L’album « Les trois brigands » en format géant

CAUWE,LUCIE

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Mardi 29 janvier 2008

Il était une fois trois vilains brigands, avec de grands manteaux noirs et de hauts chapeaux noirs. Le premier avait un tromblon, le deuxième un soufflet qui lançait du poivre, et le troisième une grande hache rouge. » Le début des Trois brigands, album culte de Tomi Ungerer, a déjà enchanté des milliers de jeunes lecteurs de par le monde. Promesse de frissons qui vont pimenter ces intenses attaques nocturnes de voitures hippomobiles, ces délestages de voyageurs, ces butins d’or et de bijoux cachés dans une caverne. Gage de sourires quand les voleurs se mueront… en extraordinaires bienfaiteurs. Tremplin pour l’imaginaire, la conversion des trois brigands ayant lieu grâce à la jeune Tiffany, une orpheline qui se rend à contrecœur « auprès d’une vieille tante grognon chez qui elle allait vivre désormais ».

Ce classique des classiques de la littérature de jeunesse a aujourd’hui 45 ans. Il existe en français depuis 1968, à L’école des loisirs, qui édite et traduit l’Alsacien, prix Andersen 1998. La maison parisienne republie Les trois brigands, album décoiffant, incontournable, en un format géant (33,5 x 47 cm) qui lui va bien, qui le vaut bien. Un tout carton XXL, idéal pour les lectures en famille nombreuse, en groupe, en classe ou en bibliothèque. En cerise sur le gâteau d’anniversaire, une nouvelle photogravure des dessins originaux, rendant admirablement le modelé et l’intensité des couleurs, surtout les bleus et les orages. En cerise bis, une scène du pont complètement redessinée par Tomi Ungerer, la précédente s’étant perdue.

Après la « petite bibliothèque », cet album ébaucherait-il une « grande bibliothèque » ? Espérons. Pour tous, dès 3 ans.

Les trois brigands, Tomi Ungerer, traduit en français par Adolphe Chagot, L’école des loisirs, tout carton, 40 p., 22,50 euros.