La CSC loupe l’entrevue avec le Crac

BELGA; CONRAADS,DANIEL

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Jeudi 22 mai 2008

Verviers Les retombées du plan de gestion sur le CPAS

Après quelques semaines d’accalmie, la CSC avait programmé une action de protestations mercredi matin. Une délégation de cinq représentants du syndical chrétien projetait, en effet, de rencontrer les deux représentants du Crac (Centre régional d’aide aux communes) en visite de travail à Verviers. Elle voulait attirer leur attention sur les conséquences dommageables du plan de gestion des finances communale pour le CPAS (centre public d’action sociale).

Pour rappel, ce plan de gestion implique notamment une réduction de 500.000 euros de la dotation pour 2008 que la Ville octroie au CPAS. Selon la CSC, cette mesure nuit considérablement à la qualité du travail du personnel tout particulièrement dans le secteur des maisons de repos. « Les conditions de travail qui étaient déjà difficiles sont aujourd’hui déplorables, maugrée Thierry Gilson, président régional du secteur ALR (administrations locales et régionales) à la CSC Liège-Verviers. Jusqu’ici, 16,5 emplois équivalents temps plein ont déjà été supprimés et le personnel est sur les genoux. Et cette réduction des effectifs n’est pas terminée puisque le plan de gestion prévoit, au total, la suppression de 35 équivalents temps plein », se lamente-t-il.

Ces doléances, la CSC a voulu les énumérer, mercredi aux délégués du Crac. L’entrevue n’a cependant pas eu lieu. La délégation syndicale attendait, en effet, les envoyés du Crac à l’hôtel de ville alors que la séance de travail à laquelle ils participaient se déroulait au siège du CPAS.

Lorsqu’ils se sont rendus compte de la méprise, les syndicalistes ont mis le CPAS et sont montés jusqu’au quatrième étage où se tenait la réunion. Le président du CPAS, Jean-Claude Delville (PS) leur a alors signifié qu’il leur interdisait de pénétrer dans la salle. « Ils n’avaient pas demandé l’autorisation d’entrer dans le bâtiment et je refuse qu’une quelconque forme de pression soit exercée sur des fonctionnaires », a-t-il déclaré pour justifier son attitude.