L’ULB et St-Louis parlent d’une voix

VOOGT,FABRICE

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Mercredi 15 juin 2011

Enseignement Pour le pôle bruxellois

Les recteurs de l’Université libre de Bruxelles et des Facultés universitaires Saint-Louis se prononcent en faveur d’un pôle bruxellois de l’enseignement supérieur. C’est, là, la teneur d’un communiqué signé conjointement par le recteur de l’ULB, Didier Viviers, et des FUSL, Jean-Paul Lambert, dans lequel, se basant notamment sur le fait que Bruxelles accueille près d’un tiers des étudiants francophones de Belgique, ils estiment « amplement justifié d’en faire un pôle à part entière ». Cette prise de position commune, inédite, entre les deux directions intervient alors que le ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS) prépare un décret sur le nouveau paysage de l’Enseignement supérieur ; lequel prévoit notamment un passage d’une logique « confessionnelle » à une logique géographique. Une perspective qui divise les recteurs de la Communauté française. Celui de l’UCL, Bruno Delvaux, ne cache pas qu’il voit cette mutation d’un mauvais œil alors que le principe des académies, auquel il voit certaines vertus, n’a pas encore été réellement évalué. Contrairement à Bruno Delvaux, Jean-Paul Lambert et Didier Viviers estiment que la constitution d’un pôle, ici bruxellois, ne serait nullement le signe d’un repli régional : « Tout au contraire, la garantie de l’autonomie des universités,

conjuguée à l’abolition du cloisonnement entre académies ”pilarisées“ (piliers confessionnels ou non) est le gage d’une meilleure collaboration au sein d’un réseau unique ».