Genappe craint pour ses écoles
FIFI,VINCENT
Page 23
Samedi 17 octobre 2009
Enseignement Effets pervers ?
Multiplier les initiatives novatrices n’empêche pas le nombre global d’élèves dans les classes primaires de diminuer. On passe de 440 l’an dernier à 429 pour cette rentrée. « Le troisième cycle, c’est-à-dire les cinquième et sixième, est plus difficile à gérer, explique l’échevine. À cause du décret Mixité et de l’inquiétude des parents qui ne savent plus que croire. Pour éviter tout désagrément, ils préfèrent que les enfants quittent nos écoles communales pour poursuivre à Nivelles, Ottignies ou Louvain-la-Neuve. »
Un effet pervers difficile à juguler. Les changements successifs de règles, même bien intentionnés, pourraient encore brouiller davantage les esprits. De plus, il n’y a pas que les classes supérieures qui se vident. Si une famille a plusieurs enfants dans une petite école de village et que l’aîné part ailleurs, les frères et sœurs suivent pour des raisons pratiques.
« Je trouve ça vraiment scandaleux », tonne le bourgmestre MR Gérard Couronné. Son échevine précise qu’il n’y a pas lieu d’en vouloir aux parents. Comment leur reprocher d’être attentifs à l’avenir de leurs enfants ?
Du côté des écoles primaires partenaires d’établissements secondaires, on nuance tout de même. « Déjà dans le passé, les élèves faisaient ce qu’on appelait une préparatoire – la sixième primaire – pour mieux s’intégrer en secondaire, explique-t-on à Saint-Michel, l’école primaire dont les locaux sont situés dans l’enceinte du collège Sainte-Gertrude de Nivelles. Maintenant, il est interdit de changer d’école – sauf raisons valables – en cours de cycles. Alors certains arrivent en cinquième. Mais on ne leurre pas les parents : on les avertit que venir chez nous n’ouvre aucune priorité pour intégrer le Collège. »
La directrice de la section primaire de l’Enfant-Jésus de Nivelles, Brigitte Schoon Ians, confirme, elle, que le phénomène est réel, mais qu’il ne faut pas généraliser : la population scolaire est en hausse de manière globale dans la cité aclote depuis des années. Et de toute façon, les écoles primaires sont limitées par la capacité des locaux.
On refuse aussi des inscriptions en primaire à Martin V, à Louvain-la-Neuve. Sur onze demandes de nouvelle inscription cette année en cinquième primaire, le directeur n’a pu accepter que deux élèves : « Prendre un seul facteur pour expliquer un changement d’école est un peu court. Il faut tenir compte du projet d’école, du lieu de travail des parents ou encore des horaires de garderie… »
Articles similaires :
- BOUSVAL Nollet à la communale «Il faut con...
- ENSEIGNEMENT : Des parents campent devant ...
- ÉCOLE : La Flandre durcit les conditions...
- Ecole d'Houtain-le-Val...
- FINI CHEZ NOS VOISINS LES ECOLES DE MOINS ...
- Genappe Excepté à Vieux-Genappe : Ecoles d...
- Enseignement Des parents désespérés : Le t...
- L'ECOLE PRIMAIRE MIXTE Nø2:UN SIECLE ET DE...
- LES ENSEIGNANT A L'AIDE DE DYSMELIA...
- LA FICHE DE L'ACTUALITE N°206 L'ENSEIGNEME...
- UNE SUGGESTION DES ELEVES DE 15 ECOLES PRI...
- LE PRIMAIRE OFFICEL A NIVELLES UNE ANNEXE ...
- Nouveau règlement dans les écoles flamande...
- Nivelles...
- PREMIÈRE GRECQUE...
- Les établissements secondaires se comptent...
- Nivelles Plus de 800 enfants pour une expo...
- Enseignement « Robin des Bois » va priver ...
- L'ANCIEN LYCEE DANS LE RESEAU COMMUNAL, TR...
- Marcel dans la machine à critères...
