de l’affaire Meurice pourrait-elle l’écarter de la tête de liste en 2012 ? Si le président de la fédération PS de Charleroi Patrick Moriau en a évoqué l’hypothèse, les militants de l’USC de Châtelet considèrent qu’il doit rester le leader. En 2006, les résultats du PS aux communales avaient complètement démenti les craintes d’une perte de majorité absolue. « Il est clair que si le même score est réédité, notre groupe ne s’ouvrira pas à un partenaire de coalition », dit Mathy. Qui rappelle que la bagarre aux voix de préférence n’en sera pas moins terrible : une baisse de la population a en effet réduit à huit (contre 9) le nombre de membres du collège communal.

Fontaine- l’Évêque

Fontaine- l’Évêque

En 2006, pour tenir en dehors de la majorité le PS local, le MR, le CDH et Écolo avaient dû s’associer, à Fontaine-l’Evêque, et créer un cartel. Ce dernier sera reconduit pour les élections d’octobre 2012. Ses forces vives l’ont annoncé voici quelques semaines en dressant un premier bilan de leur action. En cinq ans, le collège, issu du cartel, a fait montre de sa capacité à gérer la commune. Il a notamment redressé les finances de celle-ci, tombées dans le rouge sous l’ancien bourgmestre, Georges Rovillard, inculpé et arrêté quelques jours après les élections de 2006. Ce bilan satisfaisant suffira-t-il ? Pas sûr. À Fontaine, le PS est tout puissant et pourrait regagner en 2012 ce qu’il a perdu six ans plus tôt. Pour tenter de préserver ses chances, le cartel a obtenu de Philippe Seghin, le bourgmestre actuel qu’il se représente. Il aura 74 ans en 2012. Il a d’ores et déjà annoncé que s’il était reconduit à son poste de bourgmestre, il n’effectuerait qu’un mandat de deux ans.

Ath

Ath La rumeur court mais s’intensifie de jour en jour : Bruno Van Grootenbrulle, l’ancien et populaire bourgmestre d’Ath (PS), pourrait-il faire son grand retour ? BVGB a une revanche à prendre après avoir dû renoncer à son écharpe suite à son inculpation dans le dossier de la catastrophe de Ghislenghien. Il a été blanchi et la présence sur la liste socialiste de son fils, Florent, 21 ans, devrait être une motivation supplémentaire pour lui. Mais s’il revient, ce ne sera pas en haut de l’affiche puisque Jean-Pierre Denis, l’actuel bourgmestre, a déjà annoncé qu’il emmènerait la liste socialiste. Ces deux-là devront s’entendre pour conforter le PS et manœuvrer Marc Duvivier, le secrétaire communal prêt à se lancer dans l’arène sans doute sur sa propre liste qui grappillerait alors des voix aux socialistes. L’opposition MR et Forum (CDH) peut espérer une ouverture de la majorité absolue socialiste. Les Écolos, eux, ont de bonne chance de faire enfin leur entrée au conseil communal.

Enghien

Enghien

Différents paramètres sont susceptibles de modifier l’échiquier politique actuel. Deux sièges supplémentaires, soit 23 au total, seront à pourvoir suite à l’accroissement démographique dans l’entité qui a franchi le cap des 12.000 habitants. Les ambitions mayorales affichées par l’ex-échevin Olivier Saint-Amand (Écolo) pourraient nuire à une reconduction de la majorité arc-en-ciel dirigée par la députée-bourgmestre Florine Pary – Mille (MR). En 2006, 273 voix de préférence séparaient la première d’Enghien (990) de celui qui l’a rejointe sur les bancs parlementaires. Entre les deux candidats déclarés, la course au mayorat s’annonce rude mais les Verts partent avec un handicap en nombre de sièges (3). Libéraux (5) et socialistes (4) se tiennent dans un mouchoir de poche, devancés par le CDH (7) qui, après 12 ans d’opposition, aspire à renouer avec le pouvoir. L’ancien maïeur et champion des suffrages (1.354) jouera-t-il les prolongations ? Clément Crohain maintient le suspense !

Courcelles

Courcelles

L’enjeu, pour la législature qui s’achève, c’était de tenter de faire oublier les gaffes de la précédente, et ceux qui la représentaient. Axel Sœur (PS) qui aurait eu les moyens d’aller au pouvoir en solitaire, a préféré s’allier avec le MR. C’était compter sans un double tirage : au sein du PS, qui ne semble s’unir que pour tenter de déstabiliser son bourgmestre. Et au sein même du MR : Caroline Taquin rate rarement une occasion de jouer les trublions, en adoptant des positions qui irritent. Sans compter que le PS y met beaucoup du sien pour faire rire de lui, comme lors de l’épisode grotesque du signal d’alarme déclenché par une échevine pour vérifier la réactivité des services de police. Le PS aura sans doute le choix du partenaire et pourrait cette fois penser à Écolo, la meilleure façon de tenter de faire taire le remuant Christophe Clersy.

Charleroi

Charleroi Tous les pronostics sur Charleroi vont tous dans le même sens : Paul Magnette remportera le scrutin communal de 2012 haut la main, permettant au PS de rebondir après le recul de 2006. Secoué par les scandales de la Carolo et de l’ICDI, le PS était passé de 30 à 23 sièges sur 51. Si le nouveau leader confirme ses débuts électoraux, il rendra aux siens la majorité absolue. Mais assumera-t-il le mayorat ? Rien n’est moins sûr, Magnette ayant de grandes chances de rester ministre fédéral. Même majoritaire, le PS ouvrira le jeu. À qui ? C’est l’autre enjeu du scrutin. Au MR d’Olivier Chastel, deuxième parti (14 sièges) mais qui devrait perdre une partie du capital électoral engrangé lors de la Carolo ? Ou au CDH (6 sièges) et/ou Écolo (4 sièges), prolongement de l’Olivier wallon ?

Thuin

Thuin

Ministre wallon des Pouvoirs Locaux et de la Ville, le bourgmestre empêché de Thuin Paul Furlan figure parmi les champions de la pénétration électorale en Hainaut. Aux dernières communales, sa liste PS avait emporté une belle majorité avec 15 élus sur 23. Tout porte à croire que le résultat devrait se confirmer au moins, même si le député bourgmestre ff dPhilippe Blanchart se refuse à vendre la peau de son groupe avant d’avoir gagné le scrutin. Les grandes clés de l’élection de 2012 se trouvent dès lors dans les autres camps : au MR dont la tête de liste Béatrice Monseu a passé le relais à Marie-Françoise Nicaise qui vient de lui succéder dans le collège, mais aussi au CDH où Jean Cosyns a annoncé qu’il ne serait plus candidat, laissant les commandes de la liste à sa fille. Le plus convaincant des deux rejoindra le PS.

La Louvière

La Louvière La mandature se termine avec quelques soubresauts pour le bourgmestre Jacques Gobert : la fin de Boch et le dossier du théâtre. Seul candidat à sa succession au PS qui a absorbé l’UDSC, le bourgmestre se posera-t-il en monarque éclairé d’une nouvelle majorité absolue socialiste ou reconduira-t-il une alliance avec les réformateurs ? Plusieurs raisons pour en douter : le MR, quelque peu bridé lors de l’actuelle mandature, semble avoir d’autres ambitions. Des dissidences se sont créées en son sein, que la scission avec le FDF risque de renforcer. Le CDH y trouverait bien son compte. Mais si l’alliance avec le PS leur a échappé de peu en 2006, il est fort peu probable que les socialistes veuillent voir leurs couleurs « déteindre » vers l’orangé, au moment où la rose écarlate brille de nouveau dans les mains du formateur.

Comines

Comines

Le bourgmestre Gilbert Deleu (Action) briguera un cinquième mandat consécutif mais sans le populaire Jean-Jacques Vandenbroucke. En guerre avec le bourgmestre, l’avocat abandonnera la politique pour devenir bâtonnier du barreau de Tournai. L’échevine Chantal Bertouille (MR) rêve, elle, de déloger Gilbert Deleu. Pour cela, elle verrait bien un cartel avec le PS et Écolo, déjà associés.

Pecq

Pecq

La majorité absolue CDH éclate. Le bourgmestre Marc D’Haene mènera sa propre liste dans laquelle on trouvera René Smette (MR), dont le groupe a décidé de ne plus reconduire le cartel avec Écolo, qui aura sa propre liste. Deux échevines et la présidente du CPAS devraient rejoindre la liste Oser menée par l’ex-échevin Demortier, viré du PS il y a 6 ans. Le PS, lui, espère profiter du chaos pour entrer au collège.

Fleurus

Fleurus Un an avant les élections, plusieurs échevins socialistes ont déjà annoncé qu’ils ne seront pas candidats en octobre 2012. Que le PS local conserve sa majorité absolue ou qu’il l’ouvre à un partenaire minutieusement choisi, il devra composer une nouvelle équipe. Parmi les visages connus, on pourrait retrouver le député fédéral Olivier Henry.

Morlanwelz

Morlanwelz

Le bourgmestre Jacques Fauconnier (PS) ne devrait pas se représenter lors des prochaines élections. Qui sera son successeur ? Christian Moureaux, Jean-Charles Deneufbourg, Josée Incannela. Les paris sont ouverts. Pendant ce temps, les membres de l’opposition MR, Ecolo et l’ARC (Alliance pour le Renouveau de Carnières) rêvent de strapontins en hurlant au scandale de l’immobilisme qui secoue l’équipe en place. Au cours de l’année écoulée, des réunions exploratoires se sont tenues pour élaborer une union des oppositions capable de renverser la majorité. Le CDH marquerait une certaine réticence à entrer dans la ronde.

Estinnes

Estinnes L’enjeu : Aurore Tourneur (31 ans), populaire premier échevin CDH deviendra-t-elle le prochain bourgmestre en lieu et place d’Etienne Quenon ( ECP-entente communale pluraliste ), de tendance MR ? Une alliance ECP-MR-PS aurait été mise au point avec l’assurance de la tête de liste pour Etienne Quenon. Une façon d’écarter Aurore Tourneur qui n’aurait plus qu’à entrer dans cette coalition ou partir en liste unique. Perdu d’avance ?

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