LA LONGUE QUETE DU PARTENAIRE IDEAL

n.c.

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Vendredi 5 mai 1995

La longue quête

du partenaire

idéal

Air France, puis Swissair. Trois années difficiles pour la Sabena, à la recherche d'un nouveau destin international.

Le 10 avril 1992. Air France prend une participation de 37,5 % dans le capital de la Sabena et apporte 6 milliards d'argent frais. Une participation qu'elle partage avec l'«ancrage belge» (12,5 %, 2 milliards), la société baptisée Finacta, qui regroupe GBL, la SNI, le Crédit Communal et la Smap.

Le 4 août 1993. Le président de la Sabena démissionne après le rejet du personnel, par référendum, du plan d'économies de 5,5 milliards.

Le 20 août 1993. Accord social entre syndicats et direction. Godfroid reprend le manche.

Le 25 octobre 1993. Crise sociale à Air France : démission du président Attali, remplacé par Christian Blanc. La lune de miel avec la Sabena est terminée.

Le 11 avril 1994. Le groupe Sabena a bouclé l'exercice 1993 avec une perte de 4,5 milliards.

Le 23 juin 1994. Di Rupo rencontre son homologue français Bosson : l'idée d'un retrait d'Air France fait son chemin.

Le 27 septembre 1994. Pierre Godfroid avoue que sa principale préoccupation est le choix d'un nouveau partenaire : Swissair reste le seul en lice.

Le 15 décembre 1994. Annonce officielle de Swissair : le CA d'accord pour un rapprochement avec la Sabena.

Le 13 janvier 1995. La Sabena souhaite la mise en commun avec Luxair des flottes et des pilotes. L'idée de délocalisation générerait des économies de 900 millions à 1 milliard.

Le 17 janvier 1995. Le conseil d'administration de Luxair rejette l'offre de la Sabena.

Le 31 janvier 1995. Pierre Godfroid, publie dans «Le Soir» et le «Standaard» une «Lettre ouverte à M. Philippe Maystadt». Sur le ton de la polémique : «Je trouve le débat concernant la délocalisation des pilotes d'une médiocrité historique ».

Le 18 février 1995. Le Premier luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, rejette le projet de délocalisation des pilotes.

Le 3 mars 1995. Le conseil des ministres approuve le principe d'une exonération de la cotisation de modération salariale dans le secteur du transport aérien. La Sabena économiserait 650 millions par an.

Le 5 avril 1995. Montée au créneau du commissaire Van Miert : la mesure en faveur de la Sabena est considérée comme une aide d'Etat déguisée.

Le 27 avril 1995. Annonce des résultats de l'exercice 1994 : une perte de 1,2 milliard.

Le 28 avril 1995. Le gouvernement approuve une réduction des cotisations patronales de sécurité sociale et une augmentation de capital de 150 millions par an.

Le 4 mai 1995. Les bans sont publiés.