La maison de moins de 400.000 euros, un bien prisé

REBTS,MARIE-EVE

Jeudi 5 juillet 2012

Il y a environ dix ans, un acheteur qui disposait d’un budget inférieur à 400.000 euros pouvait choisir parmi une vaste gamme de biens immobiliers. Aujourd’hui, pour le même prix, le choix s’avère bien plus limité mais tout dépend bien sûr de la localisation…

Ainsi, si en province de Liège les biens correspondant à ce budget se situent plutôt en haut du panier, à Bruxelles il devient de plus en plus difficile de trouver une maison à ce prix. « La plupart des biens vendus à moins de 400.000 sont des appartements, du moins dans la zone sud-ouest de Bruxelles, explique Valérie Cran, gérante de l’agence Immo Clairière Bruxelles. On peut encore trouver quelques maisons dans le même budget, mais il s’agit le plus souvent de biens de deux ou trois chambres, et dans lesquels il faut effectuer des travaux, voire des rénovations. Ces maisons sont plutôt rares à Ixelles, mais on en retrouve encore à Uccle, Saint-Gilles ou Forest. »

A budget égal, le choix s’avère plus vaste si l’on quitte la capitale. Au centre-ville de Liège, par exemple, il est encore possible d’acquérir une maison de maître bien située, avec environ 300 m2 habitables à rafraîchir, et cela pour moins de 400.000 euros. « Dans les communes voisines, on peut même trouver une villa quatre façades, avec un minimum de 1.000 m2 de terrain. La superficie oscille entre 200 et 250 m2 », précise Nicolas Jambers, responsable commercial à l’Immobilière d’Affnay (Liège).

Un public similaire

Même s’ils ne sont pas équivalents, les biens de moins de 400.000 euros attirent un public plutôt similaire à Bruxelles et à Liège : des familles avec enfants, ou des jeunes couples qui pensent à leur avenir. « On rencontre beaucoup de familles qui quittent la campagne et viennent s’établir en centre-ville car leurs enfants ont grandi et ils souhaitent être plus proches de toutes les facilités, ajoute Nicolas Jambers. Certains Bruxellois viennent aussi s’établir à Liège car les prix de l’immobilier y sont moins chers et parce qu’ils peuvent désormais rejoindre facilement la capitale en train. »

Les investisseurs, quant à eux, se tournent rarement vers ces biens de moins de 400.000 euros, principalement pour des raisons de rentabilité ou de conformité. Certaines communes sont, en effet, peu enclines à autoriser les divisions d’habitations, et il n’est pas intéressant pour un investisseur de louer une grande maison en une seule unité. Les clients intéressés, eux, ne tardent généralement pas à se décider… « Si la maison est bien située, dispose d’un jardin et ne présente pas de problème majeur, alors elle se vend généralement en cinq à dix semaines. Le fait que le bien soit à rénover n’arrête pas les acheteurs, au contraire : les clients potentiels considèrent cela comme une occasion de personnaliser eux-mêmes leur habitation, témoigne Valérie Cran. Pour certains biens, la vente se conclut encore plus rapidement que d’ordinaire. Nous avons récemment rentré dans notre offre une charmante maison qui a généré vingt-cinq visites le premier jour, et qui a été vendue dans la foulée ! »

Vu ce succès, certains biens risquent évidemment d’être un peu surévalués, mais Valérie Cran comme Nicolas Jambers affirment que les clients potentiels connaissent plutôt bien le marché, et ne sont donc pas prêts à toutes les folies…

Lire nos annonces en page 11.