Jadoul et Dewart, têtes de liste verte

BODEUX,JEAN-LUC

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Samedi 14 mars 2009

A l’image des premiers bourgeons qui percent, Ecolo a dévoilé ses têtes de liste, vendredi matin. Si Christine Dewart, la conseillère provinciale de Nassogne, était attendue pour Arlon-Marche-Bastogne, le nom d’Olivier Jadoul, échevin chestrolais, constitue plus une surprise pour Virton-Neufchâteau.

Il n’y a donc pas de tête de liste sudiste. « On travaille globalement, au niveau de la province », justifie Jérôme Petit. « Et puis, Cécile Thibault (Etalle) sera notre candidate pour les Européennes, un niveau de pouvoir fondamental mais trop peu visible pour les citoyens », note Roald Wickmans.

Contrairement au PS qui a lancé ses piques jeudi, Ecolo s’en est tenu à présenter ses priorités. A la seule question portant sur des déclarations du PS qui constate un rapprochement avec le MR en certains lieux, Ecolo rétorque que « ce n’est pas pour cela qu’on vire à droite. Le PS ne se souvient plus de son passé ? Faisons campagne, tout le reste est de la politique-fiction ! » Ecolo est donc serein. Les premiers sondages sont il est vrai au vert. De là à accrocher un siège historique en Luxembourg, c’est autre chose !

Cinq axes de travail constituent la ligne directrice des régionales. Plus que jamais, Ecolo parle, pour succéder à 2008 et ses crises, de solutions durables, crédibles, ambitieuses, plus vertes et plus justes. « La politique doit redevenir cet art de rendre possible ce qui est nécessaire. Il faut répondre à l’augmentation de la précarité, et donner un sens à la relance économique. Dans une dynamique du toujours mieux plutôt que du toujours plus. Un changement rapide est important. »

L’énergie reste un fil conducteur, tant « la Wallonie a du retard en matière d’isolation. Mais il faut revoir le financement des primes, qui ne servent qu’à ceux qui peuvent investir. Il faut d’autre part innover et promouvoir la recherche, car les emplois dans les énergies vertes sont largement lacunaires », estime Christine Dewart.

Ecolo veut aussi sauvegarder et redévelopper des services de proximité, en termes de santé, d’aide aux aînés et aux enfants, de mobilité, etc. L’économie sociale est à dynamiser. L’école doit redevenir un levier essentiel pour changer la société. Le logement est un défi majeur. Politiquement, Ecolo veut réformer la gouvernance. « Exit le clientélisme, les corruptions, le cumul des mandats, etc. Si on est tête de liste, c’est pour assumer. ».