Dour a son festival de secouristes

MARECHAL,GISELE

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Samedi 16 juillet 2011

Evénement 500 volontaires de la Croix-Rouge

Cinq jours de bivouac. La Croix-Rouge, au sein du Dour music festival, c’est un village dans le festival. Du mercredi midi au lundi midi, ils sont, toutes les 12 heures, cent volontaires à se relayer bénévolement. Soit 500 recrutés au total. Dont six néerlandophones, pour la première fois. « Dour, c’est une ambiance chouette, sans clans : nous faisons nos métiers et sommes unis dans le volontariat », avoue le Dr Neppe, 2e année à Dour. Les volontaires sont présents en patrouilles, dans les postes médicaux avancés (PMA) du site, du camping, et celui de l’école, l’espèce de mini-hôpital où sont acheminés les cas les plus lourds. Les cas les plus critiques sont hospitalisés.

« Nous avons toujours un trilingue ou un bilingue dans les PMA, note Christian De Pryck, chef de zone. Ici, nous avons dû converser par gestes avec un Russe. L’an passé, on a ramé avec des Suédois ne parlant pas anglais. »

« Les bobos ? Ils sont bénins dans 85 % des cas. Ils vont au PMA derrière le paravent T3 », explique Daniel, responsable du PMA camping. Ils ont de petites brûlures avec l’eau bouillante du réchaud, de piqûres de guêpes, des blessures aux plantes des pieds nus sur la prairie inégale, voire des entorses. « En cas de suspicion de fracture, nous préférons envoyer la personne vers un hôpital, quitte à ce qu’elle revienne avec des béquilles », confie Isabel, kiné d’Ottignies. Le PMA est aussi pourvu de civières pour le repos forcé de certains. « Au PMA de l’école, nous disposons de 20 civières dans une classe. Cette nuit, elles affichaient complet. En cause ? Des festivaliers en hypothermie. Il fait exceptionnellement froid la nuit, cette année », confie le Dr Todorov, un des trois médecins urgentistes responsables du PMA École.

Les volontaires ont reçu la visite de la directrice Danièle Sontag. « Je viens en guise d’encouragement, car absolument tout est prévu sur place. Des éventuels renforts en matériel sont dans des camions. » Les réunions de préparation se succèdent depuis mars. « La difficulté, confie De Pryck, réside dans la succession rapide pour nous, de la ducasse de Mons et du festival. » Pas de panique, le plan préventif peut verser au plan d’intervention médicale en cas de besoin.

Soigner les festivaliers ? « Un plaisir. Ils la jouent « peace and love ». Certes, ils boivent parfois trop, ou prennent des substances… mais ils ne sont jamais agressifs », conclut le Dr Dubois, 23 ans de participation.