La peste au passé et au présent

DUNSKI, CAROLINE

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Lundi 21 septembre 2009

Mons Le théâtre déboule dans les rues du centre de la ville

Depuis une trentaine d’années, tous les quatre ou cinq ans, Montois et Montoises redécouvrent Mons au gré de saynètes jouées par des comédiens. En 2005, « Mons Passé Présent » s’intègre dans un véritable Festival et, depuis, le théâtre déboule dans les rues de la ville chaque année. Avec un grand spectacle programmé par le Manège.

Mons et des scènes ouvertes aux troupes théâtrales de la région, le « Festival de théâtre en rue » transforme en scènes les rues du cœur de la ville. Cette année, la ville ajoutait deux nouveaux concepts : une collaboration avec l’ASBL Smart pour proposer huit spectacles jeunes publics et une balade dialectale en compagnie des acteurs de « Catiau et terris » pour découvrir les littérateurs de chez nous.

De vendredi à dimanche, les guides de la Compagnie de la Sonnette ont emmené les visiteurs, pour découvrir Mons dans un spectacle-promenade conçu par six metteurs en scène. Chris Deschouwer est un de ces « guides 100 % non autorisés ». « Pour éviter le côté éparpillé du spectacle et garder une unité dans les groupes et pour que tout le monde puisse voir l’ensemble des saynètes, chacun de nous prend un groupe et le guide de scène en scène. On lui fait aussi visiter un peu le jardin du mayeur et la vieille ville historique. »

Sous des angles divers, les créations originales de dix minutes ont abordé la peste, le thème imposé aux compagnies cette année. Dans la Cour d’honneur de l’hôtel de ville, sous la houlette de Julien Vanbreuseghem, les comédiens accompagnés de musiciens, ont interprété la guerre des « Fortiches Gangs ». Médecins bleu, rouge, vert et orange se disputaient le privilège d’apporter la solution finale contre une peste multiforme.

« C’est très satirique et un peu private joke », explique Odile Moreau, chargée de mission au service culturel de la ville, qui précise que c’est bien de théâtre “en” rue et non de théâtre de rue qu’il s’agit. « Le théâtre est déplacé à l’extérieur pour valoriser le patrimoine. Avec les scènes ouvertes, nous donnons l’occasion aux amateurs et aux compagnies théâtrales de la région de montrer leur travail. C’est aussi un tremplin pour les jeunes comédiens qui sortent du Conservatoire. »