L’UCL est mise en péril par ses finances

DE HARLEZ,RENAUD

Page 17

Mercredi 14 novembre 2012

Université Les étudiant craignent pour la qualité de l’enseignement

A l’avenir, la bonne gestion de l’Université Catholique de Louvain (UCL) est menacée par ses finances. Le vice-recteur aux affaires étudiantes, Didier Lambert, relate la situation, « nous estimons que l’allocation de fonctionnement est insuffisante pour entretenir les infrastructures et maintenir la qualité actuelle dans la recherche et l’enseignement. »

Quelles sont les solutions pour résoudre ce problème ? Augmenter l’enveloppe réservée à l’université semble la réponse toute trouvée, mais d’autres moyens peuvent être mis en place pour trouver l’argent nécessaire. « Dans les pays de l’est, des entreprises financement les universités » explique le vice-recteur aux affaires étudiantes. Mais ces financements ont un prix comme l’explique le co-président de l’AGL (Assemblée générale des étudiants de Louvain), François Braghini. « Si une entreprise finance une université, il est normal qu’elle demande une contrepartie comme une modification d’un programme de cours, ou bien réorienter une recherche, etc. »

La situation n’est pas critique à ce point sur le site néo-louvaniste, mais elle pourrait devenir préoccupante si l’enveloppe consacrée à l’université n’est pas augmentée. « À l’UCL, nous ne voulons pas encore nous engager aussi loin dans cette réflexion, mais cela n’empêche pas la prise de contacts. »

Face à l’augmentation des coûts liée à l’entretien de bâtiments vieillissant et une augmentation du coût en matière de salaire au vu de la pyramide des âges du personnel de l’UCL, la question du financement est plus que jamais un sujet qui crée la polémique à Louvain-la-Neuve.

Les étudiants de leur côté sont clairs : les universités ne doivent pas devenir des usines à diplômes financées par des entreprises privées.