La Belgique prête à une opération militaire en Libye

n.c.

Vendredi 18 mars 2011

L’ONU a approuvé le recours à la force contre la Libye. Un consensus existe en Belgique sur la nécessité d’empêcher Kadhafi d’écraser la rébellion. Notre dossier dans Le Soir

Notre pays se tient à disposition pour prendre part à une opération militaire en Libye, suite au vote de l’ONU autorisant le recours à la force contre Kadhafi. Le gouvernement a en effet constaté, hier au Parlement, un large consensus dans la classe politique belge sur la nécessité d’empêcher le leader libyen d’écraser la rébellion de Benghazi.

« Il y avait presque un élan », nous disait-on même hier soir. La Belgique insistera cependant pour une implication concrète d’autres pays arabes aux opérations militaires envisagées. L’engagement belge sera en tout cas débattu ce vendredi matin en kern, à la lumière des débats et du vote de la nuit.

Si l’Otan prend la direction des opérations, après le vote, elle ne manquera pas de mettre en action la Nato Response Force (NRF), ce qui, selon les accords en vigueur à ce jour, contraindrait la Belgique à mettre à disposition de l’Alliance un ensemble de moyens militaires concrets.

La mobilisation des Belges ne serait pas automatique – à l’Otan de mobiliser les forces qui lui semblent opportunes.

Mais en l’occurrence, la composante Marine serait tenue de mettre à disposition le chasseur de mines M923 Narcis, justement en patrouille Otan pour l’instant en Méditerranée, avec ses 36 hommes d’équipage.

Essentielle dans le cas d’une no-fly zone sur la Libye, la composante Air pourrait, elle aussi, être sollicitée à hauteur de six F-16, avec pilotes et personnel au sol, ce qui, dans le pire des scénarios, signifierait un déploiement de près de 200 personnes – moitié moins dans le cas où les avions belges seraient positionnés sur une base en Italie ou en Grèce.

Pour l’heure, il ne s’agit que d’une hypothèse, mais la Défense connaît l’implication possible du vote onusien, et s’y est préparée.

Le « Narcis » est sur place, et si les F-16, eux, doivent d’abord être armés, ils seraient rapidement déployables. Ce ne serait qu’une question de jours.