L'ENSEIGNEMENT PROVINCIAL ENCAISSE ENCADREMENT SCOLAIRE EN BAISSE

GUTIERREZ,RICARDO

Page 20

Mercredi 25 octobre 1995

L'enseignement provincial encaisse

Encadrement scolaire en baisse

Dégraissage du réseau provincial d'enseignement ?... Le député permanent André Gilles (PS) n'en veut pas : Il est essentiel, dit-il, que l'enseignement de la province reste un tout, un train dans lequel chaque wagon a sa fonction. C'est la réponse du gouvernement provincial à l'opposition PSC, qui suggérait une rationalisation de l'officiel par niveaux :

- le fondamental (maternel et primaire) aux communes;

- le technique, le professionnel et la promotion sociale aux provinces;

- et le supérieur à la Communauté française.

André Gilles avoue que le débat est ouvert... Et comme dans tout bon débat, les positions de principe s'adaptent aux réalités. Les sociaux-chrétiens eux-mêmes concèdent que le supérieur de type court (plus de 5.000 inscrits, dans six écoles) pourrait rester sous l'autorité de la province, plutôt que d'être transféré à la Communauté.

Au-delà des questions de fond, André Gilles situe l'impact des récents décrets communautaires sur les établissements provinciaux. À cet égard, le député permanent reconnaît que pour la deuxième année consécutive, de graves questions se trouvent sans réponse au moment de la rentrée des écoles supérieures.

André Gilles ne cherche pas à cacher le déficit d'encadrement entraîné par l'applications des dispositions décrétales adoptées par le PS et le PSC au Conseil de la Communauté française. À l'Isis, à Liège, le député permanent estime la perte, selon le mode de calcul, à 6 à 9,5 emplois... Et je ne vous parlerai pas, poursuit André Gilles, de l'Institut paramédical de Liège, qui aurait dû avoir droit à 661 périodes supplémentaires !

Bref, les autorités provinciales reconnaissent l'existence de dysfonctionnements. Une rencontre est d'ailleurs prévue, à ce propos, entre André Gilles et le ministre de l'enseignement supérieur, Jean-Pierre Grafé (PSC). Mais je ne me contente pas de demander à la Communauté française de faire des efforts pour nous, nuance le député permanent de l'enseignement: J'ai déjà pris la responsabilité de plusieurs dispositions internes d'organisation pour renforcer les secteurs les plus déficitaires (le social et le pédagogique) en y organisant certaines charges de cours dégagées dans un secteur (l'économique) où les conditions d'encadrement sont actuellement plus favorables.

R. G.