La Fédé appelle au covoiturage

LAMBERT,EDDY

Mercredi 1er juin 2005

campus

Grève du TEC oblige, la Fédé lance son programme de covoiturage en ligne plus tôt que prévu. Les étudiants peuvent s'inscrire dès ce mercredi.

EDDY LAMBERT

Au premier rang des victimes de la grève du TEC figurent les étudiants, pour qui toute une année de travail se joue ces jours-ci. C'est encore plus vrai à Liège où les étudiants universitaires, kotant pour la plupart au centre ville, doivent se rendre régulièrement sur les hauteurs du campus du Sart Tilman.

Interpellée à ce sujet, la Fédé a pensé à eux. Elle lance ce mercredi sur son site internet (www.fede-ulg.org) un programme de covoiturage pour et par les étudiants appelé « Fédélift ». Le projet n'est pas nouveau : la Fédé l'a tenté après la grève des bus de 2000 en utilisant des listes papier, mais sans grand résultat.

Cette fois, elle passe à l'informatique. Un logiciel a été mis au point avec l'aide de deux informaticiens et d'un analyste. Le principe est simple : l'étudiant se connecte à l'intranet de l'ULg avec son login et son mot de passe, et s'inscrit soit pour covoiturer soit pour être covoituré. Le système trie automatiquement par ordre de pertinence en fonction de la faculté, de la région d'origine, explique Thibaut Nguyen, permanent de la Fédé responsable du projet. Les gens seront ensuite prévenus par e-mail et n'auront plus qu'à prendre contact.

C'est dans l'urgence que Thibaut a installé le programme sur le serveur de la Fédé. La mise en ligne était prévue à la rentrée prochaine, mais la grève en cours a changé la donne. En principe, différents tarifs seront conseillés sur le site pour le partage des frais.

« Fédélift » n'est en aucune façon une mesure de rétorsion contre l'action des chauffeurs de bus. On ne veut pas jouer les trouble-fête dans ce conflit social, affirme Jean-Yves Pirenne, coprésident de la Fédé. Mais seulement aider l'étudiant qui doit passer ses examens, pris en otage alors qu'il n'a rien demandé. On ne fait pas non plus la promo de la voiture. Il s'agit d'un système social volontaire en faveur des étudiants.

Pour que ça marche, il faut bien entendu que l'offre soit à la hauteur de la demande. Jean-Yves espère que les étudiants possédant une voiture seront solidaires. La Fédé va mener dans ce but une campagne d'affichage et par e-mail.

Quant à savoir si les étudiants sont plus nombreux à prendre le bus ou à circuler en voiture, difficile à dire. Ce dont on est sûr, c'est que les lignes du TEC 48 et 58 sont aussi bondées que les parkings au Sart Tilman.