Fabbrica Het leven en de werken van Leopold II Huis clos Je ne suis pas sorcier La noce chez les petits-bourgeois La tectonique des sentiments

n.c.

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Mercredi 14 septembre 2005

Rideau de Bruxelles.

Seul en scène, Angelo Bison raconte 150 ans d'histoire de l'Italie à travers un texte magnifique d'Ascanio Celestini, mêlant témoignages réels et légendes débordant de poésie et d'humour. Un formidable moment de théâtre mis en scène par Pietro Pizzuti. (J.-M. W.)

KVS.

Livrée en 1969 par Hugo Claus, cette pièce s'attache aux années 1835-1909, époque où Léopold II enracina la Belgique au Congo. (W. M.)

Théâtre de La Flûte Enchantée.

Un homme et une femme se retrouvent en enfer. Ils ne se connaissent pas. Ils sont de caractère diamétralement opposé. Mais ils vont tous deux accoucher de leur mal-être. « L'enfer, c'est les autres », dit la replique la plus célèbre de cette pièce de Jean-Paul Sartre, cette fois mise en scène par Gérard Gianviti. (L. A.)

Théâtre 140 ; Centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Bovigny ; Centre culturel de Libramont-Chevigny ; Centre culturel d'Ottignies.

Après son très acclamé « Fou noir au pays des Blancs », Pie Tshibanda, écrivain congolais converti en star de la scène, y revient pour la suite de sa fable moderne sur les sociétés européennes et africaines. Pie nous connaît mieux. Il parle de nos couples, de la mort, de l'amour. Le psychologue a remplacé l'étranger. Un propos moins farouche, mais toujours humain. (C. Ma.)

Théâtre Jean Vilar, Louvain-la-Neuve.

Sous la plume de Brecht, une noce vire au cauchemar. Un récit déjanté, avec bris de meubles et disputes des convives, mène à la farce et dénonce les conventions bourgeoises. Cette humeur va bien à Carlo Boso, épris du rire, mais sa mise en scène doit encore trouver son rythme, en compagnie d'une dizaine de comédiens du Théâtre de l'Eveil. (L. A.)

Théâtre Le Public.

L'amour peut-il virer à la haine en quelques secondes ? Eric-Emmanuel Schmitt explore les rapports de force, de désir et d'orgueil entre un homme et une femme d'aujourd'hui. Sans perdre son panache, l'auteur à succès fait le grand écart entre tragédie et aphorismes trop littéraires, offrant aux cinq acteurs un théâtre un peu froid. La mise en scène de Michel Kacenelenbogen ne cherche pas à éluder ce ton et bétonne un spectacle plein de tensions et de bonnes questions. Ravie, la majorité des spectateurs en redemande, mais personnellement, on avoue être plus perplexe face à ce quintette à la chaleur très théorique. (L. A.)