Fin des travaux en 2012 ?

RIZZA,ETTORE

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Vendredi 25 septembre 2009

Binche Le dossier du triage lavoir

A l’arrêt depuis fin février, le chantier de réhabilitation du triage lavoir de Péronnes-lez-Binche pourrait redémarrer au printemps 2010. Avec, en perspective, une réhabilitation complète pour 2012 et 21.000 m2 entièrement attribués. La SA Triage-Lavoir du Centre, qui réunit autour de ce projet cinq partenaires publics et privés, arrive en effet au terme de ses négociations avec la Régie des bâtiments.

Pour rappel, la gardienne du patrimoine immobilier de l’Etat compte louer au lavoir un espace de 9.600 m2 afin d’y entreposer les collections d’institutions scientifiques fédérales. Or, sans la signature de ce gros locataire, impossible pour la SA Triage-Lavoir d’obtenir les subsides et les prêts bancaires indispensables à la poursuite du chantier, lequel a déjà coûté un bon quart des 25 millions prévus. « Nous venons de leur renvoyer une dernière version du protocole d’accord pour le bail emphytéotique, se réjouit Vanessa Krins, gestionnaire du dossier à l’Institut du patrimoine wallon. On espère aboutir sous peu et reprendre les travaux au printemps. »

On se souvient qu’en novembre dernier, les hésitations de la Régie avaient entraîné quelques coups de colère – arrêt momentané du chantier et menaces de procédure judiciaire, relayées au ministre de tutelle Didier Reynders… Les relations avaient toutefois fini par se décrisper.

Sauf nouvelle volte-face, la SA devrait donc pouvoir aborder la restauration intérieure du lavoir et celle de ses abords, ainsi que la construction du bâtiment semi-enterré destiné aux collections muséales. « Soit 18 mois de travaux au maximum, ce qui laisse espérer une rénovation complète courant 2012 », s’avance Vanessa Krins.

Outre l’espace réservé à la Régie, la friche industrielle, en rénovation depuis septembre 2005, abritera le futur « Centre de formation professionnelle pour les métiers d’art et l’artisanat contemporain » de l’Ifapme, qui s’étendra sur 3.600 m2.

Quant aux 8.000 m2 restants, des négociations sont en cours pour les allouer à un locataire unique : la Région wallonne, qui souhaite en faire un dépôt de découvertes archéologiques. Le gouvernement wallon a marqué son accord de principe. Reste à négocier ces agaçants détails techniques qui ont tant retardé la fin des travaux…