Hôpitaux - L'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth s'est installé à Woluwe-Saint-Lambert Une aile pousse à Saint-Luc

DEFRANCE,FABIENNE

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Jeudi 9 octobre 2003

Hôpitaux - L'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth s'est installé à Woluwe-Saint-Lambert

Une aile pousse à Saint-Luc

* Le nouveau bâtiment compte 68 lits. * L'Institut accueille des patients en revalidation, après leur hospitalisation. * La disposition des chambres est novatrice.

FABIENNE DEFRANCE

La reine Paola en personne inaugurait hier officiellement les bâtiments flambant neufs de l'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth, une institution qui a fusionné en 1998 avec les Cliniques universitaires Saint-Luc. Installé jusque-là rue Wayenberg à Ixelles, l'établissement souhaitait rejoindre au plus vite le site de l'hôpital universitaire, à Woluwe-Saint-Lambert. Il a fait mieux : il est désormais physiquement relié aux Cliniques par une passerelle.

Cette nouvelle aile de 68 lits offre une belle valeur ajoutée aux Cliniques Saint-Luc. L'Institut constitue un maillon supplémentaire dans la filière traditionnelle de soins, explique le Dr Denis van der Vaeren, responsable médical de l'Institut. Tandis que les Cliniques s'occupent des courts séjours, l'Institut prend en charge le moyen séjour.

Sont accueillis à l'Institut les patients qui, après avoir subi un traitement lourd ou une intervention chirurgicale, ont besoin d'une période plus longue de réadaptation fonctionnelle que celle offerte ordinairement par les centres hospitaliers. Une première unité de soin, dite de gériatrie subaiguë, s'adresse ainsi spécifiquement aux personnes âgées. Un second département, dit de réadaptation neuro-locomotrice, est réservé, lui, aux personnes de tous âges, souvent issues des unités d'orthopédie ou de neurologie. L'Institut comprend en outre une unité de soins palliatifs de douze lits.

La construction et l'aménagement du bâtiment ont pris deux ans et coûté environ 12 millions d'euros, financés en grande partie sur fonds propres. La conception architecturale est novatrice, surtout au niveau des chambres à deux lits. Les lits ne sont pas disposés côte à côte, comme c'est le cas dans les chambres d'hôpitaux, explique Michel Bruyère, ingénieur. Ils sont installés face à face, de manière décalée. Cela permet aux patients de converser plus aisément, de disposer de plus d'intimité. En plus, chacun a ainsi une fenêtre à sa hauteur.

Pour moi, cette nouvelle installation présente deux avantages certains, estime le Dr Henri Nielens, chef de service à l'hôpital Saint-Luc. Le bâtiment, spécifiquement conçu pour le séjour moyen, offre tout le confort que demande ce type de soins. Et la proximité de Saint-Luc permet non seulement de bénéficier d'un équipement médico-technique de pointe, mais aussi de faire appel très rapidement au personnel médical en cas de problème.·