Genappe craint pour ses écoles

FIFI,VINCENT

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Samedi 17 octobre 2009

Enseignement Effets pervers ?

En faisant le point sur la rentrée scolaire dans les écoles communales de Genappe, l’échevine de l’enseignement Henriette De Gieter s’est réjouie du succès de l’immersion linguistique en cours depuis trois ans à Baisy-Thy. Un bon point aussi pour l’orientation « sport étude » à l’école de l’Espace 2000 qui fait figure de projet pilote en Communauté française.

Multiplier les initiatives novatrices n’empêche pas le nombre global d’élèves dans les classes primaires de diminuer. On passe de 440 l’an dernier à 429 pour cette rentrée. « Le troisième cycle, c’est-à-dire les cinquième et sixième, est plus difficile à gérer, explique l’échevine. À cause du décret Mixité et de l’inquiétude des parents qui ne savent plus que croire. Pour éviter tout désagrément, ils préfèrent que les enfants quittent nos écoles communales pour poursuivre à Nivelles, Ottignies ou Louvain-la-Neuve. »

Un effet pervers difficile à juguler. Les changements successifs de règles, même bien intentionnés, pourraient encore brouiller davantage les esprits. De plus, il n’y a pas que les classes supérieures qui se vident. Si une famille a plusieurs enfants dans une petite école de village et que l’aîné part ailleurs, les frères et sœurs suivent pour des raisons pratiques.

« Je trouve ça vraiment scandaleux », tonne le bourgmestre MR Gérard Couronné. Son échevine précise qu’il n’y a pas lieu d’en vouloir aux parents. Comment leur reprocher d’être attentifs à l’avenir de leurs enfants ?

Phénomène réel

mais pas général

Du côté des écoles primaires partenaires d’établissements secondaires, on nuance tout de même. « Déjà dans le passé, les élèves faisaient ce qu’on appelait une préparatoire – la sixième primaire – pour mieux s’intégrer en secondaire, explique-t-on à Saint-Michel, l’école primaire dont les locaux sont situés dans l’enceinte du collège Sainte-Gertrude de Nivelles. Maintenant, il est interdit de changer d’école – sauf raisons valables – en cours de cycles. Alors certains arrivent en cinquième. Mais on ne leurre pas les parents : on les avertit que venir chez nous n’ouvre aucune priorité pour intégrer le Collège. »

La directrice de la section primaire de l’Enfant-Jésus de Nivelles, Brigitte Schoon Ians, confirme, elle, que le phénomène est réel, mais qu’il ne faut pas généraliser : la population scolaire est en hausse de manière globale dans la cité aclote depuis des années. Et de toute façon, les écoles primaires sont limitées par la capacité des locaux.

On refuse aussi des inscriptions en primaire à Martin V, à Louvain-la-Neuve. Sur onze demandes de nouvelle inscription cette année en cinquième primaire, le directeur n’a pu accepter que deux élèves : « Prendre un seul facteur pour expliquer un changement d’école est un peu court. Il faut tenir compte du projet d’école, du lieu de travail des parents ou encore des horaires de garderie… »