La grève se poursuit sur fond d’impasse chez Brink’s

n.c.

Vendredi 5 novembre 2010

Le mouvement de grève se poursuit au sein de la société de transport de fonds Brink’s au lendemain de l’échec des discussions entre direction et syndicats, sous l’égide d’un conciliateur social.

Le syndicat CSC appelle la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) à intervenir dans le dossier tandis que la FGTB craint que la direction de Brink’s n’organise la faillite de l’entreprise.

Sur le site de Strépy, menacé de fermeture, les piquets de grève sont toujours en place et une assemblée du personnel a été organisée vendredi matin. Celle-ci a permis aux responsables syndicaux d’expliquer aux travailleurs l’échec des négociations avec la direction.

« Les travailleurs sont en colère », résume Valérie Vanwalleghem, du SETCa, évoquant « une mascarade » au sujet de la négociation de jeudi.

La conciliation entre syndicats et direction devait se tenir sur deux jours, jeudi et vendredi, mais la journée de jeudi s’étant achevée sur un échec, aucune réunion n’a été programmée vendredi.

Pour rappel, la grève chez le transporteur de fonds Brink’s a commencé le mercredi 27 octobre pour protester contre les économies annoncées par la direction. Celles-ci prévoient que les transporteurs passent du statut d’employé à celui d’ouvrier ainsi que la fermeture de l’implantation de Strépy.

Pour le syndicat socialiste SETCa, le passage des transporteurs au statut d’ouvrier est totalement exclu.

Du côté de la CSC, on se disait prêt à passer au statut d’ouvrier, avec les conditions de salaire et de travail en vigueur chez le concurrent Group 4 et à condition que les travailleurs concernés gardent les délais de préavis valables pour les employés. Mais la direction aurait refusé. La CSC appelle vendredi les responsables de la FEB à « prendre leurs responsabilités et à mettre la pression sur la direction », selon Marc Geerinck, de la CSC Alimentation et Services, pour qui la question des délais de préavis est « fondamentale ».

« Je suis convaincue que les responsables de la société organisent la faillite depuis longtemps en espérant que l’on dise amen à tout », affirme encore Valérie Vanwalleghem, du SETCa, où l’on redoute que la direction de Brink’s ne programme la faillite de la société pour pouvoir redémarrer l’activité via une filiale de l’entreprise active dans le transport de diamants et de bijoux.

Brink’s occupe quelque 500 travailleurs en Belgique. Outre Strépy, Brink’s possède des sites à Machelen, Hasselt et Gand.

(Belga)