Il paraît qu’une autre Belgique est possible

LAMENSCH,MICHELLE

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Jeudi 25 février 2010

Edition Un ouvrage inspiré du programme du mouvement B Plus

Aux séparatistes, rattachistes et partisans du statu quo, résolus ou résignés, le mouvement B Plus répond : « Oui ! Une autre Belgique est possible. » Gilles Vanden Burre, président du mouvement, en a fait le titre d’un livre paru sous sa plume, chez Luc Pire.

Ce Bruxellois de 32 ans a basé sa démonstration sur le credo de B Plus selon lequel une grande majorité de Belges veulent continuer à vivre ensemble. B Plus milite pour une Belgique fédérale sauvegardant la solidarité nationale et responsabilisant davantage les Régions.

« Le débat sur l’avenir du pays est très vif, dit Gilles Vanden Burre, mais il est confisqué par les milieux politique, médiatique et académique. Or les gens peuvent pousser le politique dans le dos. »

L’auteur relève une série d’anecdotes où des citoyens abattent les clichés collés à l’autre Communauté. Comme cette Flamande qui offre des friandises à ses collègues de bureau francophones après avoir constaté le bénéfice du jobkorting (réduction d’impôts consentie par la Flandre) sur sa fiche de paie…

Gilles Vanden Burre veut retirer les épines linguistiques qui bloquent la « modernisation » du pays. Il suggère la scission de BHV, moyennant la création d’une circonscription électorale nationale, le maintien de la frontière linguistique et de celle de Bruxelles, pondéré par une Communauté urbaine élargie aux deux Brabant, l’autonomie complète de Bruxelles, à l’image de la Flandre et de la Wallonie, la nomination des trois bourgmestres de la périphérie, « s’ils respectent les législations linguistiques », combinée avec la suppression des circulaires Peeters et Martens.

Pour mettre en œuvre ces réformes, Gilles Vanden Burre mise sur la jeune génération politique « plus décomplexée par rapport aux nœuds communautaires. Les jeunes politiques sont les premiers enfants du fédéralisme qui n’ont pas connu (ou si peu) la Belgique unitaire. »