La maison du futur, c'est déjà aujourd'hui La domotique est devenue la norme dans certains domaines comme la sécurité, le chauffage, l'éclairage ou la sonorisation. Cette discipline reste pourtant souvent encore perçue comme un luxe. Une certification qui prend son temps Entre construction et rénovation Au service des personnes à mobilité réduite La sécurité , la priorité toute catégorie Un SMS plutôt qu'une amende ?

WAJNBLUM,ADMON

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Jeudi 31 mars 2005

La maison du futur, c'est déjà aujourd'hui

La domotique est devenue la norme dans certains domaines comme la sécurité, le chauffage, l'éclairage ou la sonorisation. Cette discipline reste pourtant souvent encore perçue comme un luxe. Admon WajnblumLa domotique, est-ce un gadget dans les maisons ? La multiplication de l'offre, les nouveaux produits à destination du secteur de la rénovation et des prix qui tendent à se démocratiser, drainent en réalité vers les revendeurs spécialisés une population de plus en plus nombreuse. Reste donc à battre en brèche quelques idées reçues.

La première chose qu'il convient de faire quand on aborde le domaine de la domotique, c'est de procéder à une démystification en règle, explique Georges Klepfisch, administrateur délégué du BCDI (Belgian Centre for Domotics and Immotics). Opération salutaire, en effet, tant la domotique a fait et continue à faire l'objet de commentaires plus proches du récit de science-fiction que des applications réelles que cette discipline permet et dont bon nombre sont d'ailleurs déjà entrées dans les moeurs. La domotique, dans l'imaginaire collectif, est indissociable de l'image de la « Maison du Futur » avec comme corollaire que toutes les applications domotiques actuelles ne sont donc pas de la domotique... Pourtant, les volets et portes de garage commandés à distance, les tourniquets d'arrosage qui s'actionnent automatiquement à des intervalles prédéfinis sont des fonctionnalités courantes devant lesquelles plus personne ne s'extasie. Or, il s'agit bel et bien de domotique, souligne Georges Klepfisch.

Reste alors à savoir ce qu'est véritablement la domotique. Rien d'autre qu'une technologie née au carrefour de l'électricité, de l'électronique et de l'automatisation qui a pris son essor dans les années 80 lorsqu'il a été possible de mixer ces trois disciplines. C'est l'intégration de cette nouvelle technologie à l'univers domestique qui lui a valu son nom de « domotique » (contraction du mot latin « domus » - maison - et d'un suffixe comme dans électronique) ; un néologisme que Georges Klepfisch préfèrerait d'ailleurs voir remplacé par le terme plus explicite « home automation » en vigueur dans les pays anglo-saxons.

La domotique ? Rien d'autre que l'électronique intégrée à l'univers domestique

Schématiquement, les applications domotiques se déploient autour d'un système nerveux (un réseau de communication câblé) à partir duquel on peut installer toutes les fonctionnalités possibles. Les plus courantes sont celles liées à la sécurité, au chauffage et à l'éclairage. Mais si l'installation est bien pensée dès le départ, une kyrielle de fonctionnalités peuvent être commandés par un système électrique intelligent : porte de garage, téléphone, stores, sonnette, serrures, lecteur CD, téléviseur, électroménager (du sèche-linge au micro-onde), systèmes d'arrosage, etc.

L'information et les commandes peuvent transiter soit par le réseau électrique lui-même, soit par un réseau basse tension indépendant. Par ailleurs, de plus en de plus de fabricants proposent des systèmes fonctionnant par radiofréquences, c'est-à-dire sans fil, ce qui constitue un grand avantage en cas de rénovation d'une habitation existante (Lire ci-contre).

À ce premier système de base peut se greffer un réseau de télécommunications. Chaque pièce comporte alors une prise téléphone, une prise réseau informatique, et enfin une prise coaxiale pour la transmission audio-vidéo. Toutes ces connexions sont reliées à un boîtier de raccordement et l'ensemble est branché sur Internet.

L'explosion de l'internet

Internet, le grand mot est lâché ! De fait, l'évolution actuelle des systèmes domotiques sont tous liés à l'évolution d'Internet. L'explosion d'Internet et plus encore de l'Internet haut débit, permet de communiquer et de contrôler à distance les applications dans les habitations à travers ce réseau. Les interfaces logement qui veulent s'imposer doivent donc désormais être bâties dans un cadre Internet (Internet Protocol).

A priori, tout cela semble bien compliqué et qui dit électronique dit matériel high tech et donc investissement inabordable pour une bourse moyenne. C'est le revers de la médaille publicitaire. Les systèmes domotiques sont toujours montrés dans leurs applications les plus sophistiquées. Mais il est tout à fait possible d'installer un système domotique de base pour un prix compris entre 2000 et 2500 euros. Tout dépend des fonctionnalités demandées, nuance Georges Klepfisch.

De fait, si vous désirez des circuits d'éclairage avec variateurs d'intensité, des écrans tactiles, un système audio multiroom/multisource, de la parlo/vidéophonie intégrée, une installation home cinéma, etc. le coût de l'installation grimpera en flèche. Il n'en va pas autrement lorsque l'on procède à l'achat d'une voiture : il y a le modèle de base et une multitude d'options susceptibles de grever le budget.

Ceci étant, un système domotique se devant d'être modulaire, il peut intégrer petit à petit les différentes fonctionnalités.

En clair, moyennant un précâblage, on peut toujours choisir de se doter de telle ou telle option plus tard, en fonction de l'évolution de son budget et de ses besoins.

A l'ère du cocooning, nul doute que la domotique a de beaux jours devant elle.

Une certification qui prend son temps

La question se pose à tout profane désireux de faire une acquisition et confronté à une offre abondante : que choisir ? Et, surtout, comment être sûr que le produit choisi ne me claquera pas dans les mains en moins de temps qu'il n'en faut pour dire « arnaqué »... Les acheteurs de systèmes domotiques n'échappent pas encore à cette triste réalité.

A l'heure actuelle, le marché essaye vaille que vaille de s'organiser sous la houlette du BCDI (Belgian Centre for Domotics and Immotics) et du VEI (Vlaams Elektro Innovatiecentrum), l'organisation qui fédèrent les installateurs-électriciens flamands. Mais ces négociations portent essentiellement sur l'adhésion (volontaire) des installateurs-électriciens à une charte de qualité en dix points. Or, comme le relève le BCDI : « cela ne certifie pas que votre installation est de qualité, mais seulement qu'elle a été bien installée... » En attendant, il faut donc que les consommateurs se contentent du label CE (la norme européenne), lequel, pris isolément, est loin de constituer une garantie de qualité. En effet, les normes européennes harmonisées prescrivent quelles propriétés du produit doivent être contrôlées et mesurées par le fabricant ainsi que la fréquence des mesure de contrôle. Toutefois, par la suite, le fabricant peut se contenter de faire une déclaration sur l'honneur garantissant qu'il contrôle et teste régulièrement le produit et que les performances de celui-ci correspondent en permanence à celles mesurées lors des essais initiaux. Actuellement, aucun organisme indépendant ne contrôle si la qualité ou propriété revendiquée existe réellement par la suite. Pour Georges Klepfisch, administrateur délégué du BCDI, ce qu'il faudrait c'est une

certification de l'installation par des auditeurs indépendants, à l'instar du système ISO. On n'en est malheureusement pas encore là. Un tel processus de certification coûte cher et la grande majorité des entreprises du secteur de la domotique sont des PME qui n'ont pas toujours les moyens - ou la volonté - de se lancer dans de tels investissements.

Et si, à en croire le BCDI, les plaintes concernant les installations domotiques en Belgique ne sont pas supérieures à la moyenne européenne, il est dommage que la domotique n'offre pas encore plus de garantie aux consommateurs.

A.W.

Entre construction et rénovation

La première qualité de celui qui veut se doter d'un système domotique est de savoir ce qu'il veut. Dans le cas d'une construction neuve c'est impératif, car, dans ce domaine, les changements coûtent cher. Une première étape de définition fonctionnelle est donc fondamentale, confirme Georges Klepfisch, administrateur-délégué du Belgian Centre for Domotics and Immotics (BCDI). En clair, chacun, en fonction de ses besoins ou de ses envies, doit déterminer à l'avance les fonctionnalités qu'il souhaite voir installer dans son futur logement en matière de sécurité, d'éclairage, de sonorisation, de confort ; quels circuits activer de manière individuelle ; où placer le clavier de commande, etc. Pour se déterminer, on consultera utilement un spécialiste ou son architecte avant de délier les cordons de sa bourse. Une fois son choix arrêté, on peut alors explorer le marché et comparer les prix, les fonctionnalités, la souplesse d'utilisation, la capacité d'évolution... En gardant toujours présent à l'esprit qu'un bon système domotique doit être modulaire, souple et capable d'évoluer avec le budget et les désirs de confort des utilisateurs en même temps qu'avec les nouvelles technologies. Un système figé ne répond pas aux normes de confort d'un bon système domotique, souligne Georges Klepfisch. Ceci étant, il est bon de

savoir que même les systèmes les plus souples ne peuvent pas s'adapter à tout. La domotique peut faire beaucoup, mais, contrairement à certaines idées reçues, ce n'est pas de la magie... La domotique est en évolution constante et les possibilités offertes aux consommateurs sont de plus en plus nombreuses. Il en est auxquelles on ne pense pas et d'autres dont on se dit qu'on en aura jamais l'utilité, mais les besoins changent avec le temps et, quitte à ne pas directement installer telle ou telle fonction, rien n'empêche de prévoir le câblage, les prises, l'espace... Et plus tard, peut-être. Il suffira alors d'intégrer le nouvel élément au système central auquel sont déjà reliés tous les autres. Cela n'exige pas énormément de chipotages ni un investissement démesuré. On conseille généralement de réserver un espace de 1 à 2 m² à proximité du tableau électrique et pour le précâblage - nécessaire pour raccorder le système par la suite - la solution la plus simple consiste à insérer les câbles sous les plinthes de manière à ce qu'il soient tout à la fois camouflés et facilement accessibles. S'y prendre plus tard, c'est déjà trop tard et l'opération risque de se révéler aussi onéreuse que fastidieuse.

De l'art d'anticiper ses besoins

Longtemps, les gens qui choisissaient de rénover une habitation existante devaient, quant à eux, faire le deuil de leurs phantasmes domotiques et se rabattre tristement sur une installation électrique classique en raison des difficultés liées au câblage. Malins, les fabricants ont intensivement phosphoré sur la question et proposent des solutions domotiques adaptées à la rénovation. Jusqu'à présent, on utilisait essentiellement le câblage du réseau électrique (powerline) pour relier les appareils entre eux en l'absence d'un réseau basse tension indépendant. Mais, depuis peu, on a de plus en plus recours à des systèmes sans fil. commandés par radiofréquences ou infra-rouge. Ces produits ont effectivement le grand avantage de ne pas nécessiter de câblage et peuvent donc facilement trouver place dans des habitations existantes. Malheureusement, les systèmes sans fil ne couvrent pas encore toutes les fonctionnalités, quoi que celles-ci sont de plus en plus nombreuses (éclairage, alarmes, sonorisation...), tempère Georges Klepfisch. Et la loi du marché étant ce qu'elle est, là où les solutions sans fil sont rares, le matériel coûtera évidemment beaucoup plus cher.

A.W.

Au service des personnes à mobilité réduite

Selon une enquête réalisée en 2003 en Région flamande, 70% des logements des personnes de plus de 50 ans sont inadaptés aux soins à domicile. Dès lors qu'un problème de motricité survienne et il n'y a plus d'autre solution que l'internement dans une institution spécialisée alors que bon nombre de personnes à mobilité réduite (PMR) pourraient, moyennant quelques aménagements, continuer à vivre en toute indépendance dans leur habitation. A cet égard, la domotique peut jouer un rôle important, souligne Georges Klepfisch, administrateur-délégué du Belgian Centre for Domotics and Immotics. Au niveau national nous collaborons déjà à un projet de la Confédération Construction et du CSTC (Centre Scientifique et Technique de la Construction) pour sensibiliser le grand public, les décideurs politiques et les architectes aux difficultés rencontrées par les personnes moins valides dans leur quotidien.

Pour coller au plus près à la réalité des utilisateurs potentiels, les initiateurs du projet se sont associés à l'Institut Dominiek Savio, spécialisé dans l'aide aux personnes handicapées, avec lequel ils ont créé, en octobre 2000, l'asbl In-Ham (Innovation Center in Housing for Adapted Movement).

L'une des premières initiatives de cette plateforme a été de faire construire, avec l'aide de ses partenaires, dans ses installations de Gits, près de Roeselare, quatre appartements témoins conçus selon le principe de « logement adapté », c'est-à-dire prévus pour répondre aux besoins de résidents affectés d'un handicap moteur (étagères et commutateurs à bonne hauteur, portes qui s'ouvrent vers l'extérieur, volumes facilitant la circulation en chaise roulante, etc.), mais également équipés d'un système domotique spécifiquement destinés aux personnes à mobilité réduite. Celles-ci peuvent venir librement se familiariser avec ce type d'équipement, ce qui permet de les sensibiliser aux possibilités offertes par une télématique adaptée à leurs besoins, explique Peter Deboutte, responsable de In-Ham.

Une domotique éthique

Si la domotique offre déjà certains services appréciables aux personnes moins valides, elle est, à en croire Peter Deboutte, encore trop peu souvent adaptée à des utilisateurs âgés et/ou handicapés. Nous ne pouvons que nous réjouir des recherches en cours et de l'implication du secteur industriel, mais nous aimerions que cela débouche sur des produits plus facilement utilisables. Ceux-ci se révèlent, en effet, ou trop cher ou trop complexe. Il suffit de penser aux difficultés que rencontrent des gens dans la force de l'âge, qui ont l'usage de toutes leurs facultés motrices et intellectuelles, pour se familiariser avec les nouvelles technologies (informatique, lecteurs DVD, etc.) - que leurs enfants maîtrisent pourtant sans douleur. Que dire alors d'un public plus âgé ou affecté d'un handicap moteur ?

La domotique propose déjà des solutions génériques relativement peu coûteuses, tempère Georges Klepfisch. A partir de 1000 euros, on peut déjà trouver des systèmes domotiques, certes basiques, mais efficaces. Il s'agit, par exemple, d'un interrupteur placé à côté du lit à partir duquel on peut actionner un certain nombre de fonctions (chauffage, éclairage, serrure...). C'est ce genre de dispositif que l'on installe généralement dans les senioreries. Mais Georges Klepfisch en convient : entre ces systèmes de base et les applications plus sophistiquées - et donc beaucoup plus onéreuses - l'offre destinée aux bourses moyennes et impliquant des fonctionnalités qui pourraient être utiles aux personnes à mobilité réduite est encore un peu maigre.

Reste à voir si les sociétés spécialisées, en dépit de leurs déclarations d'intention, sont véritablement intéressées par le développement de tels produits à destination d'une population aussi peu « sexy ». Georges Klepfisch, au nom du BCDI - qui regroupe tout de même 80% des firmes actives dans le secteur de la domotique - se dit, quant à lui, totalement convaincu : La politique qui consiste à mettre la domotique au service de ceux qui en ont le plus pressant besoin est également garante de l'utilisation durable de cette nouvelle technologie dans notre société.

Et s'il subsistait un quelconque doute quant à l'utilité strictement commerciale d'une telle démarche, il suffit de se reporter aux chiffres de l'Institut National de Statistiques (INS) selon lesquels, en 2001, 12,9 % de la population belge - pour la tranche d'âge de 16 à 64 ans - affirmait souffrir d'un handicap. En chiffres absolus, cela représente environ 850.000 personnes. Or, le nombre d'individus atteints d'un handicap augmente avec l'âge et la part des personnes âgées au sein de la population ne cesse de croître.

En 2000, la Belgique occupait ainsi la sixième place mondiale parmi les pays comptant la population la plus âgée (un Belge sur six a plus de 65 ans). Et d'ici 2010, un quart de la population sera âgé de 60 ans et plus... C'est donc peu dire que les personnes à mobilité réduite constituent une niche économiquement porteuse, conclut Peter Deboutte.

A.W.

Renseignements : In-HAM asbl, Koolskampstraat, 24

B-8830 Gits Belgique

Tel. : 051/230 889

Fax : 051/230 699

e-mail: info@in-ham.be

site: www.in-ham.be

La sécurité , la priorité toute catégorie

Si les possibilités en matière d'éclairage et de sonorisation connaissent d'importants développements dans le domaine de la domotique, c'est quand même toujours la sécurité qui se taille la part du marché.

On estime à plus de 80.000 le nombre de cambriolages commis chaque année en Belgique, ce qui en fait la forme de criminalité la plus répandue sous nos latitudes. Rien d'étonnant, donc, si aujourd'hui, le système d'alarme tient une place de plus en plus importante dans notre société. L'installation d'un système d'alarme constitue l'une des premières réponses préventives appliquées par nos concitoyens. Près d'un Belge sur deux y a recours. Et cette solution n'est désormais plus l'apanage des nantis ou des entreprises puisque de plus en plus d'habitations unifamiliales en sont équipées.

Schématiquement, un système d'alarme se compose de quatre éléments : les éléments de détection, la centrale, la commande et l'alerte. Les installations d'alarme actuelles se différencient radicalement des modèles antérieurs par leur discrétion, leur fiabilité et leur prix qui s'est fortement démocratisé (on peut ainsi acquérir une installation correcte pour un prix variant de 1.300 à 2.000 euros. On estime à quelque 600.000 le nombre de centrales d'alarmes installées en Belgique, dont 350.000 protègent des habitations à caractère privé. De différents types, ces centrales répondent à des impératifs de protection mais fournissent également divers services connexes. Ainsi, les potentialités des systèmes d'alarme actuels peuvent être sensiblement élargies grâce à l'installation d'un système domotique.

Exemples parmi d'autres : lorsque le système d'alarme dans ses diverses applications (détecteur de mouvement, détecteur de porte ouverte, etc.) est relié à d'autres fonctionnalités du système domotique (l'éclairage, l'installation audio, les stores...), il est possible de programmer le système pour que, lorsque quelque chose de suspect est détecté, les lumières s'allument ou s'éteignent, l'installation hi-fi se mette en marche ou les volets descendent ou remontent. Plus direct : la centrale de contrôle peut également envoyer un signal par téléphone ou par modem vers le télécopieur, le GSM, le sémaphone ou l'ordinateur de l'occupant lui signalant qu'une présence suspecte a été détectée à son domicile.

Dans ce domaine, les fabricants rivalisent d'imagination. Une aubaine, car les cambrioleurs ne sont pas en reste...

A.W.

Un SMS plutôt qu'une amende ?

Etre doté d'un système d'alarme, c'est bien. Encore faut-il pouvoir être prévenu en temps et heure. Or, de très nombreux utilisateurs de système d'alarme ne mettent en place aucune mesure organisationnelle pour donner suite à une alarme à leur domicile. En Belgique, seule une installation sur cinq est connectée à une centrale de télésurveillance. En cause, le prix de ces services humains à haute valeur ajoutée, jugé trop élevé par les utilisateurs privés. Une réticence qui se comprend car, depuis janvier 2003, les services de police, ulcérés par l'inflation d'alarmes intempestives, ont décidé de ne plus intervenir systématiquement. Pire, la personne (propriétaire, personne de contact ou centrale de surveillance) qui appellera la police pour une fausse alarme devra payer une amende. Désormais, le titulaire d'un système d'alarme (ou l'une des personnes de contact) a l'obligation de procéder à la « levée de doute » avant tout contact avec les forces de l'ordre, c'est-à-dire de vérifier que le signal d'alarme a bien pour origine une intrusion non autorisée.

Fort de ce constat et prompt sur la balle, Group 4, leader incontesté du marché de la sécurité, propose désormais ses formules « SMS Security » à ce segment du marché intéressé par une solution de télésurveillance 24h/24. Il s'agit d'un service de répercussion des alarmes par SMS vers un certain nombre de numéros de GSM de personnes de contact, désignées par le propriétaire du lieu sous alarme. La formule de base de SMS Security offre l'avantage de faciliter l'approche de la télésurveillance destinée au particulier en automatisant au maximum le processus sur base de technologies universelles et grand public.

Dans le même créneau, AnP, une société liégeoise, a développé le système « FreeSMSa », un produit breveté qui assure la transmission de l'information par des moyens modernes tels le SMS et l'e-mail.

Le principal intérêt du Free SMSa est son universalité. Le système est en effet adaptable à tous les types de centrales existantes. Il ne nécessite aucun ajout de matériel, pour autant que la centrale d'alarme soit équipée d'un transmetteur téléphonique.

A.W.