L’industrie du PVC blanchit les plafonds tendus

GUTIERREZ,RICARDO

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Lundi 1er août 2011

Santé Réaction du secteur, suite aux accusations d’un placeur de Ninove qui se dit « empoisonné » par les émanations de PVC

Dangereux pour la santé, les plafonds tendus ? Le secteur du PVC réagit aux accusations d’un placeur de Ninove, Pascal Boils, qui dit avoir été « empoisonné » suite à l’installation de près de 2.000 plafonds tendus en PVC, entre 2000 et 2008, en Belgique… L’industrie avance qu’« aucun cas similaire n’a été enregistré jusqu’à présent, alors que des plafonds tendus en PVC sont installés depuis plusieurs années, dans le monde entier ».

Pour rappel, une instruction judiciaire est toujours en cours, au parquet de Lille, en France, suite à la plainte pour « empoisonnement involontaire » introduite par Pascal Boils. Le placeur dit avoir été exposé aux émanations de chlorure de vinyle, un puissant cancérogène, dues au chauffage des toiles. Ce que conteste le secteur du PVC, constatant que le personnel des unités de production des feuilles de PVC est « potentiellement exposé en permanence », sans le moindre problème. Ces feuilles sont chauffées à des températures de l’ordre de 180º C, mais aucune mesure de protection respiratoire n’est prise, car « la teneur en chlorure de vinyle de la résine utilisée (…) est limitée à des traces qui ne présentent aucun risque pour la santé ».

L’industrie dit aussi avoir supprimé de la composition des toiles une série de métaux utilisés en tant que stabilisants : plus de cadmium, depuis 2001, et bientôt plus de plomb (à partir de 2015).

Un des leaders mondiaux du secteur, Normalu-Barrisol, qui n’a pas été mis en cause par M. Boils, insiste sur le fait que les conclusions des rapports d’analyses produits par le placeur « ne peuvent être étendues à tous les plafonds tendus en PVC ». Barrisol précise que ses plafonds tendus, garantis sans phtalates, sont exclusivement composés de matériaux conformes aux normes européennes, notamment en matière de toxicité.

A Lille, l’enquête pénale suit son cours, selon l’avocat de Pascal Boils.