La Belgique tarde à s’équiper de systèmes de sécurité

n.c.

Jeudi 25 février 2010

Selon le commissaire européen au Transport, la Belgique tarde à s’équiper de systèmes automatiques de détection. Siim Kallas a rejeté l’idée selon laquelle la libéralisation du rail aurait nui à la sécurité.

La Belgique traîne les pieds pour équiper ses liaisons ferroviaires de systèmes automatiques de détection, a affirmé jeudi le commissaire européen au Transport Siim Kallas devant le Parlement européen, qui tenait un débat à la suite de la collision ferroviaire de Buizingen. Ce mauvais classement ne peut être mis au compte des retards enregistrés par le système européen de signalisation ERTMS (système européen de signalisation et de gestion du trafic ferroviaire), a-t-il répondu aux questions de plusieurs députés comme les Belges Isabelle Durant (Ecolo), Marc Tarabella (PS) et Matthieu Grosch (CSP).

Le commissaire a encore rejeté l’idée selon laquelle la libéralisation du rail aurait nui à la sécurité. Cela n’a pas empêché M. Tarabella de souligner que la concurrence provoque une pression toujours croissante sur le personnel de chemins de fer. Il juge que l’heure est venue d’évaluer sans tabous les résultats concrets de ces politiques de libéralisation et de démantèlement des services publics.

Pour Mme Durant, mettre en cause le trop lent développement des standards d’interopérabilité européens, c’est faire à l’Europe un bien mauvais procès. Le déploiement de l’ERTMS à travers toute l’Europe devrait dans ce cadre, recevoir une attention prioritaire. Il faut mettre des dates butoir dans les meilleurs délais pour l’introduction généralisée de ces systèmes, mais aussi donner la priorité à la sécurité sur l’ouverture des marchés, a-t-elle dit.

(Belga)