GREENPEACE ATTEND LA COMMISSION...

AFP

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Mercredi 4 octobre 1995

Greenpeace attend la Commission...

Entre nouveaux «regrets» (Organisation des Etats américains) et nouvelles «condamnations» (Brésil, Mexique), les réactions au deuxième essai nucléaire français (lundi, à Fangataufa) ont pris hier, par endroits, une tournure un peu plus consistante.

Ainsi, les seize pays du Forum du Pacifique Sud (14 îles plus l'Australie et la Nouvelle-Zélande) ont annoncé au siège new-yorkais des Nations unies la «suspension» de leur dialogue avec la France dans le cadre de ce groupe d'Etats.

Au Japon, la municipalité de Tokyo a annulé l'envoi d'une mission d'études sur les problèmes urbains dans la capitale française - et à Dalian, en Chine - pour protester contre les essais (conduits par les deux pays). A Papeete (Tahiti), un cocktail Molotov a été lancé sur le Palais de justice, sans faire de dégâts - c'est le seul incident signalé jusqu'ici en Polynésie française depuis le test de Fangataufa.

Enfin en Belgique, quelques militants du mouvement écologiste flamand «Voor Moeder Aarde» («Pour la Terre nourricière») ont lâché, hier matin, des ballons dans le bureau bruxellois de réservation d'Air France. Pas d'incidents.

Et de leur côté, une quinzaine de militants belges, néerlandais et allemands de Greenpeace sont postés depuis hier midi devant le Breydel, siège actuel de la Commission européenne à Bruxelles. Les manifestants doivent y demeurer jusqu'à ce midi, pour exiger que le Collège des Commissaires (réuni ce matin) décrète les tests français «expériences particulièrement dangereuses», selon la définition inscrite à l'article 34 du Traité Euratom. Et, du coup, traduise la France devant la Cour européenne de justice si elle s'obstinait à poursuivre ses essais.

Mais, hier soir, la Commission (dont les experts envoyés à Mururoa et Fangataufa n'ont pas eu accès à toutes les installations) faisait savoir le report à la semaine prochaine de la publication de ses conclusions... (AFP.)