L’ONE défend les vaccins

DUBOIS,FREDERIC

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Samedi 3 décembre 2011

Charleroi Décès de la petite Stacy

Un couple de Carolos a déposé plainte contre X, le 16 novembre, suite au décès de Stacy, l’une de ses jumelles de 3 mois (Le Soir de vendredi). Selon Béatrice et Raphaël Sirjacobs, un triple vaccin réalisé à l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE) pourrait être à l’origine de ce décès inopiné.

« Cette injection a été réalisée alors que Stacy était enrhumée, ce qui est contre-indiqué, commentent les parents. Nous n’avons pas été informés sur les risques de la vaccination, ni sur le fait que celle-ci n’était pas obligatoire. » Les parents relevaient également qu’une étiquette correspondant à une autre substance avait été apposée dans le carnet de l’ONE, ce qui pouvait impliquer une erreur.

Une semaine après avoir reçu ce vaccin, Stacy a été victime d’une poussée de fièvre. Amenée aux urgences, elle a vu son état se dégrader d’heure en heure, jusqu’à la mort. « Il n’a pas été tenu compte du fait qu’elle venait d’être vaccinée, poursuit Raphaël Sirjacobs. Ni des antécédents allergiques présents dans la famille de mon épouse. »

Selon les médecins, Stacy est décédée des suites d’un purpura fulminans, une forme grave de septicémie due à une infection bactérienne.

Cette triste issue suscite en tout cas la polémique sur l’obligation de la vaccination. Me VanLangendonck, conseil des Sirjacobs, vient d’ailleurs d’obtenir gain de cause devant le tribunal de Tournai alors qu’il défendait des parents ayant refusé de vacciner leur enfant contre la polio.

Pour le juge, la loi de 2002 qui consacre le droit à l’information nécessaire pour obtenir le consentement éclairé du patient ou de ses proches prévaut sur le règlement de 1967 qui rend obligatoire la vaccination contre la poliomyélite. Cette décision est actuellement frappée d’appel.

L’ONE, elle, tient à corriger certaines affirmations. « Le dossier médical ne contient aucune trace d’une maladie de l’enfant le jour de la vaccination. Et même si le bébé avait souffert d’une maladie bénigne, cela ne constituait pas une contre-indication. Pour la quasi-totalité du monde médical, il n’y a pas de complication grave des vaccins et ceux-ci ont un intérêt majeur dans la promotion de la santé. Ces dernières années émerge un courant marginal visant à mettre en question leur bien-fondé. L’ONE, comme les autres organismes de santé publique, considère que les vaccinations sont un progrès déterminant pour la santé. »