Formats réduits L'Ecole des loisirs et d'autres éditeurs rééditent en petit leurs meilleurs titres

CAUWE,LUCIE

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Mercredi 25 juillet 2001

Formats réduits L'Ecole des loisirs et d'autres éditeurs rééditent en petit leurs meilleurs titres LUCIE CAUWE

Parce que leur public initial a grandi et souhaite souvent offrir aujourd'hui à ses propres enfants les trésors littéraires de son enfance, la maison française L'Ecole des loisirs a eu la bonne idée de lancer sa «Petite bibliothèque». Un format réduit (de 12 x 16 cm) mais très soigné pour ce florilège destiné à réunir des albums d'anthologie parus chez l'éditeur depuis sa création, en 1965. La première livraison comporte huit titres joyaux et ne sera hélas complétée que début 2002; Yvan Pommaux, Nadja, Leo Lionni, Philippe Dumas et d'autres titres de Corentin et Ungerer sont annoncés.

La «Petite bibliothèque de l'Ecole des loisirs»:

rien que du beau,

et du meilleur

Quel plaisir de retrouver ces huit albums qui, au fil des ans, sont devenus de véritables classiques. Si, pour la plupart, ils existent toujours en grand format ainsi qu'en version brochée de poche, leur republication dans la «Petite bibliothèque» leur confère un très appréciable label «écoledesloisirsissime». Rien que du beau, et du meilleur! Cette sorte de «bibliothèque idéale des 3 à 7 ans» reflète agréablement les grandes tendances qui ont marqué les trente-cinq dernières années en France et ailleurs.

Comment les éditeurs ont-ils fait pour décider des huit premiers élus? On imagine les discussions devant un catalogue qui regorge de centaines de titres merveilleux. En tout cas, cette première livraison brille de mille feux: «Les trois brigands», album indispensable de Tomi Ungerer et «Le magicien des couleurs», fantaisie poétique et polychrome d'Arnold Lobel, l'ode à la foi en l'autre qu'est le délicat «Léo» de José Aruego sans oublier la crème de la création française, la toilette du délicieux petit pingouin «Biboundé» de Michel Gay, une visite des assiettes des voisins dans «Bon appétit, Monsieur Lapin!» de Claude Boujon, la tendre ritournelle de «Calinours va faire les courses» d'Alain Broutin et Frédéric Stehr, la difficile amitié entre un loup et un lapin racontée par Grégoire Solotareff dans «Loulou» et, enfin, les rêves décalés d'horizons lointains de Philippe Corentin dans «L'Afrique de Zigomar».

Malgré la réduction de format - bien pratique pour se glisser dans les poches, les sacs à dos ou constituer une mini-bibliothèque de coups de coeur, d'autant que le prix est modique - les albums ont conservé toute leur force. Leur fabrication de qualité les inscrit parfaitement dans une logique de cadeaux à offrir. Ou à se faire...

A peine plus chers, donc toujours au prix des poches, de petit format aussi (15 x 21 cm) mais plus grands que les précédents et impossibles à fourrer dans la poche d'un vêtement courant, le Seuil Jeunesse propose de son côté six «Mini» destinés aux plus de 5 ans: cinq rééditions choisies dans le meilleur de sa production récente, «Yakouba» et «Le mangeur de mots» de Thierry Dedieu, «Pas de violon pour les sorcières» de Catherine Fogel et Joëlle Jolivet, «Jouons avec les chiffres» de Massin et Les chats pelés, «Dune» de Paringaux et Loustal, ainsi qu'un inédit intéressant, «Le chien de la lune» de Nele Moost et Jutta Bücker.

Enfin, signalons la collection «Les petits albums» de Mango Jeunesse: huit moyens formats cartonnés, à petit prix, destinés aux enfants, dès 3 ans, et reprenant des histoires tendres et drôles du catalogue: notamment «Bonne nuit, petit Gorille» et «Zaza la peste» de Peggy Rathman, «Ma maman et moi» et «Mon papa et moi» de Tadao Miyamoto.

«La Petite bibliothèque de l'Ecole des loisirs», huit titres, 210 F (5 _ ).

«Les Mini Seuil Jeunesse», six titres, 265 F (6,5 _ ).

«Les petits albums Mango Jeunesse», 265 F (6,5 _ ).